René-Charles Francescatti, dit Zino Francescatti, né à Marseille le 9 août 1902, mort à La Ciotat le 17 septembre 1991, est un violoniste et pédagogue français. Zino Francescatti est un enfant prodige, il se produit en public avec le concerto de Beethoven à l'âge de dix ans. Ses débuts lui promettent une carrière brillante ; cependant, son départ pour les États-Unis avant la guerre et sa semi-retraite pendant la durée du conflit la mettent quelque peu en veilleuse. Francescatti garde toutefois intacte l'admiration de ses pairs, et après la guerre, surtout dans les années 1950, il est un virtuose mondialement demandé. Zino Francescatti jouait sur le Stradivarius de 1727, le Hart, qu'il a cédé en 1987 à Salvatore Accardo....(...page Wiki...)
Lorsqu’on lit les premières critiques des débuts américains, on perçoit très clairement la spécificité de son jeu : « Technique éblouissante, agrémentée, d’une sonorité lumineuse et unique que tous ses contemporains chercheront à imiter », (citation d’Henryk Szeryng, lors d’un concert à Marseille.) Nouveaux récitals, nouveaux triomphes. Immédiatement réengagé, Zino n’éprouve aucune difficulté à amadouer un public exigeant et chaleureux. Vite établie, sa réputation pousse de nombreuses villes à se porter candidates auprès de la Columbia pour une autre tournée. Reconnu définitivement non seulement comme le plus grand violoniste Français, mais aussi comme l’un des plus éminents violonistes du monde, il croit suivre son destin en regagnant l’Europe en décembre 1939, sans pourtant réaliser que sa véritable partie musicale se trouve maintenant aux Etats-Unis où sont constitués les points d’appuis de sa future carrière. ...Cheval de bataille des débuts américains, le concerto n°1 de Paganini dont l’interprétation reste unique, est de rigueur pour chaque nouvelle salle. En compagnie de son fidèle Stradivarius, Zino Francescatti parcourra tout les Etats-Unis et se produira avec les plus grands orchestres sous la Direction des chefs les plus prestigieux. Dans ses tournées mondiales avec son mari, Madame Francescatti nous raconta se souvenir des concerts en Israël, lorsque Zino jouait dix sept jours de suite pour contenter le public car la salle était trop petite. Il retourne en Israël en pleine guerre des six jours. On entendait le canon tonner. Zino demanda « que faites-vous ? » au chef d’orchestre, il s’entendit répondre : « Je reste » Alors je reste aussi répondit Zino et il resta à tel Aviv et à Jérusalem pour terminer sa tournée de concerts alors que la guerre faisait rage. Si Zino Francescatti donne les plus grandes oeuvres concertantes du répertoire, il aborde aussi la musique de chambre avec le même bonheur. Personne ne peut oublier le duo exceptionnel avec le pianiste Robert Casadesus, donnant des interprétations légendaires de Debussy, Ravel et surtout Beethoven. Puis le Maître espace de plus en plus ses prestations. C’est le 16 décembre 1975, qu’il donne son dernier concert à New-York avec le Philharmonique dirigé par Pierre Boulez, en présence de ses confrères et amis Isaac Stern, Igor Oistrakh, Itzhak Perlman, Pinchas Zukerman....(...WebSite...)
Jean Sibelius (1865-1957)
Concerto in D Minor for Violin and Orchestra, Op. 47 1 I. Allegro moderato 14:07 2 II. Adagio di molto 07:04 3 III. Allegro, ma non tanto 07:03
Max Bruch (1838-1920)
Concerto No. 1 in G Minor for Violin and Orchestra, Op. 26 4 I. Vorspiel - Allegro moderato 07:55 5 II. Adagio 07:53 6 III. Finale - Allegro energico 06:39
Zino Francescatti, New York Philharmonic, Leonard Bernstein (#1-3), Thomas Schippers (#4-6)