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[Rock Progressif] 45 Yes - Fragile 1971 FLAC-Xanthul torrent |
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| Torrent added: | 2017-09-06 11:54:38 |
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Torrent Description
YES FRAGILE 1971

*** Nouveau post *** CYCLE ROCK PROGRESSIF
______________
YES: Jon Anderson : chant, guitare acoustique, percussions Rick Wakeman : claviers Steve Howe : guitares (électrique et acoustique), choeurs Chris Squire : basse, vocaux Bill Bruford : batterie, percussion ______________
Titres :
1. Roundabout (Howe-Anderson) [08:35] 2. Cans and Brahms (Johannes Brahms-arr Wakeman) [01:43] 3. We Have Heaven (Anderson) [01:39] 4. South Side of the Sky (Squire-Anderson) [07:57] 5. Five Per Cent for Nothing (Bruford) [00:38] 6. Long Distance Runaround (Anderson) [03:30] 7. The Fish (Shindleria Praematurus) (Squire) [02:43] 8. Mood for a Day (Howe) [03:02] 9. Heart of the Sunrise (Squire-Anderson-Bruford) [11:24] Total minutage : 41:11
 de g à d: Bruford, Wakeman, Anderson, Howe / devant: Squire
YES, LE NOUVEAU ROI DU ROCK-PROG !
Yes fait partie des grands pionniers de Rock Progressif, l'un des groupes les plus impressionnants de l'histoire, au style personnel et reconnaissable entre tous. Au fil de 49 années et de 21 albums studios, Yes est devenue une véritable légende ! Tout à commencé en 1968 lorsque Jon Anderson, le chanteur des Warriors (un groupe très inspiré des Beatles), rejoint Mabel Greer's Toyshop, un groupe de rock psyché dans lequel figuraient l'ex-bassiste et l'ex-guitariste des Syn, Chris Squire et le guitariste Peter Banks. Au mois de Juin c'est le batteur Bill Bruford qui les rejoint, suivi du claviériste Tony Kaye. Le groupe change alors son nom en Yes. Après plusieurs tournées en Grande Bretagne, le groupe signe chez Atlantic au début de l'année 1969. Leur premier album Yes sort en Juillet de la même année. Le groupe n'a pas encore la maîtrise qu'on lui connait mais montre un réel talent, notamment dans les reprises des Byrds et des Beatles (comme le "Every little thing" judicieusement transformé). Le second disque, Time and a word sort pile un an après (Juillet 1970), proposant le même style de chansons avec toute fois la volonté d'expérimenter de nouvelles choses en décidant notamment d'inclure des arrangements orchestraux dans certains titres (Tony Kaye refusant d'utiliser le mellotron). Si David Foster, le grand ami d'Anderson, ne faisait pas partie du groupe, il composa néanmoins deux morceaux pour Yes ("Sweet dreams" et "Time and a word"), jouant même de la guitare sur le second et chantant sur les deux titres. Peu après, en désaccord total avec les autres musiciens, Peter Banks décide de quitter le groupe, peu à l'aise avec la nouvelle direction du groupe et cette adjonction d'orchestre à cordes rognant sur ses prérogatives, et terriblement déçu de voir que la guitare avait quasiment disparu du mix final. Il sera remplacé par Steve Howe pour le fameux The Yes album (février 1971), l'album qui va mettre Yes définitivement sur les bons rails. La technicité de Steve Howe va faire basculer le groupe dans une nouvelle dimension. Fini les reprises: ici, que des compositions originales comme le festif "Yours is no disgrace" et "Starship trooper" qui préfigurent la nouvelle orientation de Yes. C'est à la suite d'un concert au Crystal Palace en août 1971 que Tony Kaye sera purement débarqué du groupe. Yes, dans sa quête d'évolution permanente, rêvait d'incorporer à sa musique les nouveaux sons de l'époque comme le mellotron et les synthétiseurs. Or Tony Kaye était réfractaire à cette idée (bien qu'ayant utilisé le moog dans les 2 morceaux cités ci-dessus), préférant se cantonner à l'orgue Hammond et au piano. Il fut donc poussé dehors et remplacé illico par Rick Wakeman que Yes était allé voir jouer lors d'un concert des Strawbs (les choses étaient-elles déjà actées ?). Toujours est-il que Tony Kaye rejoint alors un moment le groupe de Peter Banks pour tenir les claviers dans le premier album de son groupe Flash en 1972, avant de fonder son propre groupe Badger. Yes est en pleine ébullition créatrice et va sortir une véritable bombe musicale fin novembre 1971, l'album Fragile (peut-être leur meilleur album). C'est un succès mondial et le début de leur collaboration avec l'artiste peintre Roger Dean qui va s'occuper de leur pochettes. Le titre "Roundabout" devient leur cheval de bataille sur scène, le morceau que tout le monde attend et qui clôturera chaque concert. L'apport de Wakeman est primordial. Le public découvre un nouveau prodige des claviers (Emerson n'est plus seul). Close to the edge sort en septembre 1972 et sa complexité est telle que les séances d'enregistrement tournent au cauchemar, ce qui va précipiter le départ de Bruford sitôt l'album terminé, pour rejoindre King Crimson. Plus hermétique que Fragile, l'album contient pourtant une perle universelle, le monumental "And you and I". Le groupe recrute Alan White et enregistre le gigantesque double album, symbole de ce que le rock Progressif peut produire de plus génial, un album culte absolument superbe: Tales from topographic oceans (décembre 1973). Le succès est énorme et le disque installe définitivement Yes tout en haut de la pyramide. Alors qu'il est pourtant prodigieux dans ce disque, Wakeman prend petit à petit ses distances jusqu'à se désintéresser totalement des séances d'enregistrement. S'en suit une tournée gigantesque de par le monde (c'est là que je les ai vu une première fois à Zurich) à la fin de laquelle Wakeman décide de partir pour entamer une formidable carrière solo (mais il reviendra de temps en temps jouer avec Yes). Son remplaçant sera le virtuose suisse Patrick Moraz pour ce qui sera, fin 1974, l'avant dernier monument du groupe et leur septième album: Relayer, un album d'une grande complexité mais contenant la merveille des merveille, le fabuleux "Soon", spatial et planant, qui termine la pièce maîtresse de l'album, le gigantesque "The Gates of Delirium". Le dernier album important, Going for the One, marquera le retour de Wakeman et nous donnera le formidable "Awaken". Deux albums mineurs plus tard, le groupe explose. Anderson est parti travailler avec Vangelis, Howe et Downes (le remplaçant de Wakeman) partent fonder Asia. Yes va connaître une nouvelle jeunesse en 1983 en se joignant au guitariste Trevor Rabin. Ils vont enfin connaître un succès planétaire avec "Owner of a Lonely Heart". Le groupe se réunira plusieurs fois, même avec tous les membres passés et présents (ce sera Union en 1991), et sortira plusieurs albums jusqu'en 2014. Yes est un monument du Rock Progressif !
 Howe, Anderson, Wakeman, Bruford, Squire
Ce quatrième album "Fragile" est une réalisation proche de la perfection, une réussite totale. L'apport de Rick Wakeman a définitivement changé le cours des choses. On peut parler désormais de super groupe depuis l'arrivée de Howe et de Wakeman. Que des monstres, chacun maîtrisant son instrument à la perfection dans un style tout à fait personnel. Personne ne jouent comme eux dans leur registre instrumental ce qui fait toute l'originalité de Yes. D'entrée ce quintette va pondre un chef d'oeuvre. On sent une osmose et surtout une joie de jouer ensemble (chose qui ne durera pas). "Fragile" contient trois morceaux d'anthologie parmi les plus fameux du Rock Progressif. D'abord le tube incontournable, "Roundabout" (écouter-> c'est ici), le titre du phare du groupe et qui le restera éternellement puisque c'est celui qu'ils jouaient à la fin des concerts (voire en rappel). Après une intro de Howe à la guitare classique (comme il le fera dans And you and I l'année d'après) c'est un riff d'enfer qui lance les débats avec une basse ronflante qui tisse la trame sur laquelle les autres se lâchent (moog de Wakeman guitare de Howe). La mélodie est évidente, l'orgue de Wakeman entraînant, les breaks bien sentis, un moment de respiration au milieu reprenant en douceur le début du morceau, et deux chorus bien envoyés de Wakeman à l'orgue Hammond et de Howe à l'électrique. "Heart of sunrise" (écouter-> c'est ici) est peut-être le titre le plus exceptionnel de Yes, le plus représentatif du génie du groupe quant à la construction harmonique, aux changements de rythme, aux couleurs instrumentales imprimées par les instruments de chacun des membres et cette voix si particulière, angélique et si aérienne. Tout est passé en revue, avec en entrée un exercice de style fabuleux entre la basse de Squire et les battements syncopés de Bruford, absolument décoiffant (ceux qui ne comprennent pas pourquoi Bruford est souvent mentionné comme le plus grands batteur de Prog, il suffit d'écouter ce titre. Puis c'est l'emballement avec une guitare de Howe déchaînée et doublée de roulements de batterie façon jazz-rock. La partie calme lance la mélodie de chant avec un mellotron majestueux, une voix à vous fier la chair de poule. Retour au déchaînement avec cette fois synthé et guitare, puis un final grandiose. "Long Distance Runaround" (écouter-> c'est ici) est le troisième chef d'oeuvre de l'album, lancé par un thème jazzy par la guitare électrique et le piano fender dans un enchevêtrement complexe sur une partie basse-batterie ahurissante. La mélodie de chant est superbe, l'accompagnement syncopé donnant un relief inattendu. Le dernier tiers du morceau est une partie instrumentale tout à fait originale qui termine en boucle jusqu'au shunt final. Le reste de l'album est une réussite. Que ce soit l'adaptation de la 4ème symphonie de Brahms par Wakeman ("Cans And Brahms"), les harmonies vocales en canon de "We Have Heaven" signé Anderson, l'exceptionnel "South Side of the Sky" et son en entrelacement d'instruments et de vocalises, son piano magique. "The fish" de Chris Squire est un morceau répétitif (encore des boucles) sur lequel s'entrecroisent guitare et clavier avec les vocalises d'Anderson se greffant dans le final. Si le "Five Per Cent for Nothing" de Bruford, est un petit plaisir jazz-rock avant l'heure que s'offre le batteur, "Mood for a Day" (écouter-> c'est ici) est l'instant Steve Howe qui nous réchauffe avec un sublime morceau de guitare classique de sa composition (souvenir de ses années de conservatoire), ce qui au passage nous montre l'étendue de son talent. Cet album est une bénédiction pour les oreilles, d'une richesse sonore infinie, un album qui va ouvrir tout un pan musical nouveau dans lequel vont s'engouffrer bon nombres de groupes. C'est en ce sens que c'est aussi un album essentiel: en plus d'être beau il est incroyablement novateur ! (Xanthul)
LE CHEF D'OEUVRE DE YES !!
 de g à dr: derrière: Bruford, Squire, Howe / devant: Wakeman, Anderson
Fichier audio : FLAC / 16 Bit / 44100Hz Taille : 230 Mo Durée : 41:11 Genre : Rock Progressif Label : Atlantic Année : 1972 cd: 1986
BONNE ECOUTE A TOUS
Mes albums de Yes : (Yes 1969) (Time and a word 1970) (Fragile 1972) (Close to the edge 1972) (Tales from topographic oceans 1973) (Relayer 1974) + Yes family : (Peter Banks: Flash 1972) (Tony Kaye: One Live Badger 1973) (Rick Wakeman: The 6 wives of Henri VIII 1973) (Patrick Moraz: Refugee 1974)
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