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[Heavy Metal] Judas Priest - Rocka Rolla (1974) [MP3-320].OK torrent


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Download [Heavy Metal] Judas Priest - Rocka Rolla (1974) [MP3-320].OK torrent




Torrent Description

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Judas Priest
Rocka Rolla (1974)


Les débuts du Judas

MP3 (320 Kbs)

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Judas Priest, sans doute le plus ancien groupe de heavy metal encore en activité, fut fondé à l'aube des années 70 par le guitariste KK Downing et le bassiste Ian Hill, bientôt rejoints en 73 par le guitariste Glenn Tipton et surtout, leur célèbre chanteur Rob Halford.

Leurs débuts, médiocres, avec Rocka Rolla en 74 et Sad Wings of Destiny en 76, passèrent relativement inaperçus, mais permirent d'établir la recette qui allait fonctionner durant toutes les années 80 pour la plupart des groupes hard : une rythmique martialeJudas Priest, des guitares puissantes et agressives et des thèmes violents et sexuels. A cela, Halford ajouta toute une mise en scène destinée à devenir bientôt un poncif : des tenues en cuir clouté, un spectacle scénique machiste avec fouet et groupies en cuissardes et képi, et la fameuse entrée sur scène en Harley...

Avec la fin des années 70 arriva le succès. Sin After Sin, Stained Class, Killing Machine et le live Unleashed In The East posèrent les jalons de ce qui allait bientôt s'appeler la « New wave of British Heavy metal ». En 1980Judas Priest, British steel avec les hits « Livin' after midnight » et « Breaking the law », fit accéder le groupe au statut de superstar internationale et de « plus grand groupe de heavy metal au monde ». A cette époque, on peut, sans trop se tromper, prétendre que Judas Priest eut une influence majeure sur de nombreux groupes majeurs à naître ou en devenir, tels que Metallica, Anthrax, Slayer ou Venom. Les albums qui suivirent, Point Of Entry en 81, le célèbre Screaming For Vengeance en 82, Defender of the faith en 84 et Turbo en 86, maintinrent le groupe sur son piédestal, et se classèrent tous disque de platine aux USA. C'est à cette période que le groupe connut ses fameux problèmes avec la justice américaine. Un fan suicidaire avait demandé à un ami de le mettre à mort, suite à de prétendus messages subliminaux sur l'album « Stained Class ». Avant d'avoir compris ce qui leur arrivait, le groupe se retrouva traîné devant les tribunaux. Heureusement, aucune condamnation ne s'ensuivit, et il vaut mieux ne voir dans cette triste affaire qu'un de ces accès de puritanisme paranoïaque dont la société américaine nous a toujours donné l'exemple en matière de rock, de Led Zeppelin à Marylin Manson...

Comme pour de nombreux autres groupes de metal de la fin des années 70, le déclin n'allait pas tarder. Un live décevant en 87, suivi de l'album, pourtant tout à fait honnête Ram It Down en 88, la concurrence de groupes plus récents et le changement progressif des goûts musicaux du public, firent tomber le prêtre vieillissant de son trône. Une dernier déferlement de pure violence métallique, avec le fabuleux Painkiller et la prouesse vocale de sa chanson-titre, et Rob Halford quitta le groupe, entraînant la mise entre parenthèse de la carrière de celui-ci.

Après un long silence de plus de 6 ans, le groupe recruta le chanteur Tim « Ripper » Owens, fan intégriste de longue date et chanteur dans plusieurs groupes de tribute à Judas Priest (et dont, pour la petite histoire, le parcours a inspiré le récent film « Rock star » ), et se remit à la production de nouveaux albums studios. Mais, malgré un très correct Jugulator en 97, et en 2001, le faiblard Demolition, les années fastes semblent bel et bien révolues, et Judas Priest ne semble pas avoir été capable d'un nouvel élan comme son compatriote Iron maiden.

Rob Halford, pour sa part, n'est pas resté inactif. Outre diverses participations, on lui doit l'anecdotique groupe Fight, et le plus atypique Two, groupe electro-indus sous la houlette de Trent Reznor. Mais c'est surtout son dernier projet, le sobrement nommé Halford qui retient toute l'attention. Le titre du premier album (le deuxième étant sorti depuis peu), Resurrection, résume assez bien la situation : une flamboyante résurrection du Priest d'antan qui, musicalement parlant, écrase sans sourciller les possesseurs officiels du logo priestien.

Anécdote :
En 1990, les membres de Judas Priest ont été accusés, lors d'un procès très médiatisé aux Etats-Unis, d'avoir inséré dans leurs chansons des messages subliminaux "diaboliques", ayant poussé deux jeunes de Reno au suicide.
Le groupe sortit blanchi de cette affaire, qui était avant tout une attaque des censeurs américains contre le heavy metal, responsable à leurs yeux de corrompre la jeunesse.


Wikipedia en a des choses à dire

Genre : Heavy Metal / Hard rock
Origine : Birmingham, angleterre


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line-up :
Rob Halford : chant, harmonica
Glenn Tipton : guitare
K.K. Downing : guitare
Ian Hill : basse
John Hinch : batterie



Critique de l'Album


Birmingham, Angleterre, 1974. Voici maintenant 4/5 ans que LED ZEPPELIN, DEEP PURPLE, BLACK SABBATH et quelques autres ont mis au point les fondations du hard rock et du heavy metal anglais. Plusieurs autres groupes s'engagent dans la brèche d'un rock dur encore emprunt de psychédélisme. Issus des terres sombres et des forges de Birmingham tout comme BLACK SABBATH, un combo nommé JUDAS PRIEST (le nom a été inspiré d'une chanson de Bob Dylan, "The ballad of Frankie Lee and Judas Priest" ) ne sait pas encore qu'il va lui aussi révolutionner le fond et la forme de notre musique préférée pour les 3 décennies à venir (et nous l'espérons encore +). Avec un LED ZEPPELIN qui à l'époque se lance dans des compositions de moins en moins roots et plus expérimentales (House Of The Holy), et DEEP PURPLE qui tourne pour la première fois la page Ian Gillan, il était temps que la relève du hard-rock (UFO, THIN LIZZY, QUEEN ...) et du heavy metal (JUDAS PRIEST) soit assurée. Et JUDAS ne sait alors pas encore qu'il se posera en héritier de ce rock lourd, et aussi en instigateur (avec MOTORHEAD) quelques années plus tard de ce qu'on appellera le speed metal et de tout le look et la philosophie qui seront l'apanage du terme « metal ».

Influencés par la rock music, les songwriters (Bob Dylan, Joan Baez) et le rock dur alors en pleine effervescence, le bassiste Ian Hill s'associe en 1970 au blond guitariste K.K. Downing pour tenter de former un groupe original. Arrive ensuite le chanteur Al Atkins et le batteur John Ellis, vite remplacé par Alan Moore puis Chris Campbell. En 1973, alors que le groupe commence à se faire connaître au travers de concerts locaux, Atkins est viré du groupe, évincé par Rob Halford. Idem, pour le batteur Campbell remplacé par un certain John Hinch. Le quartet devient quintet avec l'arrivée d'un second et prolifique guitariste, Glenn Tipton. Le plus ancien et le plus beau duo de six-cordistes du heavy-metal est formé, même si musicalement et pour quelques années encore on sera loin des joutes guitaristiques caractéristiques de JUDAS. Ayant des compositions originales en gestation depuis pas mal de temps, le quintet se décide à entrer en studio pour accoucher d'un premier album.

Ce premier essai Rocka Rolla (sorti chez Gull Records) nous fait entendre les premiers cris d'un groupe qui se cherche encore, avec pourtant quelques caractéristiques qui seront renforcées dans les albums ultérieurs. Cette première marque de fabrique est la voix de Rob Halford. On est loin ici des vocaux martiaux et aigus des Defenders Of The Faith ou Painkiller, mais Rob a déjà ce timbre très particulier. Sa voix possède ici un certain groove ( "One For The Road", "Rocka Rolla" ), il lui arrive parfois de chanter de façon douce et sirupeuse ( "Winter Retreat", "Run Of The Mill" ) dans un registre plus grave que ce qu'il va nous réserver dans 3/4 albums ( "Dying To Meet You" ). Les ambiances font la place à un hard rock efficace mais plutôt gentillet ("Rocka Rolla" et son pont "folklorique" à la guitare), les guitares de la paire Downing/Tipton sont hard ou cool suivant les titres, et proposent des riffs simples et répétitifs. Certains titres sont expérimentaux, baignent dans une ambiance psychédélique voire ésotérique : l'étrange triplette "Winter"/"Deep Freeze"/"Winter Retreat", "Run Of The Mill" qui peut rappeler le SCORPIONS de la même époque (avec Uli Jon Roth) ou encore le sabbathien "Caviar & Meths". Le disque se termine avec un joli bonus, qui n'est autre que la reprise de « Diamonds & Rust » de Joan Baez. Un titre qui sera repris dans une autre version sur l'album Sin After Sin 3 ans plus tard, et aussi régulièrement en concerts (petit clin d'oeil soit dit en passant à l'extraordinaire version live époque Tim Owens, j'adore cette interprétation).

Rocka Rolla est un disque sympathique et très très différent de ce que proposera le PRIEST par la suite, même quand on le compare à des albums comme Sin After Sin ou Stained Class. Il n'est de ce fait pas réellement indispensable. Fans de speederies de la mort, vous ne trouverez pas votre compte ici, mais je vous encourage à jeter une oreille (voire les 2) sur ce disque, qui vaut surtout pour son intérêt historique (j'ai failli dire archéologique) et aussi pour sa fraîcheur. Car il y a malgré tout ce qu'on peut dire une aura spéciale sur ce disque, qui sera encore renforcée sur le suivant, puis définitivement perdue ensuite pour la cause du vrai heavy metal. Il n'y a pas vraiment de titres anthologiques de JUDAS PRIEST dessus, à part peut-être "Rocka Rolla" et "Never Satisfied". Ce premier album était tout à fait dans la lignée de ce qui se faisait à l'époque. Pour avoir vu des scènes d'époque, c'est assez étrange et drôle de voir Rob Halford avec des cheveux longs et des houppelandes, ou les autres musiciens avec chapeaux et chemises psychés. Autre temps, autres moeurs, mais quand on pense à tout l'attirail cuirs/clous qui va suivre 4 ans plus tard, ça laisse rêveur ... Musicalement, le groupe faisait déjà preuve d'un joli potentiel avec ce style d'époque. Nous dirons donc que les fondations sont ici présentes. Les premiers pas d'un futur géant.


"plusieurs avis valent mieux qu'un"
Judas Priest est une légende, un groupe ayant marqué plusieurs générations de hardrockeurs et métalleux au même titre que Black Sabbath et quelques autres. Les anglais ont aussi démarré leur carrière musicale bien avant leurs compatriotes d'Iron Maiden malgré un succès commercial un peu moins important.

Tout d’abord sachez que Rocka Rolla porte bien son nom et qu'il est plutôt rock'n'roll, et ceux qui s'attendent à trouver ici du heavy speed flamboyant à la Painkiller avec un gros son power et des soli supersoniques resteront sur leur faim.
Mais je rappelle que nous sommes en 1974 et que pour l'époque c'était un groupe plutôt brutal, à ce moment là le thrash et le death metal n'existait pas encore, les gars de Suffocation et Pestilence étant encore à la maternelle ou en train de prendre leur biberon.

Quoi qu'il en soit l'album démarre plutôt timidement avec One For The Road et Rocka Rolla qui à défaut d'être mauvais manque quand même singulièrement de punch. La suite est un peu plus enlevée et on appréciera certains bons morceaux de rock teinté de hard et de heavy.

Il faut patienter jusqu'à la fin de la piste 3 et le titre Cheater pour trouver les prémices de ce que deviendra la bande à Tipton and co : c'est à dire des riffs bien marqués et des soli brillants, agrémentés en plus sur ce morceau de passages d'harmonica du meilleur effet.
Never Satisfied est aussi dans cette veine et fait partie des temps forts de l'album.

On trouve aussi sur Rocka Rolla une longue balade de 8 minutes à la fin de laquelle Rob Halford esquisse quelques-uns de ces fameux cris aigus qui deviendront sa marque déposée.

Un premier essai mitigé au final, surtout quand on connaît la suite. Ça manque un peu de patate par rapport à ce que faisait Deep Purple ou Led Zeppelin à l'époque, comme sur Dying To Meet You, très psychédélique. Cependant les bases musicales de leur style sont sous-jacentes sur des titres un peu plus remuant, tel que Caviar And Meth., qui clôture l'album.

J'imagine que ce 11/20 ne satisfera personne, les "vieux de la vieille" l'ayant acheté à sa sortie (il doit pas y en avoir bezef ici en même temps) trouvant ça trop faible, et les fans hardcore de speed mélodique allemand pensant plutôt que ça vaut 6 au maximum. N'appartenant à aucune de ces deux catégories, je considère qu'il faut un juste milieu.

Bien sûr il n'y a ici aucun des classiques repris régulièrement sur scène par les anglais, mais les bases sont posées, et en les travaillant Judas Priest deviendra au fur et à mesure le très grand groupe que l'on connaît.
To be continued...


Format : MP3 (320 Kbs)

durée totale : 38 mn 43 s
présence pochette & livret : non

les titres de l'album :
1. One for the Road
2. Rocka Rolla
3. Winter / Deep Freeze / Winter Retreat / Cheater
4. Never Satisfied
5. Run of the Mill
6. Dying to Meet You
7. Caviar and Meths



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