Le film est inspiré par l'activité, pendant la Seconde Guerre mondiale en Roumanie, de l'organisation «
Aliyah » basée à Bucarest et présidée par Eugène Meissner et Samuel Leibovici.
Cette organisation affrétait trains et bateaux pour évacuer les juifs
roumains vers stanbul (la Bulgarie étant favorable à l'opération et la Turquie, neutre). La Wehrmacht était présente en Roumanie et Bulgarie, alliées à l'Allemagne, et il fallait la complicité des maquis et des résistants des chemins de fer ou du SMR pour passer au travers. Tous n'y parvinrent pas (Tragédie du Struma).
Dans le film, les habitants d'un
shtetl (village juif d'Europe de l'Est) décident d'échapper à la Shoah en se déportant eux-mêmes en train. L'organisation de cette folle entreprise est l'occasion d'une satire festive qui se joue de l'angoisse. Le train du salut traversera-t-il les territoires quadrillés par les nazis pour arriver au bon port promis ? Le film fonctionne comme une blague de plus en plus délirante, menée par des personnages caricaturaux, rocambolesques et attachants... jusqu'à la chute.
Plus que jamais, tout est dans le « presque »...
Fiche technique
Titre : Train de vie
Réalisation : Radu Mihaileanu
Scénario : Radu Mihaileanu
Musique : Goran Bregovic
Directeur de Production : Thierry Bettas-Begalin
Photographie : Yórgos Arvanítis, Laurent Dailland
Montage : Monique Rysselinck
Décor : Christian Niculescu
Production : Marc Baschet, Frédérique Dumas
Pays d'origine : Israël, France, Belgique, Pays-Bas, Roumanie
Format : Couleurs - son Dolby SR
Genre : comédie dramatique
Durée : 103 minutes
Date de sortie : 16 septembre 1998
source :
Wikipedia