The Rolling Stones- Goats Head Soup - 1973
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ARTISTE
The RollingStones, ou plus couramment Les Rolling Stones, est un groupe de rock
britannique, originaire de Londres, en Angleterre. Il est formé en 1962 avec le
guitariste et leader original Brian Jones, le pianiste Ian Stewart, le chanteur
Mick Jagger et le guitariste Keith Richards. Le bassiste Bill Wyman et le
batteur Charlie Watts les rejoignent ensuite et complètent la formation
originale. Ian Stewart est écarté de la formation officielle par Andrew Loog
Oldham dès mai 1963, mais continue de travailler (comme road manager et comme
pianiste) avec le groupe jusqu'à son décès en 1985. Jagger et Richards
constituent rapidement un duo d'auteurs-compositeurs et prennent peu à peu la
direction du groupe, en lieu et place d'un Brian Jones de plus en plus
erratique.
Le nom du groupevient d'une chanson de Muddy Waters, Rollin' Stone, choisie par Brian. Le blues
a toujours été la source d'inspiration principale des Stones, qui ont été l'un
des principaux acteurs du retour de cette musique sur le devant de la scène, à
travers le British Blues Boom. Les premiers enregistrements des Rolling Stones
sont des reprises de blues et de rhythm and blues américains. Après avoir
rencontré le succès au Royaume-Uni, ils deviennent populaires aux États-Unis,
durant la « British Invasion » (initiée par les Beatles) du milieu des années
1960. Leur single de 1965, (I Can't Get No) Satisfaction fait connaître les
Stones dans le monde entier.
À partir de 1966et de l'album Aftermath, les chansons de Jagger et Richards, embellies par les
expérimentations instrumentales de Brian Jones, développent une diversité
stylistique qui restera présente jusqu'à nos jours. Jones meurt noyé dans sa
piscine en juillet 1969, peu de temps après sa mise à pied du groupe, sa
participation étant devenue insuffisante à cause de sa consommation de drogue.
Il est remplacé par Mick Taylor qui participe aux tournées et à
l'enregistrement de cinq albums studio avant de quitter les Stones en 1974.
L'ancien guitariste des Faces, Ronnie Wood, prend alors sa place et la conserve
depuis lors. Bill Wyman quitte à son tour le groupe en 1993. Le bassiste Darryl
Jones rejoint alors le groupe sans en devenir un membre officiel.
Les RollingStones ont publié 22 albums studio au Royaume-Uni (24 aux États-Unis), 32
compilations et 8 albums live (9 aux États-Unis). En 2012, le groupe estime
avoir vendu plus de 400 millions d'albums dans le monde. En 1971, Sticky
Fingers commence une série de huit albums studio consécutifs qui atteignent la
première place des hit-parades, des deux côtés de l'Atlantique. Leur dernier
disque original, A Bigger Bang, est sorti en 2005. Ils sont d'ailleurs le
deuxième groupe à avoir eu le plus de succès dans le Billboard Hot 100, la
référence des ventes de singles aux États-Unis. Les Stones ont été classés no 4
dans la liste des 100 plus grands artistes de tous les temps du magazine
Rolling Stone.
Les RollingStones sont entrés au Rock and Roll Hall of Fame en 1989, et Mick Jagger a été
anobli par la reine d'Angleterre en 2002. Leur image de mauvais garçons
rebelles, véhiculée dans les années 1960, est une référence majeure pour les
générations de musiciens rock qui les ont suivis. Après plus de cinquante ans
de carrière, les Stones, tous septuagénaires, continuent à se produire sur
scène et avec succès dans le monde entier, et ne manifestent aucune intention
de mettre un terme à l'existence du groupe.
L’ALBUM
La relativesévérité avec laquelle on juge cette soupe de tête de chèvre est facile à
comprendre : après 4 albums immortels entre 1968 et 1972 (l’âge d’or), les
STONES ne nous proposent qu’un album moyen. A partir de ce disque, la légende
du groupe va se bâtir surtout sur ses concerts, et JAGGER, déjà rock star
planétaire, va acquérir une dimension d’icône absolue. La pochette (très moche,
mais cela n’engage que moi) en est l’emblème : le groupe s’efface derrière le
visage de son leader. Cet album est également notable pour la discrétion de
Keith RICHARDS, parfois totalement absent de certaines pistes – mais toujours crédité,
au grand désespoir de Mick TAYLOR, qui donne beaucoup de sa personne.Questionécriture, le groupe descend donc d’un cran. GHS ne nous offre aucun équivalent
de « You Can’t Always Get What You Want », « Sympathy for the Devil », « Can’t
You Hear Me Knockin’ », « Wild Horses » ou « Tumbling Dice », pour ne prendre
que quelques exemples parmi toutes les pépites récentes.L’ouvertureest représentative : « Dancing with Mr D. » n’est pas déshonorante, mais après
des attaques comme « Brown Sugar » ou « Rocks Off », la conviction semble
évaporée. Riff correct, composition décente, mais rien de marquant. Un morceau
flemmard, en somme.C’estpalpable : à défaut de morceaux majeurs, nous nous contenterons désormais
d’instants rock, toujours empreints de ce blues traditionnel (qui prend ici
quelques accents funk, parfois). Aucun couplet/refrain ne nous accrochera les
esgourdes de manière durable (à part « Angie », bien sûr, mais qui de nos jours
peut encore supporter cette scie plaintive multi-diffusée ? Quand je rencontre
quelqu’un et que je pose la question des goûts musicaux, si la réponse est «
j’aime bien les Stones, surtout ‘Angie’ », la conversation se termine dans le
sang et les larmes).La présence,pour encore 2 albums, de Mick TAYLOR, garantit quelques grands moments. Le
morceau « One Hundred Years Ago », attachant par son accroche au clavinet et
ses paroles nostalgiques (regrets d’un passé très récent, qui pourtant semble
si loin), possède un final rapide et musclé, survolé par la wah-wah de l’ange blond.
Formidable. Le petit bridge de TAYLOR sur « Doo doo doo doo (Heartbreaker) »
est également parfait, fluide et sensuel. « Can You Hear the Music », elle,
possède un son particulier, intéressant, l’ambiance évoque les vibrations d’un
« No Quarter » zeppelinien, une petite flute ajoute un parfum espiègle. Une
bonne surprise. Le drame, c’est que c’est quasiment tout. Le reste estdu réchauffé. « Doo doo doo doo (Heartbreaker) », par exemple : entraînant,
plein de cuivres et de chœurs canailles, mais ces cuivres sont très sages, loin
de la chaleur, de la brillance et de la pêche qu’ils avaient sur Exile on Main
Street. Quant aux chœurs, inutile de les comparer aux diaboliques incantations
de « Sympathy… ». « Hide Your Love » est un énième blues amené au piano,
semblable à tous les autres qui parsèment Exile… « Winter » étire ses beaux
violons sur des accords convenus, et c’est « Sway » ou « Moonlight Mile » qu’on
se met à regretter. « Star Star » fait taper du pied, petit rock bien fardé…
quoi de neuf ? Sans Mick TAYLOR et l’éternelle frappe inimitable de Charlie
WATTS, on pourrait même parler de mauvais album.Et « Angie», alors ? Jolie mélodie, bien écrite, arrangements potables… Honnêtement, je
n’arrive pas à l’écouter, pour les raisons évoquées plus haut (trop entendue),
mais surtout pour sa texture doucereuse, ce prénom répété jusqu’à la nausée, ce
piano trop mièvre… Dans cette gamme, cette balade est pour moi bien loin de «
As Tears Go By », « Ruby Tuesday » ou « Lady Jane », par exemple. Je reconnais
manquer d’objectivité, cela dit.Conclusion :pour se prendre une claque de la part du plus grand groupe de rock du monde, il
faudra désormais se rendre au stade. Ce que nous faisons tous ou presque depuis
30 ans !
TRACKLINSTING
| 1 | Dancing With Mr. D.Piano – Nicky* | 4:52 |
| 2 | 100 Years AgoClavinet – Billy* | 4:00 |
| 3 | Coming Down AgainPiano – Nicky* | 5:55 |
| 4 | Doo Doo Doo Doo Doo (Heartbreaker)Piano – Billy* | 3:27 |
| 5 | AngiePiano – Nicky* | 4:31 |
| 6 | Silver TrainPiano – Stu* | 4:25 |
| 7 | Hide Your LovePiano – Mick J.* | 4:10 |
| 8 | WinterPiano – Nicky* | 5:30 |
| 9 | Can You Hear The MusicPiano – Nicky* | 5:32 |
| 10 | Star StarPiano [With Jangles] – Stu* | 4:25 |
Sociétés, etc.
Crédits
- Arranged By [Horns] – Jim Price (tracks: 4)
- Arranged By [Strings] – Nicky Harrison (tracks: 5, 8)
- Artwork [Goats Head Soup] – John Pasche
- Bass – Bill Wyman
- Design – Ray Lawrence
- Drums – Charlie Watts
- Engineer [Assistant] – Carlton Lee, Doug Bennett, Howard Kilgour
- Engineer [Chief], Mixed By – Andy Johns
- Flute, Alto Saxophone – Jim Horn
- Guitar, Bass, Vocals – Keith Richard*, Mick Taylor
- Mastered By – DADC Austria
- Percussion – Jimmy Miller, Pascal*, Rebop*
- Photography By, Design – David Bailey (5)
- Piano – Ian Stewart, Nicky Hopkins
- Piano, Clavinet – Billy Preston
- Producer – Jimmy Miller
- Tenor Saxophone, Baritone Saxophone – Bobby Keys
- Trumpet – Chuck Finley*
- Vocals, Guitar, Harp, Piano – Mick Jagger
- Written-By – Mick Jagger & Keith Richard*
NotesRecorded at Dynamic Sound Studios, Kingston, Jamaica, W.I.
Originally released September 1973.
Rolling Stones Records® Musidor BV/© 1973 Promotone B.V./CBS is trademark of CBS Inc./Distribution CBS Records
? 1973 CBS Grammofoonplaten B.V.
CD: Made in Japan
Booklet: Printed in Holland
This is the 1st edition Japan for Europe