Simple Minds Best Of (2001) SACD
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Les Simple Minds, qui tiennent leur nom de la chanson de David Bowie The Jean Genie (He's so simple minded he can't drive his module), se sont formés à Glasgow en pleine mouvance punk sous le nom initial de Johnny & The Self-Abusers (un seul 45 tours, en 1977). Dès son premier single, Life in a Day et son premier album au titre similaire (tous deux sortis en 1979), le groupe connaît un certain écho au Royaume-Uni (le single entre dans le Top 751 et l'album atteint la 30e place).
Après un deuxième album plus expérimental toujours sous influence Bowie (Real to Real Cacophony, sorti également en 1979), la musique new-wave des Simple Minds devient plus froide et plus expérimentale (Empires and Dance en 1980), puis de plus en plus dansante (Sons and Fascination / Sister Feelings Call en 1981, sorti d'abord sous la forme de deux albums simultanés, puis réédité en un seul CD quelques années plus tard... amputé de quelques titres ; cela sera cependant corrigé en 2002, avec la sortie de l'intégralité des titres).
À cette époque, des titres comme The American, Sweat In Bullet ou encore Love song (classée au Top 50 britannique) leur offrent un début de notoriété au Royaume-Uni et en Europe, et rencontrent surtout le succès en Océanie (notamment en Nouvelle-Zélande), où d'ailleurs le groupe devient rapidement célèbre. C'est à ce moment-là que la première mouture du groupe prend fin, avec le départ en 1981 de Brian McGee qui sera remplacé par Kenny Hyslop.
Puis les Simple Minds connaissent véritablement le succès international et atteignent leur maturité avec l'album New Gold Dream (81,82,83,84) qui sort en 1982 (classé no 3 au Royaume-Uni) ; album qui leur permet d'obtenir la reconnaissance du public européen tout en intéressant de plus en plus le marché américain (où ce disque rentre dans le Top 753), accompagnée de ses premiers vrais tubes (comme Promised you a miracle, Top 20 britannique et en Océanie). Ce succès est confirmé deux ans plus tard avec l'album Sparkle in the Rain (no 1 au Royaume-Uni) plus orienté rock et son tube Waterfront (no 1 en Nouvelle-Zélande par exemple). À cette époque, Mel Gaynor se joint à la formation et devient le batteur principal de toute l'histoire du groupe.
En 1985/1986, le succès des Simple Minds atteint son point culminant avec plusieurs hits mondiaux dont Don't You... (BO de Breakfast Club) et Alive And Kicking, ce dernier étant le premier extrait de leur album Once Upon a Time qui paraît fin 1985, et qui reste à ce jour leur plus gros succès (no 1 au Royaume-Uni et no 10 aux USA notamment), faisant de Jim Kerr et de ses acolytes un "groupe à stades", apparaissant régulièrement en couverture des revues musicales spécialisées. En termes de popularité au niveau international, Simple Minds est à cette époque, l'un des plus grands groupes pop/rock anglophones du moment avec Duran Duran, Tears for Fears, Dire Straits, Level 42 ou encore Eurythmics. À la sortie de Don't You (forget about me), le bassiste d'origine Derek Forbes est remplacé par John Giblin.
Fort de ce succès, le groupe entame une tournée mondiale qui le mène aux quatre coins de la planète. Le concert donné au Zénith de Paris en août 1986 est immortalisé par le premier album live officiel des Simple Minds intitulé Live in the City of Light qui sort en 1987 (il se classera no 1 au Royaume-Uni).
Durant cette période, et à l'instar de U2, le groupe se distingue aussi par son engagement humanitaire voire politique. Il participe notamment au Live Aid en 1985, puis compose deux titres phares (qui deviendront des tubes) évoquant cet engagement, Mandela Day et Belfast Child, le premier sur la situation alors polémique en Afrique du Sud (écrit spécialement pour le Concert hommage des 70 ans de Nelson Mandela en 1988), et le deuxième sur les tensions communautaires en Irlande. Ces deux morceaux se retrouvent sur le nouvel album studio du groupe, Street Fighting Years, qui paraît au printemps 1989 et qui connaît un grand succès notamment en Europe (no 1 au Royaume-Uni, en Allemagne... et au Top 5 dans de nombreux pays4) et en Océanie. Cependant, ce disque ne reçoit pas un aussi bon accueil aux États-Unis, autant critique que commercial.
L'étape de création de cet album a été fructueuse entre les trois membres originaux : John Giblin a aussi posé sa patte sur Let It All Come Down. Cependant, certaines tensions apparaissent pendant les répétitions entre Trevor Horn, l'un des producteurs, et Gaynor et Giblin, ceci expliquant pourquoi ces derniers n'ont pas participé à l'album dans son intégralité. Le groupe recrute ainsi Manu Katché à la batterie, et la basse est jouée sur certains morceaux par Stephen Lipson, l'autre producteur. Gaynor réintègre malgré tout le groupe pour la tournée, contrairement à Giblin qui se joint au groupe d'Alan Parsons. Après la tournée, ce sera aux tours du claviériste d'origine Michael MacNeil et de Brian Findlay, manager depuis les débuts, de quitter la formation, ce qui affectera sérieusement le groupe.
En 1991 paraît l'album Real Life. Kerr et Burchill, désormais seuls membres de la formation initiale, sont maintenant accompagnés de Mel Gaynor et du nouveau bassiste Malcom Foster, qui s'est joint au groupe lors de la tournée précédente ; ils optent alors pour un son plus commercial que celui du disque précédent, tout en conservant une note engagée. Malgré de bonnes ventes notamment sur le sol européen (no 2 au Royaume-Uni et au Top 10 dans plusieurs pays) et les tubes Let There Be Love et See The Lights (à ce jour, dernier Top 40 du groupe aux États-Unis), cet album se révèle finalement moins marquant que ses prédécesseurs ; signant alors la fin du phénomène Simple Minds.
Fin 1992 sort la compilation Glittering Prize 81/92 (no 1 durant trois semaines au Royaume-Uni5, et bien classée en Europe et en Océanie). On y retrouve les grands succès de la formation (dont l'incontournable Don't You (forget about me) qui n'était jusqu'alors présent - dans sa version studio - sur aucun album du groupe). Malgré le succès de cette compilation qui regroupe des hits appartenant au passé glorieux du groupe (effet de nostalgie), Simple Minds connaît alors une désaffection du public et de la critique.
Aux États-Unis, Glittering Prize 81/92 n'est pas éditée sous le même format que l'édition européenne : la version américaine ne contient que douze titres s'étendant notamment sur la période des grands succès rencontrés sur le territoire américain (entre 1985 et 1991). On y trouve également des succès comme Stand By love et Up On The catwalk, toutes deux absentes de l'édition européenne. Cette compilation passe cependant inaperçue et ne se classe pas dans le Billboard 2008, ce qui peut s'expliquer par la piètre performance dans ce même classement des deux albums studio précédents.
À son tour, Mel Gaynor quitte le groupe peu après (pour quelques années) afin de se consacrer à des projets solos, laissant seuls les deux derniers membres originaux Kerr et Burchill.
Titres:
Disque 1:
01) Don't You (Forget About Me)
02) Promised You A Miracle
03) Waterfront
04) Alive And Kicking
05) Glittering Prize
06) All The Things She Said
07) Sanctify Yourself
08) Someone Somewhere (In Summertime)
09) Ghost Dancing
10) Up On The Catwalk
11) Speed Your Love To Me
12) Theme For Great Cities
13) Love Song
14) The American
15) Sweat In Bullet
16) Life In A Day
17) I Travel
Disque 2:
01) Let There Be Love (extended album mix)
02) This Is Your Land (DJ version)
03) Kick It In
04) Let It All Come Down
05) See the Lights
06) Stand by Love
07) Real Life (video mix)
08) She's A River
09) Hypnotised
10) Glitterball
11) War Babies
12) Mandela Day
13) Biko
14) Belfast Child
15) The Real Life (Raven Maize remix)
Perso, j'estime que la non-présence de New Goldream sur cette compilation est impardonnable ... Je vais donc uploader l'album SACD en question ;-)
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