Radiohead - Kid A -
2000
EAC Rip [FLAC]
!!! Cette version est la première publiée en Europe, celle qui a "mal été pressée": une erreur industrielle fait que les 43 1ère secondes du CD contiennent des sons de la fin d'un concert inconnu (Pearl Jam ?). L'échange était possible mais très peu d'acheteurs l'ont fait : Collector !
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ARTISTE
Radiohead est un
groupe de rock britannique composé de cinq musiciens originaires d'Abingdon
dans l'Oxfordshire : Thom Yorke (chant, guitare et piano), Jonny Greenwood
(guitare, divers autres instruments, arrangements), Colin Greenwood (basse), Ed
O'Brien (guitare et chœurs), et Phil Selway (batterie).
Formé au lycée,
le groupe signe avec EMI en 1991, et sort son premier single, Creep, en 1992.
Ce titre devient un succès planétaire à la sortie de leur premier album, Pablo
Honey (1993). La popularité publique et critique de Radiohead augmente
significativement au Royaume-Uni avec leur deuxième album, The Bends (1995), au
son rock marqué par le jeu à trois guitares. Le troisième album de Radiohead,
OK Computer (1997), les propulse vers la gloire internationale avec des sonorités
nouvelles, sur la thématique de l’aliénation sociale dans le monde consumériste
moderne. OK Computer est considéré comme un album majeur des années 1990, voire
de tous les temps.
Le diptyque Kid A
(2000) et Amnesiac (2001), enregistrés dans le même temps, marque un profond
changement stylistique influencé par de la musique électronique expérimentale,
de la musique classique du xxe siècle, du Krautrock et du Jazz. Bien qu’ayant
dans un premier temps divisé le public, Kid A sera nommé meilleur album de la
décennie par plusieurs critiques. Le sixième album, Hail to the Thief (2003)
revient à un son plus rock, combiné à de la musique électronique, avec des
paroles inspirées par la guerre contre la terreur. Il s'agit du dernier album
pour le label EMI, et le groupe auto-produira les suivants. Ainsi, pour In
Rainbows en 2007, Radiohead est le pionnier de la distribution alternative sur
internet, surprenant le public en proposant dans un premier temps un prix
libre. L’album est encensé par la critique, et atteint le sommet des
hit-parades des deux côtés de l’Atlantique à sa sortie « physique ». En 2011,
sort The King of Limbs, exploration rythmique utilisant largement les boucles
sonores et le sampling. Radiohead s’adjoint à partir de là un second batteur,
Clive Deamer pour ses tournées. Le neuvième album du groupe, A Moon Shaped Pool
(2016), est notamment marqué par les arrangements orchestraux de Jonny
Greenwood.
L'influence de
Radiohead sur le monde de la musique est prégnante depuis la fin des années 1990.
Le groupe a vendu plus de 30 millions d’albums dans le monde (sans compter les
ventes issues de sa propre distribution alternative), et son travail bénéficie
d'une estime positive à la fois de la part du public et des critiques. Six de
leurs albums obtiennent la première place sur le marché britannique. En 2009,
les lecteurs du magazine Rolling Stone ont élu Radiohead le deuxième meilleur
artiste des années 2000.
L’ALBUM
Lorsqu'en 2001 un
journaliste demandait à Thom Yorke ce qu'il pensait des artistes qui sonnaient
comme le Radiohead de 1997, tels Travis, Coldplay et Muse, celui-ci répondait
"bonne chance avec Kid A". Et en effet, Kid A, c'est autre chose,
difficile d'y reconnaître le groupe de The Bends ou de OK Computer : cet album
est résolument tourné électro. Les guitares qui s'étaient déjà faites plus
discrètes sur OK Computer ont ici quasiment disparues, laissant place à un
amoncellement de nouveaux instruments électroniques. Parallèlement à Kid A a
été enregistré un second album, Amnesiac, assez similaire sur le fond mais pas
sur la forme, qui sortira 6 mois plus tard en 2001. Le groupe décrit Kid A
comme la vision d'un feu de loin et Amnesiac comme une vision de ce même feu
mais à l'intérieur de celui-ci.
Radiohead
surprend, étonne, brouille les pistes, une fois de plus, on croyait les trouver
à un endroit, en fait, on ne les retrouve même pas. Et contrairement à ce que
pourrait prétendre le premier titre « Everything in its right place », rien
n'est à sa place, l'auditeur est perdu, dans un monde froid et vide. L'ambiance
urbaine tristounette à fait place à une planète désertique cauchemardesque. Le
groupe trouve finalement ses marques dans un Trip-hop froid, assez éloigné d'un
Tricky ou d'un Death In Vegas, ne gardant que la lenteur et les instruments
modernes du genre, le coté délirant laissant place au coté triste et
désespérant de Radiohead.
A l'approche d'un
« National anthem », on se prête à croire que la ligne de basse proposée va
nous sortir d'une certaine torpeur, mais le coté répétitif de celle-ci ne fait
que nous leurrer une fois de plus. Les lamentations des bruitages électros
couplés aux traficotages métalliques de la voix ne font que nous faire glisser
petit à petit dans un effroi que le trip cacophonique jazzy qui suit ne fait
qu'amplifier (psychédélique étant un adjectif trop faible ici)
La suite nous
rassure un peu, la sympathique ballade « How to disappear completly » réchauffe
un peu les cœurs givrés, laissant une guitare acoustique s'exprimer sur
quelques nappes de clavier discrètes et un violon bienvenu bien qu'une certaine
angoisse soit toujours palpable. Le cauchemar fait de nouveau son apparition
sur le final. Ensuite c'est le vide, « Treefingers » est plus ambiant que
Trip-hop, on attend qu'il se passe quelque chose, patiemment, jusqu'au morceau
suivant...
Enfin, «
Optimistic » vient donner un petit élan à un album léthargique qui en a
réellement besoin: rythmique assurée à la basse, guitare électrique qui refait
son apparition et Thom Yorke qui nous fait de nouveau profiter des caractéristiques
de son chant, moins modulé qu'à l'accoutumée, mais toujours plus que sur le
reste de l'album. La fin du morceau étonne et enchaîne directement sur « In
Limbo ». Son originalité réside dans la présence d'une mélodie électronique
piquante couplée à un phrasé à la guitare. Le tout est soutenu par une ligne de
basse désynchronisée, ce qui donne quelque chose de réellement intéressant. La
mélodie électro abandonne la désynchronisation générale pour laisser le chant
et la guitare assurer un refrain gentillet, mais tout aussi désespéré que l'est
le ton général de l'album. Malheureusement, l'auditeur, lui, ne décolle
toujours pas.
« Idioteque »,
toujours aussi lent, pourra vous faire penser à du Aphex Twin période « I care
because you do ». Le rythme y est prédominant, mais une mélodie simple et
angoissante vient y faire quelques apparitions, la patte Radiohead inévitable
étant ici assurée plus par le chant (on décolle par moments, enfin !) que par
l'absence des autres instruments plus rock. On se laisse planer sur Morning
Bell, morceau également présent sur Amnesiac, chaque version donnant le ton
général des deux albums. La version de Kid A est plus centrée sur la basse et
le rythme (typée Trip Hop donc) la mélodie poignante au piano de la version d'Amnesiac
étant ici complètement éludée. La structure apparente du morceau laisse donc
vos souvenirs restituer la partie manquante du puzzle, pour ceux qui ont la
chance d'avoir les pièces restantes en leur possession...Le dernier titre est
tout à fait anecdotique, à l'image des 2 premiers, si ce n'est le coup du
"ben non on était pas encore parti" après 20 secondes de silence à la
fin (on aime les blagues chez Radiohead).
Directement à
l'opposé de leurs débuts, Radiohead signe là un album désespérément lent, froid
et rarement entraînant. Le travail est bien fait et l'impression de glauque
morbide est reine, mais je n'adhère absolument pas à cette absence phénoménale
d'intensité (le feu est loin, comme le précise le groupe). La fin de l'album
rattrape un peu les débuts calamiteux, celui-ci est quand même assez court et
avec un minimum d'attention, on parvient à ne pas s'endormir. N'y voyez pas là
le cri de désespoir d'un fan de la première heure qui aurait mal digéré que son
groupe favori ait viré sa cutie, Amnesiac me sied beaucoup mieux au teint et je
suis loin d'être réfractaire au genre électro. Seulement Kid A est un ovni chez
un groupe ovni, on peine à y trouver une prise facile pour escalader la falaise
et je laisse ses adorateurs lui trouver les quelques qualités qui peinent
encore à me convaincre. Toutefois, je salue une fois de plus la prise de risque
énorme, et le talent d'innovation du groupe, démontré ici avec brio.
1001 ALBUMS YOU MUST HEAR BEFORE YOU DIE
After l 997's OK Computer, it was generally accepted that Radiohead were one of the best bands in Britain. Kid A's arrivai three years later, however, was met with widespread bemusement. Critics demanded to knowwhere the guitars were. And why Thom Yorke sounded like he was singing in a bath.Radiohead created an album more focused on sound and texture than simple quiet/ loud dynamicslet alone conventional song structures. Clicks, electronic drumbeats, and rhythmic keyboards back Yorke's liltingfalsetto on "Everything ln lts Right Place" and the haunting "Morning Bell." A murky bass punctuates "The National Anthem," combining with Phil Selway's drums and a horn section to create an apocalyptic finale. Thebeautiful acoustic guitars on "How To Disappear Completely" are layered with an atonal string section that accentuates Thom's millennial grand-mal ''l'm not here/this isn't happening."Guitarist Jonny Greenwood scored many of the string arrangements, making great use of the Ondes Martenot, an eerie-sounding electronic instrument dating from the 1920s (and famously used on the Star Trek theme music). Drum machines provide the backbone for the punching "ldioteque.""Motion Picture Soundtrack" concludes the album with a funeral-like, shuffling organ.Kid A proved a Grammy award-winning, transatlantic chart-topper (though it had been made available, free, on the Internet weeks before the official release). lt became Radiohead's breakthrough album in the United States. TRACKLINSTING
| 1 | Everything In Its Right Place | 4:11 |
| 2 | Kid A | 4:44 |
| 3 | The National Anthem | 5:51 |
| 4 | How To Disappear Completely | 5:56 |
| 5 | Treefingers | 3:42 |
| 6 | Optimistic | 5:16 |
| 7 | In Limbo | 3:31 |
| 8 | Idioteque | 5:09 |
| 9 | Morning Bell | 4:35 |
| 10 | Motion Picture Soundtrack | 6:59 |
Notes
MISPRESSED version: This version is the first one issued in Europe, the one which has been mispressed:
Due to a manufacturing error, the first 43 seconds of the CD contain sounds from unknown live concert ending (Pearl Jam?). As a result, all songs start 43 seconds later than programmed. People who purchased the misprint could trade it for a good copy, but not everyone did that.
Features an assembled 26-page booklet: page 2 and 3 fold out in 3 pages, page 11 folds out in 10 pages. Some pages are partially transparent.
Also contains a second booklet, hidden underneath the CD tray. It features lyrics from the album after Kid A, Amnesiac.
Issued in a jewel case with shiny black tray.
The font we wrote the word 'Radiohead' in is made by Buro Destruct, Berne, Switzerland.
The track 'Idioteque' contains two samples from the Oddyssey label title 'First Recordings - Electronic Music Winners' (1976). The two compositions sampled are Paul Lansky's 'Mild Und Liese' and 'Short Piece' by Arthur Kreiger.
Published by the Subito Music Corporation. Both samples are used with the kind permission of the composer and the Sony Musc Corporation.
This label copy information is owned by EMI Records Ltd. All rights reserved © 2000 EMI Records Ltd. All tracks published by Warner Chappell Music Publishing Ltd
Dedicated to Leo.
[on disc] ? 2000 The copyright in this sound recording is owned by EMI Records Ltd © 2000 EMI Records Ltd.
Made in EU.
[on back cover] Printed in the EU
Marketed and distributed by EMI