Aerosmith - Aerosmith - 1973
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ARTISTE
Aerosmith est un groupe de hard rock américain fondé en 1970 à Boston aux États-Unis par Steven Tyler, chanteur à l'origine batteur, et Joe Perry, guitariste. Le groupe a connu une première vague de succès au début des années 70 avec l'album Toys in the Attic, vendu à 4 millions d'exemplaires et propulsant les Toxic Twins (surnom donné aux deux fondateurs en raison de leurs excès d'alcool et de drogue) en tant que symboles de la scène hard rock américaine au même titre que Kiss. Puis le groupe connait un long passage à vide, concrétisé par le départ de Perry entre 1977 et 1984. Par la suite, Aerosmith s'est refait une santé musicale avec quelques albums jugés trop commerciaux par la critique, mais réussissant à trouver un large public grâce à un mélange de hard rock 70's aux racines blues et de balades pop efficaces.
L'ALBUM
Forces Parallèles
"Un chemin de mille lieues commence toujours par un premier pas" (Gérard Lenorman) (ou Lao-Tseu) (je les confonds à chaque fois).
C’est en janvier 1973 que sort le premier album de la formation qui deviendra un des plus grands groupes américains de rock. Exemplaire dans sa longévité, sa stabilité (à l’exception des années 1979-1984, ce sont les mêmes membres depuis le début !) et sa capacité à rebondir, AEROSMITH a aiguisé ses couteaux dans les campus de la côte Nord-Est entre 1970 et 1972. Son blues-rock franc du collier tape dans les oreilles d’une huile de Columbia à la mi-1972 et hop, le contrat.
Cette première pierre dans l’édifice des Bad Boys de Boston recevra un succès d’estime non négligeable, mais ne laissera pas d’empreinte dans les charts. Cet album est très honorable, et jette toutes les bases de ce qui fera la gloire de la bande à TYLER. Les huit pistes montrent une équipe bien rôdée, qui maîtrise les tenants et les aboutissants du genre : un rock agressif, pêchu, à base de blues et de riffs efficaces – ceux qui veulent à tout prix lui flanquer une étiquette ‘hard-rock’ parce que les grattes sont un poil plus saturées que chez les STONES sont convoqués dans mon bureau demain matin 8h, ils entendront parler du pays.
AEROSMITH, c’est un peu la version east coast de ZZ TOP (des Ricains comparables par leur longévité, leur succès et leur stabilité). Moins boogie et moins roots que leurs cousins texans, plus mélodiques aussi, leur force se trouve nichée dans leur incroyable frontman : Steven TYLER, qui a écrit tous les morceaux (sauf « Walking the Dog » qui est une reprise), possède une voix terriblement moderne qui sort AEROSMITH de la vaste masse des groupes de l’époque (car pour le reste, cet album ne fait montre d’aucune originalité particulière). Ce félin androgyne à la bouche jaggerienne envoie un chant rebelle multi-facettes. Le matou de gouttière sait être chef de gang dans l’énergie et la gouaille, ou hyène blessée dans les aigus (ces cris dans « Dream On »…). Sa voix de voyou interpelle, attaque, emmène, elle transpire le rock de partout.
Les quatre autres musicos assurent derrière : PERRY et WHITFORD, sans être des guitar heroes (ils n’ont pas la virtuosité ou le feeling d’un GIBBONS, pour continuer le parallèle avec ZZ TOP), témoignent déjà d’une complémentarité étonnante. La section rythmique est excellente, avec une mention spéciale pour HAMILTON, dont les lignes sont plus percutantes que celles de nombreux collègues.
De ce premier album, on retiendra les riffs classiques mais accrocheurs (« Make It »), un long boogie-rock qui arrive à échapper à l’ennui et même à convaincre car le groupe est à fond (« One Way Street »), le solo voix/guitare de « Somebody », et deux morceaux qui sortent du lot car mieux écrits : « Mama Kin », simple et entêtant, devenue une incontournable de toutes leurs tournées depuis ; et bien sûr le slow « Dream On » dont les guitares sonnent comme un clavecin funèbre, et sur laquelle TYLER va nous faire chialer pendant 40 ans. Magnifique. Je confesse également un faible pour la flûte (jouée par le chanteur, au four et au moulin…) qui accompagne le riff de « Walking the Dog ».
L’authenticité de ce premier vinyle lui a permis de franchir les années sans trop vieillir, et avec le recul, il est en bonne place dans la discographie d’AEROSMITH.
Rock Fever
Comme son nom l'indique, Aerosmith, sorti en 1973, est le premier album du groupe de hard-rock américain Aerosmith, originaire de Boston, et constitué de Steven Tyler, Joe Perry, Brad Whitford, Tom Hamilton et Joey Kramer. La pochette, moche, ne propose pas encore le fameux logo du groupe, il faudra attendre Get Your Wings (album suivant) pour ça. En revanche, cet album enregistré en à peine deux semaines et produit par Adrian Barber propose déjà quelques grands classiques des Bostoniens (deux, pour être précis), et malgré une production assez faiblarde (sans être catastrophique non plus) et deux-trois titres moyens, ce premier album est assez intéressant.
Les deux classiques, tout le monde les connaît, il s'agit de Mama Kin et de l'immense, du magistral Dream On, une des premières ballades hard de l'histoire, gros classique faisant partie des chansons les plus emblématiques des Duponts Volants avec Lord Of The Thighs, Walk This Way, Sweet Emotion et Janie's Got A Gun. Que dire sur Dream On, à part que Steven Tyler y chante comme rarement il le fera par la suite ? Aerosmith premier du nom offre aussi une reprise assez efficace du Walkin' The Dog de Rufus Thomas, chanson plusieurs fois reprise (The Sonics, Flamin' Groovies...), ici dans une version vraiment excellente. En revanche, si Somebody et One Way Street sont très bonnes, ce n'est pas vraiment le cas de Movin' Out et Write Me, deux chansons assez banales, mineures, du niveau de celles de Draw The Line (1977). Mais ce très court (35 minutes) premier album demeure assez réussi, plus de bonnes chansons que de mauvaises. Pour un premier album, c'est plus qu'honorable.
Aerosmith est donc un disque très bon, à conseiller aux amateurs de hard rock et aux fans du groupe qui ne l'auraient pas encore écouté (s'ils sont fans, c'est cependant peu probable). Sous une pochette hideuse se cache un petit disque de hard-rock à tendance stonienne et glam, bien interprété, avec une petite poignée de classiques qui feront que l'album devienne double platine et 21ème au Billboard ricain. Le meilleur, cependant, sera à venir, pour Aerosmith, mais ils n'ont pas à avoir honte de ce premier effort !
TRACKLINSTING
| 1 | Make It | 3:40 |
| 2 | Somebody | 3:45 |
| 3 | Dream On | 4:28 |
| 4 | One Way Street | 7:02 |
| 5 | Mama Kin | 4:29 |
| 6 | Write Me A Letter | 4:12 |
| 7 | Movin' Out | 5:02 |
| 8 | Walkin' The Dog | 3:13 |
Notes
Disc made in Japan by JVC for the U.S. market
Inserts printed in U.S.A.