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Ramones - Pleasant Dreams - 1981 - FLAC torrent


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15Grammes
Torrent added:2017-10-13 09:42:16

Download Ramones - Pleasant Dreams - 1981 - FLAC torrent




Torrent Description

Ramones - Pleasant
Dreams - 1981



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ARTISTE



En 1974, alors
que Led Zeppelin, Black Sabbath et autres Judas Priest jouent de plus en plus
fort, alors que Genesis, Yes et autres ELP endorment le monde à coups de
morceaux longs comme ma bite et de solos de claviers d'une heure 30, une petite
révolution est en train de se fomenter dans les bas-fonds de New York. Cette
révolution sera l’œuvre de 4 hommes : Douglas Colvin (Dee Dee Ramone), fils
d'une mère alcoolique et d'un père militaire violent, est accro à l'héroïne et
deale pour se payer sa came. John Cummings (Johnny Ramone), petit voyou durant
son adolescence, travaille dans une entreprise de nettoyage à sec et habite
dans la rue à côté de Dee Dee. Jeffrey Hyman (Joey Ramone), alcoolique
souffrant de la maladie de Marfan et de TOC, sort d'hôpital psychiatrique.
Bref, des marginaux, des camés, des voyous, des rebuts, pour qui le rock est
une forme d'exutoire, de refuge. Le quatrième larron, Tommy Erdelyi (Tommy
Ramone) est le seul mec à peu près normal de la bande (et seul membre originel
du groupe encore en vie à l'heure où j'écris ces lignes). Ces hommes ont en
commun leur rejet des grosses machines progressives (Queen, Genesis, ELP...),
de leur prétention, de leur vaine complexité et de leurs démonstrations
techniques, et se passionnent pour le rock des Stooges, du MC5 et des New York
Dolls, la pop des Beatles et des Beach Boys, et le rock'n roll des pionniers.
Ils finissent par monter un groupe, Dee Dee se chargeant au départ de la basse
et du chant, Johnny de la guitare, Joey de la batterie, et Tommy manageant le
gang. Puis il s’avère que Joey est une bille à la batterie, mais assure bien
mieux au chant que Dee Dee. Finalement, Joey prend le micro à la place de Dee
Dee, et, le groupe ne parvenant pas à trouver un batteur, c’est Tommy qui finit
par prendre place derrière les fûts. C'est Dee Dee qui a eu l'idée du nom
"Ramones", en hommage à un pseudonyme utilisé par Paul McCartney,
Paul Ramon. Tandis que Dee Dee compose l'essentiel de la musique, assisté par
Joey, Johnny s'impose comme le boss du groupe et impose ses rêgles : même nom
de famille (Ramone), mêmes vêtements à base de jeans et de perfecto, même coupe
de cheveux "à la Beatles", chansons courtes, pas de solos, pas de
temps morts entre les morceaux en concert…



Le gang
enregistre son premier album en 1976. Au menu, retour aux racines du rock avec
une musique ultrasimple, voire minimaliste : basse de Dee Dee sur le canal
gauche, riffs tronçonneuses en accords barrés de Johnny sur le canal droit,
tandis que Tommy balance la purée et que la voix acidulée de Joey survole le
tout. 14 titres sans aucune fioriture, une production ultra brute, pas de
solos, pratiquement aucun arrangement (tout juste entend-on quelques notes de
clavier très cheap en fond de Let's Dance, cover d'une vieille chanson pop des
60es), aucune chanson dépassant les 2 minutes 40. Et c'est magnifique. Car
au-delà de ce minimalisme, les Ramones sont avant tout d'incroyables faiseurs
de chansons. Si les Ramones ont gardé l'énergie et le son brut et garage du
rock des Stooges et des New-York Dolls, c'est plutôt des Beatles, des Beach
Boys et des groupes pop des années 60 que les Ramones ont hérité du goût de la
mélodie bien troussée et du petit gimmick obsédant. Les 14 compositions de cet
album sont des pop songs parfaites, menées à un train d’enfer, toutes aussi
fortes et accrocheuses les unes que les autres : la fabuleuse "Blitzkrieg
Bop" et son légendaire "Hey Ho Let's Go", « Havanna affair » et
son entrain communicatif, « Beat on the Brat » et sa ligne de basse addictive,
je pourrais toutes les citer... Les Ramones jouant même la carte de l’émotion
sur le plus modéré "I Wanna Be Your Boyfriend". L’espace d’une
chanson, le tempo se ralentit, Johnny nous gratifie de quelques arpèges
délicats, et Joey nous envoûte de sa voix de crooner punk, soutenu par quelques
« ohoho ». Côté paroles, loin de l'intellectualisme des Dylan, Lou Reed et
autres MC5, loin du nihilisme des Stooges, loin des revendications des futurs
punks anglais (Sex Pistols, Clash...), loin de la tristesse du futur mouvement
post-punk, les Ramones chantent l'adolescence, l'insouciance, la drague (I
Wanna Be Your Boyfriend), les films d'horreur de série B (Chain saw, en hommage
au film "Massacre à la Tronçonneuse")... L'album dure moins de 30
minutes, 30 petites minutes de légèreté, d'insouciance, de gaieté, de fun, de
crétinisme, 30 minutes à sauter partout en entonnant tous les refrains… 30
minutes de bonheur.



En 1976, les
Ramones viennent de frapper un grand coup. Dans son sillage, des jeunes vont
redécouvrir le rock'n roll et se diront : "ces mecs, ils tiennent à peine
leurs instruments, ils jouent comme des pieds, et pourtant ça tue. Alors,
pourquoi pas nous ?" La suite, on la connaît : l'explosion punk anglaise
de 1977, Nevermind the Bollocks, London Calling, la mort de Sid Vicious... La
face du rock a été changée par cette bande de crétins magnifiques, ces mecs mal
sortis de l'adolescence et sachant à peine jouer de leurs instruments.
Malheureusement, les Ramones resteront toujours dans l'ombre, cantonnés à un
succès d'estime, tandis que leurs fils spirituels (Clash, Sex Pistols)
cartonneront dans les charts. Pourtant, les Ramones, sans jamais faiblir ni se
décourager, suivront leur chemin durant deux décennies d'une carrière
exemplaire, et resteront toujours droits dans leurs bottes, malgré l'adversité,
les tensions et le manque de succès. Même si l'inspiration ne sera pas toujours
au rendez-vous, à aucun moment les Ramones ne faibliront ni ne dévieront de
leur route, délivrant leurs albums de punk-rock sans concessions ni compromis.
La légende est en marche.



L’ALBUM



Pleasant Dreams
est le sixième album studio des RAMONES et suit un End Of The Century qui avait
marqué une nette inflexion vers la pop, sous la direction d'un Phil Spector qui
s'était beaucoup trop imposé. De ce fait, si l'album était d'une qualité quand
même très honnête, le résultat n'était pas sans provoquer quelques
interrogations sur ses trop grandes concessions aux responsables des ventes qui
voulaient enfin voir le groupe décoller (et pas qu'eux d'ailleurs, même si End
Of The Century décollera bien au niveau des ventes comme aucun autre album des
RAMONES auparavant, mais pas dans les proportions espérées). Toutefois, Spector
était-il le seul responsable de cette évolution ? Faut-il lui mettre tout sur
le dos ? Pas forcément... Déjà, sur le troisième album Rocket To Russia, les
RAMONES lorgnaient fortement du côté du surf rock, à tel point que ce disque
aurait pu se voir estampillé du label "BEACH BOYS inside". Cet album,
au demeurant excellent de bout en bout, se faisait toutefois logiquement plus
mélodieux. Puis, sur l'album suivant Road To Ruin, le groupe poursuivait cette
orientation mélodieuse et introduisait pour la première fois quelques vrais
soli (bon, certes embryonnaires), se rapprochant également par là d'un rock
plus traditionnel, moins minimaliste et toujours plus travaillé. End Of The
Century, à y bien réfléchir, n'a fait que brusquer, qu'accélérer cette tendance
vers une musique globalement plus accessible qui devait arriver, avec une
production, certes très travaillée, mais relativement passe-partout et gommant
toutes les aspérités de ce style musical. Et puis la fin des années 70 et le
début des années 80 fut difficile pour les groupes de punk. On se souvient de
cette affirmation lancée en 1981, de ce "Punk's Not Dead" (The
EXPLOITED) qui n'arrive pas là par hasard ...



Vu le coup
d'accélérateur (important il est vrai) entrepris sur End Of The Century et le
contexte de l'époque plus défavorable aux groupes de punk-rock (les médias
parlaient alors de l'agonie du punk, The CLASH tombe lui-même dans la pop, et
la new-wave se démarque un peu plus du punk pour s'imposer), il était
finalement assez peu probable qu'un revirement fondamental s'opère. Pleasant
Dreams continue donc dans la veine de l'album précédent. Et accélère même
encore le processus en direction de la pop. Au passage, on change de producteur
et on prend Graham Gouldman (qui s'est occupé notamment des TEN CC), en remplacement
d'un Phil Spector quasi totalitaire et qui n'avait pas fait l'unanimité
question production. Toutefois, la production de Pleasant Dreams est malgré
tout toujours bien propre, trop propre même pour servir un groupe de punks.
L'enregistrement se passe bien et Gouldman apporte même pas mal d'idées. Mais
le problème de fond demeure : les RAMONES en viennent encore à sonner comme un
gentil groupe de rock, ce contre quoi ils se battaient à leurs débuts. Le pire
étant que toutes ces concessions ne leur apporteront même pas la gloire
recherchée.



De la
reconnaissance. Voilà ce que désirent encore les RAMONES. Avoir été parmi les
groupes précurseurs du punk et se faire voler la vedette par les Sex PISTOLS et
les CLASH, avouons qu'il y a de quoi l'avoir mauvaise. Et l'album s'ouvre sur
un titre très parlant : "We Want The Airwaves" (nous voulons les
ondes) qui nous renvoie au "Do You Remember R'N'R Radio ?" de l'album
précédent ; non seulement ils veulent les ondes mais en plus ils les veulent
maintenant. C'est maintenant ou jamais. Ce ne sera jamais en fait. Ces
frustrations ne sont pas non plus sans conséquences sur la vie du groupe, et
les personnalités l'emportant sur l'esprit de groupe, les compositions ne sont
désormais plus signées collectivement, chacun se voyant crédité selon ses
apports. Et la pochette mettra aussi tout le monde d'accord : pour la première
fois une image est utilisée ! Et puis il faut dire aussi qu'il existe d'autres
causes de tensions : l'ambiance au sein du groupe n'est pas bonne, franchement
exécrable même, la communication est quasiment inexistante, Dee Dee est à la
dérive, et de surcroît Joey se rappelle que Johnny Ramone avait
"volé" sa petite amie, ce qui est peut-être une explication au titre
"The KKK Took My Baby Away" (le Ku Klux Klan a volé ma chérie, écrite
par Joey), le KKK symbolisant sans doute Johnny, un punk certes, mais un punk
aux idées conservatrices (ce qui est rare, ceux-ci étant généralement
gauchistes, anarchistes ou apolitiques).



Je disais
précédemment que Pleasant Dreams était encore plus pop que End Of The Century.
Et cela s'entend clairement. Pas la peine de passer l'album en boucle pour s'en
rendre compte. Si End Of The Century mélangeait des titres assez
"popisants" à des compositions plus punk, sur Pleasant Dreams ces
titres plus pêchus sont quasiment absents. La guitare se fait très sage (tout
comme la batterie), et cela dès "We Want The Airwaves", alors qu'elle
était quasi heavy auparavant (dans la conception anglaise du terme). Elle est
même pour ainsi dire passée en arrière-plan ! Et le titre suivant "All's
Quiet On The Eastern Front" ne fait que confirmer cet état de fait. Et
quand on croit la voir revenir, les relents de surf rock d'un "She's A
Sensation" avec ses chœurs viennent adoucir le propos. Plus tard le groupe
regrettera cette orientation plus "pop-punk", pas véritablement
contrebalancée par d'autres morceaux plus énergiques. Sauf peut-être par un
"The KKK Took My Baby Away", sans doute le morceau le plus
rentre-dedans de l'album avec "Dont' Go" notamment. Ce qui est bien
maigre.



Pourtant cet
album a un petit quelque chose qui fait qu'on ne peut que l'aimer. Il surpasse
même à mes yeux leur précédente production. Sans être transcendantes, les
compositions sont attachantes comme des petites friandises et regorgent de
petits arrangements, de chœurs et d'harmonies disséminés un peu partout. Que ce
soit la petite douceur rock de "7-11" aux arrangements assez poussés
(pour les RAMONES s'entend), un "Come On Now" agrémenté de quelques
nappes de claviers (période new-wave oblige ?), un "All's Quiet On The
Eastern Front" au rythme tribal, un "We Want The Airwaves" au
refrain catchy au possible, avec un Joey qui se fait globalement mélodieux et
chante toujours mieux, l'agréable surf rock de "She's A Sensation",
ou un "It's Not My Place" au pont intéressant... Les compos sont
travaillées, bien sympathiques et mémorisables, et d'une qualité homogène, car
rien ne fait tâche dans cet album, pour peu qu'on accepte cette glissade vers
la pop. Un album finalement très honorable qui mérite clairement l'attention.



TRACKLINSTING



1We Want The Airwaves3:22
2All's Quiet On The Eastern Front2:14
3The KKK Took My Baby Away2:32
4Don't Go2:48
5You Sound Like You're Sick2:42
6It's Not My Place (In The 9 To 5 World)3:24
7She's A Sensation3:29
87-113:38
9You Didn't Mean Anything To Me3:00
10Come On Now2:33
11This Business Is Killing Me2:41
12Sitting In My Room2:30

Crédits


Notes

Reissue of the 1981 LP. 



 



 



 



 



 



 



 



 



 



 



 



Download Ramones - Pleasant Dreams - 1981 - FLAC torrent


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6y 263.70 MB 6 3




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