Thibault Cauvin
2015

Thibault Cauvin est un guitariste français1, né le 16 juillet 1984 à Bordeaux. Il a donné plus de 1 000 concerts, dans près de 120 pays, enregistré 9 albums et remporté 36 prix internationaux avant l'âge de 20 ans, palmarès encore inégalé....
...(...page Wiki...)Inconnu en France, le guitariste Thibault Cauvin enchante le monde.
Il est quasi inconnu en France mais est reçu en star à l'étranger, au Carnegie Hall ou au Gasteig de Munich. Le guitariste Thibault Cauvin vit sa vie comme une vaste tournée, en homme libre, sans maison, sans affaires, juste une guitare, un ordinateur… et une planche de surf. Son dernier disque, "Thibault Cauvin" (Sony), anthologie heureuse teintée de nostalgie, est un hommage à l'instrument aimé.
Il est timide en apparence, Thibault Cauvin, 31 ans, mince, l'élégance décontractée, légère moustache à l'ancienne, très tendance. Sa réserve ne dure pas, le musicien est ravi de poursuivre avec nous sa rencontre entamée il y a quelques temps avec les médias français. C'est qu'il a du retard à combler : le guitariste est presque inconnu en France, alors qu'il publie déjà son huitième disque et qu'il parcourt le monde depuis plus de dix ans avec succès, accueilli en star dans des salles mythiques comme Carnegie Hall à New York, le Shangaï Concert Hall ou le Tchaïkowski Hall de Moscou, autant que dans les petits cercles d'initiés. "A 20 ans, j'ai été invité à jouer dans des pays où j'avais gagné des concours, donc ça a commencé comme ça" explique-t-il, "et puis c'est vrai qu'à l'époque, la perspective de me produire à Hong-Kong et à New York, me séduisait davantage que de jouer à Toulouse ou à Lille…".
Mais s'il est aimable, Thibault Cauvin n'est pas un candide. Plutôt compétiteur, sportif par dessus tout. De 2001 à 2004, le jeune musicien, encore adolescent, enquille les concours internationaux… et les premiers prix : 13 gagnés avant l'âge de vingt ans, un record paraît-il. "J'étais beaucoup plus jeune que les autres et j'étais surtout très jeune dans ma tête. Et très joueur : on s'amusait entre concurrents, on essayait de se battre les uns les autres comme on le fait aux échecs, c'étaient de belles rencontres, qui avaient lieu un peu partout dans le monde", se souvient-il. "Joueur, je le suis toujours. Je joue de la guitare, mais je joue à la vie, je joue aux choses qui se présentent, dans l'organisation des concerts…". Et dans ses voyages, réglés par son interminable tournée, Thibault Cauvin s'arrange toujours pour caser une halte dans quelques spots de surf, son "jeu" de prédilection.
Qu'est-ce que la guitare, donc ? Elle est mon quotidien depuis ma naissance, mais c'est aussi l'instrument le plus pratiqué dans le monde, le plus décliné, le plus écouté, la guitare sous toutes ses formes. J'aime présenter sous mes doigts de guitariste classique cet éclectisme, avec l'envie de faire tomber les frontières autant que possible". Et puis, Thibault Cauvin aime le rapport physique à la musique par l'instrument : "le fait de créer le son directement avec son corps, un peu comme le chanteur et sa voix, sans passerelle entre l'interprète et la note. Le violoniste, le violoncelliste ont leur archet, le pianiste a le marteau, avec la guitare techniquement on sculpte le son, on le colore aussi. On peut jouer une même note à la même hauteur et en changer le timbre, de manière plus ou moins sensible. C'est touchant, charnel et charmant".
Formé au Conservatoire de Bordeaux puis au Conservatoire national supérieur de Paris (dans la classe d'Olivier Chassain), Thibault Cauvin s'est en réalité nourri à toutes les sources : "enfant j'allais plus souvent à des concerts de musique jazz moderne barré ou de rock qu'à des concerts de musique classique. J'ai grandi entre deux mondes : celui de la musique classique avec son approche très intellectuelle (on étudiait l'histoire de la musique, on théorisait tout, c'était passionnant !), et - du fait de mon père – l'univers de l'improvisation, des musiques actuelles, amplifiées, surtout des musiques ressenties plus que pensées". Et le répertoire qu'il s'est constitué dans ses disques est à l'image de ce parcours. Il alterne des transcriptions de musiques anciennes – on pense par exemple aux projets ambitieux et réussis de "Danse avec Scarlatti" (2013) ou du "Voyage d'Albeniz" (2014) – et des disques de musique "classique d'aujourd'hui", ou de musique contemporaine, ou métissées, comme celles contenues dans "Cities". Cet album-projet ressemble beaucoup à Thibault Cauvin : il naît de la rencontre, au fil de ses voyages, de nombreux musiciens à qui il a demandé de composer, d'après ses indications, des pièces en hommage à des villes : ainsi, Istanbul ("Koyunbaba" de Carlo Domeniconi), Calcutta ("Raga du soir", de Sébastien Vachez) ou Kyoto ("A young sprout", Leo Brower, d'après Minoru Miki) : "C'est très clairement une musique d'aujourd'hui où les frontières tombent, appelons-là world music si l'on veut", s'amuse le guitariste.
Le dernier album de Thibault Cauvin est né d'une demande spécifique de Sony, d'imaginer "le plus beau disque que l'on puisse rêver d'écouter". C'est une anthologie d'airs le plus souvent très populaires mêlant tradition arabo-andalouse (de l'incontournable "Danse espagnole" de Manuel de Falla, un arrangement pour guitare tiré de "La Vida Breve" au "Capricho arabe" de Francisco Tarrega), empreinte latino-américaine (une très jolie valse lente du paraguayen Agustin Barrios, le nostalgique "Farewell" du Brésilien Sergio Assad, ou "Chiquilin de Bachin" d'Astor Piazzolla) et transcriptions de musique ancienne (par exemple l'étonnante version pour guitare des "Variations Goldberg" de Bach) ou même romantique (la sérénade de Schubert).
"Ces couleurs sont, un peu, l'histoire de la guitare, qui est née en Espagne, et qui a été marquée plus tard par la grande époque sud-américaine, avant de connaître une dimension beaucoup plus mondiale aujourd'hui", explique Thibault Cauvin. Les transcriptions de musique plus ancienne (pratique extrêmement courante dans le répertoire pour guitare compte tenu de la jeunesse de l'instrument) permettent d'élargir l'horizon, mais la patte de Thibault Cauvin est toujours là : "c'est un mélange entre le désir de respecter à la fois ce qu'a voulu le compositeur, son époque, et l'instrument pour lequel le morceau a été écrit, et puis l'inévitable besoin d'ajouter de l'esthétisme actuel et de la modernité. C'est une question de dosage : certains sont plus conservateurs, d'autres le sont moins, moi je fais ma propre sauce, j'espère qu'elle fonctionne et qu'elle plaît".
Un parfum de nostalgie se dégage de ce disque : "J'ai repris des pièces que je jouais quand j'étais plus jeune, et donc est remonté le souvenir d'une certaine insouciance de l'enfance ou d'un peu plus tard, quand j'étais dans les conservatoires, où je ne jouais que pour jouer, sans avoir la dimension extramusicale de mon métier (toute l'entreprise d'organisation des concerts, la communication, etc.) qui m'affecte quelques fois". Thibault Cauvin s'accroche à sa passion, et au plaisir de se produire devant le public. C'est pourquoi il ne partage presque jamais la scène avec d'autres artistes : "J'ai cette envie, ce plaisir ultime à jouer seul. J'aime la relation magique du tête-à-tête avec le public. J'imagine le grand intérêt - et je l'ai vécu quelques fois - du partage avec d'autres musiciens, mais aujourd'hui je suis tellement touché par la relation directe, exclusive, avec les spectateurs que je ne veux pas m'en priver"...
...(...source...)Difficile d'imaginer que ce bosseur passionnément modeste, presque timide sur scène, en concert, mais d'une intensité rare, a parcouru le vaste monde depuis son plus jeune âge pour jouer à guichets fermés dans plus de cent-vingt pays. Certes, nul n'est prophète en son pays mais il est tout de même invraisemblable que ce trentenaire n'ait pas encore la reconnaissance du grand public français.
Celle dont il jouit ailleurs, jusque dans les contrées les plus lointaines. Espérons que la tournée suivant la parution du disque répare notre coupable inconséquence. Nous avons pu l'entendre, et c'est heureux, dans plusieurs émissions radiophoniques ces dernières semaines. Car qui a pu faire éclater une telle virtuosité et un tel rapport amoureux et spirituel à la guitare depuis Andres Segovia ou Alexandre Lagoya ?
Et le voyage que nous propose Thibault Cauvin est souverainement ambitieux et varié. Les arrangements sont souvent de son cru, de la "Danza Espanola n°1" de Manuel de Falla - un manifeste très personnel ici extrait de la "Vida Breve" - ouvrant le premier CD, à la mélancolie d'Augustin Barrios Mangore ("Waltz n°3" opus 8). D‘un "Capricho Arabe" entêtant de l'inévitable Tarrega à la guitare baroque et dansante de Gaspar Sanz ("Canarios") en passant par Villa-Lobos et d'enthousiasmantes transcriptions de la "Gymnopédie n°1" de Satie ou une des "Variations Goldberg" de Bach (celle de la bande originale du film "Le Patient anglais"), le programme fait briller toutes les possibilités techniques de l'instrument (un vrai orchestre on le sait) dans une confondante variété de climats, de pays, d'époques et de styles...
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Label : Sony Classical
Parution : 25 septembre 2015
Codec : Free Lossless Audio Codec (FLAC)
Channels : Stereo / 44100 HZ / 16 Bit
Bitrate : 512 kbps
Duration : 00:57:35
Inclus : Cover, Booklet, nfo

Source & Preview:

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