"Combien d'apocalypses peut-on porter en soi ?" Aux abords de Paris, le convoi d'un riche Saoudien file dans la nuit. Survient une attaque sans
précédent, digne des plus belles équipes. "Du grand albatros" pour le
commandant Suarez et ses hommes de la brigade de répression du
banditisme, stupéfaits par l'envergure de l'affaire. De quoi les
détourner un temps de leur obsession du Gecko - une légende vivante qui
se promène sur les toits de Paris, l'or aux doigts, comme si c'était
chez lui, du dôme de l'Institut de France à l'église Saint-Eustache...
Derrière l'attaque sanglante, quel cerveau se cache ? Le butin le plus
précieux du convoi n'est pourtant ni l'argent ni les diamants. Mais une
femme, Ylana, aussi belle qu'égarée. Ranko est un solitaire endurci, à
l'incroyable volonté. Mais aussi un homme à vif, atteint par l'histoire
de l'ex-Yougoslavie. L'attaque du convoi les réunit. Le destin de Ranko
vient irrémédiablement de tourner. Son oncle, Astrakan, scelle ce destin
en lui offrant un jeu d'échecs. Le jeu de Svetozar Gligoric, le grand
maître qui taillait ses pièces dans des bouchons de vin. Et lui demande
de se battre - à la boxe et aux échecs, pour infiltrer le monde de l'art
et dérober ses plus belles oeuvres à Enki Bilal, le célèbre artiste. La
guerre et l'amour planent comme des vautours. De la police, d'une femme
ou du destin, qui est capable de faire chuter Ranko ?