Turisas
The Varangian Way (2007)
Dans le Grand nord, il y a Le Viking Metal
FLAC (16 bit)

Turisas est une formation de Power/Folk Metal incorporant des éléments symphonique dans sa musique ainsi qu'une imagerie Viking un peu à la manière d'Amon Amarth ou Finntroll. Elle fait référence à un monstre marin de la mythologie finlandaise, parfois considéré comme le dieu de la guerre. Créé en 1997 par Mathias Nygård (Chant / Clavier) et Jussi Wickström (Guitare) à Hämeenlinna dans le sud de la Finlande, le groupe se prénomme tout d'abord Köyliö avant de changer de nom l'année suivante. Avant 2001 et après quelques changement dans le line-up, le groupe sort deux promos qui passent inaperçues puis signent un premier ep, The Heart Of Turisas, chez SB Productions. Il faudra attendre 2004 pour que leur premier album : Battle Metal, fasse des remous au sein de la scène et commence à faire parler d'eux, certains fans allant même jusqu'à inventer l'étiquette Battle Metal pour leur mélange de Power et de Folk Metal.
En 2005, le guitariste Georg Laakso est grièvement blessé dans un accident de voiture, ce qui le pousse l'année suivante à se retirer du groupe suivit peu après par le départ du clavieriste Antti Ventola. Pourtant Turisas continue de travailler sur son nouvel album qui sort en 2007, intitulé The Varangian Way toujours chez Century Media, faisant encore d'avantage parler d'eux. Deux accordéonistes Janne Mäkinen et Netta Skog sont recrutés pour les sessions live du groupe, mais seul ce dernier occupe aujourd'hui une place officielle chez Turisas. La formation finlandaise par sur la route avec Ensiferum, Týr et Eluveitie pour le Pagan Fest 2008 et a dailleurs immortalisé leur concert sur un dvd : A Finnish Summer With Turisas fin 2008.
Genre : Folk Metal, Viking Metal, Symphonic Rock
Origine : Finlande


line-up :
Mathias "Warlord" Nygård – chant, claviers
Jussi Wickström – guitare
Hannes "Hanu" Horma – basse
Tuomas "Tude" Lehtonen – batterie
Olli Vänskä – violon
Janne "Lisko" Mäkinen – accordéon
Antti Paranko - Chant (invité)
Jonathan Hutchings - Narrateur
The Varangian Way est le deuxième album studio du groupe de Folk metal finlandais Turisas. L'album est sorti le 17 juin 2007 sous le label Century Media Records.
Cette œuvre est un album concept, traitant du voyage d'un groupe de vikings à travers l'Europe de l'Est pour ouvrir la route commerciale des Varègues aux Grecs.
Critique de l'Album
Un beau matin, il y a plusieurs centaines d'années. Cinq cent un hommes embarquent dans trente navires, pour quitter leur Scandinavie natale. Ces hommes, ce sont les varègues. Ils sont fiers, ils sont valeureux. Et ils ne s'arrêteront pas tant qu'ils n'auront pas atteint Constantinople. Vous l'aurez compris, après nous avoir conté les batailles les plus sanglantes qui soient avec son viking metal belliqueux, Turisas s'oriente vers une musique plus orchestrale pour nous convier à cette splendide odyssée jusqu'au bout du monde.
Départ éclatant dans la gloire de l'aube avec LE tube de Turisas, "To Holmgard And Beyond". Orchestrations lumineuses, chant volontaire et déterminé, refrain d'anthologie pour exhorter l'équipage, tout est là pour démarrer l'aventure sous les meilleures auspices. Mais il y a surtout ce passage central, rehaussé d'accordéon, d'une batterie martiale de guitares rythmiques de tout premier ordre, quand surgissent les chœurs, profonds et virils, de tout l'équipage, que l'on imagine ramer comme un seul homme, rêvant déjà de conquêtes et de gloire. Un pur instant homérique. Le titre se termine en apothéose, répétant sans fin sa mélodie héroïque. Le voyage peut commencer. Ce qu'il y a de formidable avec The Varangian Way, c'est sa capacité à surprendre et à dépayser. Après une pareille entrée en matière, on pourrait légitimement penser que le reste de l'album va se contenter de rester dans cette veine. Eh bien non. Et même si l'album est bel et bien épique, il sait se montrer nuancé, nous contant toutes les étapes et les dangers d'un long périple semé d'embûches. Et ce, dès la piste 2, la majestueuse "A Portage to the Unknown". Une fois dissipée la bravoure des chœurs introductifs, le capitaine Mathias laisse voir ses doutes. Son chant clair est fébrile, en proie à l'hésitation, il incarne un capitaine désemparé, désormais loin de sa terre natale.
Mais au milieu du morceau, la tempête se déchaîne dans une pluie d'orchestrations tragiques, et Mathias retrouve tout son courage... et son chant viking. Les chœurs de l'équipage viennent lui répondre, pendant que la rythmique cogne sans discontinuer. On notera un passage central à l'accordéon particulièrement évocateur du climat mélancolique de ce voyage. "In the Court of Jarislief" constitue un court interlude où l'aspect folk de Turisas reprend le dessus. Nos fiers varègues se délassent chez un généreux hôte, qui n'est autre que Iaroslav le Sage, Grand-prince du Rus' de Kiev. Un moment de repos bien mérité après tant d'aventures en mer. Les festivités sont rythmées au son du violon et de l'accordéon, dont le rythme frénétique s'accélère perpétuellement jusqu'à ce que l'équipage - et l'auditeur - s'enivre et perde la tête. La nuit tombe. Pendant que les varègues se reposent enfin, "Five Hundred And One" nous fait part des réflexions nocturnes d'un Mathias qui ne parvient pas à trouver le sommeil. Puis le matin ressurgit, et le final du morceau intervient à point nommé pour relancer le voyage. Chœurs dantesques, orchestrations intrépides, rythmique évoquant le tangage des navires en partance pour le lointain... à coup sûr un des passages les plus extraordinaires de l'épopée.
Les guerriers peuvent repartir le cœur plein d'un élan nouveau. Pas le temps de se réjouir trop longtemps, voici "The Dnieper Rapids" , de loin le morceau le plus cinématographique de l'album. Ultime péril avant d'atteindre le but tant convoité. Rythmique urgente, débauche symphonique affolante, chœurs féminins au diapason et refrain dévastateur soulignent le danger omniprésent des torrents furieux qui menacent d'emporter la flotte varègue.Mais l'équipage tient bon. Et nous y voilà enfin ! Constantinople est en vue. C'est dans un déluge d'orchestrations que la cité apparaît à nos varègues épuisés, à l'occasion d'un "Miklagard Overture" d'anthologie. Long de huit minutes, le morceau nous sort le grand jeu : introduction mélancolique à l'évocation de tout ce chemin parcouru, refrain assoiffé de conquête (« Constantinopolis ! »), chœurs féminins imposants. Et bien entendu, final symphonique orgiaque célébrant toute la majesté de la grandiose cité byzantine : « Greatest, greatest of all, Miklagard ». Puis, c'est le silence. Est-ce fini ? Eh bien peut-être pas. Si vous possédez l'édition limitée de l'album, alors vous disposez d'un bonus fort sympathique, un titre culte de Turisas : « Rasputin » ! Oui, oui, le titre disco de Boney M à la sauce viking metal. C'est fun, c'est rythmé, et c'est un incontournable en live. Turisas s'est magnifiquement approprié ce morceau.
Nous voici cette fois arrivé au bout de l'aventure. Turisas a renoncé à la furie des batailles pour des tentations symphoniques, et c'est un pari entièrement réussi. En fin de compte, il est juste dommage que "Cursed Be Iron" se laisse aller à un bourrinage sans rapports avec la finesse du reste de l'album. Pas un mauvais morceau en soi, mais il aurait davantage eu sa place sur Battle Metal. Vraiment pas de quoi ruiner l'aura d'un album chiadé, fort de son atmosphère d’odyssée maritime, de ses arrangements titanesques et d'un leader décidément inébranlable.
"plusieurs avis valent mieux qu'un"
Un chef d'oeuvre tout simplement :
Turisas a démontré par cet album l'incroyable talent qu'ont les Finnois à produire des oeuvres d'art.
L'album, dès la première chanson To Holmgard and Beyond, annonce la couleur, on sent que cela sera épique.
L'alliance guitare-accordéon est magistrale et vous met une telle baffe qu'on en reste pantois.
Avec la deuxième chanson, A Portage to Unknown, le génie apparait dans toute sa grandeur. Reprendre des thèmes musicaux russes célèbres est sans pareil. On retrouve cela également dans la cinquième : In the Court of Jarisleif. Ces alliances de modernité et de tradition emportent l'auditeur encore plus loin qu'on ne l'aurait espéré.
Quand on passe à Cursed By Iron, on tombe sur un titre qui mélange à la fois passages ultra-violents et d'autres si calmes que se pourraient être des berceuses. Le tout donne un rendu génial. Mais le titre tire malheureusement un peu en longueur, ce qui lui ôte de son charme.
Fields of Gold continue sur la lancée de la précédente et reste bien agencé sans être le titre phare, à mon avis.
Comme déjà dit, In the Court of Jarisleif reprend la tradition musicale russe et surtout vous donne envie d'attraper une corne remplie de bière au vol et de vous mettre à danser le kazatchok.
Passant à Five Hundred and One, on rentre dans l'histoire, la chanson décrivant le serment d'allégeance des Varègues à l'Empereur Byzantin : "Go now, and don't look back!
Give my greetings to the Greek King!". Le titre reste majestueux.
La septième : The Dnieper Rapids montre le passage de l'équipage sur les flots tumultueux de la rivière ukrainienne. Un des passages vers le milieu de la chanson le met en musique de façon si parfaite qu'on se croirait sur le Herkskip avec eux, en train de subir les remous de l'eau.
Et enfin l'album se termine par la logique Miklagard Ouverture : l'arrivée à Constantinople. La splendeur de la chanson laisse transparaitre la magnificence de la Sublime Porte. On a l'impression de mettre les pieds dans une cité où l'or apparait à chaque coin de rue. Musicalement on retrouve le calme et la sérénité.
L'envolée épique est théâtrale et me donne l'impression de me retrouver en face de l'Empereur dans sa salle du trône.
Mais pour une description plus musicale, je dirais, somme toute, que les riffs de guitare sont peut-être simples, mais d'une efficacité dévastatrice.
La voix, qu'elle soit posée ou gutturale se défend particulièrement bien, ainsi que les choeurs qui vous donnent une chair de poule vous parcourant l'échine.
Quant aux arrangements et autres instruments (en particulier l'accordéon), ils sont très bien agencés.
Il est juste dommage que, pour ceux qui possèdent l'édition simple, il n'y ait pas Rasputin dessus.
Une dernière remarque, il semblerait selon mon interprétation, que le groupe se soit inspiré de l'histoire d'Harald III de Norvège et son service au passé chez le roi Iaroslav de Kiev et l'impératrice Zoé.
Format : FLAC (16 bit)
durée totale : 50 mn 20 s
présence pochette & livret : non
les titres de l'album :
1. To Holmgard And Beyond
2. A Portage To The Unknown
3. Cursed Be Iron
4. Fields Of Gold
5. In The Court Of Jarisleif
6. Five Hundred And One
7. The Dnieper Rapids
8. Miklagard Overture
9. Rasputin
10. To Holmgard And Beyond (Single Edit)
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