

Auteur(s) : Jacques-Antoine DULAURE
Editeur(s) : Inconnu
Format du livre : 120 x 214
Genre : Érotisme, Histoire, Religions
Date de sortie : 1885

Titre complet du livre :
DES DIVINITÉS GÉNÉRATRICES OU DU CULTE DU PHALLUS CHEZ LES ANCIENS ET LES MODERNES
Un culte qui nous paraît si étrange, un culte si universellement répandu malgré l’indécence actuelle de son objet, mérite bien qu’on s’en occupe, qu’on recherche son origine, ses causes, son état chez différents peuples, les variations qu’il y a éprouvées, son influence sur les moeurs, ses abus.
L’histoire de l’homme se compose en grande partie de ses erreurs, de sa folie, de ses crimes ; et c’est même du tableau exact qu’elle en offre, que ressortent ses plus efficaces leçons. Si les écrivains anciens et modernes ont peint sans rougir la fureur des passions qui divisent, désolent, anéantissent les sociétés, pourquoi la raison s’opposerait-elle à ce qu’on parlât d’une institution qui, ayant un objet tout contraire, devait produire des résultats moins funestes, dont la connaissance peut fournir de nouvelles lumières à l’histoire de l’esprit humain, et dont l’exposition fidèle, mais présentée avec les ménagements qu’exige la délicatesse de notre langue pudibonde, doit faire ressortir aussi sa leçon morale ? On peut donc, sans rougir, rechercher l’origine, faire l’histoire et blâmer les abus d’un culte dont l’objet primitif tendait, non à rompre, mais à fortifier le lien des sociétés, à les conserver, à les accroître.
On crut, et cette opinion est émise par le philosophe Jamblique, que partout où se trouvaient placés des Phallus, ils amenaient l’abondance et la fécondité, et détournaient les accidents qui leur sont contraires. Cet emblème sacré reçut différents noms, suivant le langage des peuples où il fut adoré, suivant l’usage auquel on le destinait, et suivant l’objet auquel il fut appliqué et réuni. Appelé Phallus, Priape ou Priapis chez les Égyptiens, les Phéniciens, les Grecs, il porta aussi le nom de Tutunus, de Mutinus, de Bascinum chez les Romains ; il est nommé Lingam chez les Indiens. Mais quelles que soient sa dénomination et la différence. de son culte chez diverses nations, toujours les motifs de ce culte se rapportent à l’action fécondante du soleil du printemps ; le plus souvent, il se trouve réuni et même quelquefois confondu avec le culte de cet astre.

Format(s) : PDF
Langue : Francais
Nombre de pages (PDF) : 438
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