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David Bowie - David Bowie - 1967 - FLAC - 44100 HZ / 16 Bit - torrent


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Download David Bowie - David Bowie - 1967 - FLAC -  44100 HZ / 16 Bit - torrent




Torrent Description

David
Bowie - David Bowie - 1967
EAC Rip [FLAC] -  44100 HZ / 16 Bit -

R-4464416-1452426772-2931.jpeg.jpg


ARTISTE



David Bowie,
nom de scène de David Robert Jones, né le 8 janvier 1947 à Londres dans le
quartier de Brixton (Royaume-Uni) et mort le 10 janvier 2016 à New York dans le
quartier de Manhattan (États-Unis), est un musicien, chanteur,
auteur-compositeur-interprète, producteur de disques, peintre et acteur
britannique.



Après des
débuts entre folk et variété dans la seconde moitié des années 1960, et un
détour par le mime, il se fait connaître du public, en 1969, lorsque son titre
Space Oddity entre dans le top five des meilleures ventes au Royaume-Uni. Mais
c'est trois ans plus tard, en 1972, que Bowie devient réellement une vedette
par l'intermédiaire de son alter ego décadent, Ziggy Stardust. Il s'impose
alors, appuyé par le guitariste Mick Ronson, avec un glam rock sophistiqué et
apocalyptique et des spectacles flamboyants. À cette époque, il produit et
collabore aux carrières en solo de Lou Reed et d'Iggy Pop.



Pendant le
reste de la décennie, il s'intéresse aux musiques noires (R'n'B, soul et funk)
puis à la musique électronique émergente, créant des mélanges nouveaux
notamment avec la complicité du producteur et musicien Brian Eno, pour ce qu'on
appellera la « trilogie berlinoise », Low, "Heroes" et Lodger,
considérée comme un de ses sommets artistiques. Dans les années 1980, il
connaît, avec la sortie de Let's Dance, le plus grand succès commercial de sa
carrière (1983), devenant une vedette mondiale grand public et remplissant les
stades avec une musique orientée vers la pop. Cependant, il finit la décennie
avec un revirement complet, en s'associant au groupe de garage rock, Tin
Machine. Dans les années 1990, il retourne à un style plus expérimental
intégrant les influences de musiques contemporaines telle la techno et le drum
and bass. Absent de la scène musicale à partir de 2004, Bowie ne fait plus de
tournées depuis le Reality Tour entre 2003 et 2004, et sa dernière prestation
sur scène remonte à 2006. Il sort cependant un album en 2013, The Next Day, et
son dernier album studio, Blackstar, sort le 8 janvier 2016, deux jours avant
sa mort.



Durant plus de
cinq décennies d'une carrière marquée par des changements fréquents de style,
une réinvention permanente de son personnage et de ses approches musicales, il
s'est imposé comme un des artistes musicaux les plus originaux, les plus
importants et novateurs de la musique pop et rock, au point que de très
nombreux artistes se sont réclamés de son influence. Il a vendu plus de 140
millions d'albums dans le monde. Il est intronisé au Rock and Roll Hall of Fame
en 19965. En 2004, le journal Rolling Stone le place en 39e place de son Top
100 des « Meilleurs artistes de tous les temps », et 23e de sa liste des «
Meilleurs Chanteurs de tous les temps ».



Il a également
mené en parallèle une carrière cinématographique. Son fils Duncan Jones est
réalisateur de films.



L’ALBUM



Forces
Parallèles


Et si DAVID
BOWIE avait donné le meilleur de lui-même dans les années 60 ? Et si cette
période de galère, qui le voit tâtonner vainement à la recherche du succès et
tenter les expériences musicales et théâtrales les plus diverses, avait été la
plus fructueuse ? L’adversité nourrit l’inspiration bien plus que le confort,
et ce merveilleux premier album, né dans le doute, le prouve aisément. Car
BOWIE, rappelons-le, n’est pas apparu d’un coup de baguette magique pendant ce
fameux été 1969 au cours duquel il parvient enfin à toucher brièvement le grand
public avec la sympathique mais pataude « Space Oddity ». Au contraire, cela
fait déjà plusieurs années qu’il écume les salles anglaises, se produisant sous
le nom de Davie (ou Davy) Jones, accompagné de groupes tels que THE LOWER THIRD
ou THE BUZZ.



Une évidence
doit donc être rappelée : né en 1947, BOWIE est à quelques années près de la
génération des Pete Townshend, Roy Wood ou Jeff Lynne… Sa percée plus tardive
(que l’on peut dater de 1972) ne doit donc pas occulter le fait que, comme pour
eux, la seconde moitié des années 60 fut son terrain de jeu. C'est à cette
époque qu’il trouve sa vraie vocation, qu’il se goinfre de l’incroyable
atmosphère de créativité londonienne et compose ses premières chansons.
Surtout, c’est au cours de ces années-là qu’il commence sa longue carrière
d’imitateur de génie, courant après toutes les modes musicales pour les plagier
et les transcender, sans jamais rien inventer mais en dévoilant la quintessence
de tous les genres qu’il s’approprie.



Dès 1966,
David Jones se joint ainsi à l’hystérie mod, signe chez Pye et lâche une
poignée de singles explosifs, classieux et affutés. Mais sa musique résonne
dans le vide… La concurrence est rude et tout le talent qu’on peut y entendre –
non pas sous une forme brute, mais déjà raffiné et minutieux – ne suffit pas à
ouvrir les portes du succès. Assoiffé de reconnaissance, fou d’ambition, le
jeune prodige est frustré. Viré de son label, il trouve refuge chez Deram où
son manager Ken Pitt lui dégotte un contrat pour un album entier. En novembre
1966 commence ainsi la gestation d’un petit chef d’œuvre oublié qui, à l’ombre
de sa discographie des années 70, n’en est pas moins un disque passionnant.



L’enregistrement
prend plusieurs mois et l’album est prêt en février 1967. Rompant avec le style
mod et ses strictes influences R&B, BOWIE amorce en studio une mutation à
travers laquelle il pose les bases de sa carrière à venir. Fasciné par l’acteur
et chanteur ANTHONY NEWLEY, dont la chanson « Strawberry Fair » est pour lui
une révélation, il intègre l’influence du Music-Hall et transforme sa manière
de composer et de chanter. Le premier single issu de cette évolution est «
Rubber Band » : intense et mélodramatique, c'est un festival maniéré de
trompette, hautbois et tuba… Une délicieuse fanfare néo-édouardienne qui
possède un arôme paradoxal, à la fois désuet et typiquement 60’s.



Car BOWIE, en
se tournant vers le Music-Hall, est en fait pleinement dans l’air du temps. A
la même époque, les BEATLES prennent une direction semblable avec « When I'm
Sixty-Four », suivant en cela la voie ouverte par les géniaux KINKS (« Sunny
Afternoon ») et bientôt arpentée par Jeff Lynne et THE IDLE RACE. Et le reste
de l’album est tout aussi réussi, enveloppé d’une mélancolie délicate et
magnifié par des arrangements d’orfèvre. Ainsi, « Sell me a Coat » et « Love
You Till Tuesday » sont des petites sucreries exquises et teintées d’amertume,
alors que « Little Bombardier » est une sorte de valse triste. A la façon de «
She’s Got Medals », aussi entraînante que futile, tout le disque repose sur un
équilibre fragile entre finesse et dérision et constitue un assemblage
intrigant de chansonnettes mémorables.



Il y a bien ça
et là quelques dérapages. « Please Mr. Gravedigger » est une ridicule narration
finale, largement superflue. Mais à l’inverse, l’écoute de la douce « There Is
a Happy Land » ou de la trépidante « Join the Gang » révèle l’essentiel :
l’album est l’un des meilleurs de BOWIE, de très loin supérieur aux
insupportables Space Oddity et Young Americans ou à tout ce qu’il a pu faire
depuis Let’s Dance, sa créativité s’effondrant au fur et à mesure de son
embourgeoisement. Hélas, lorsqu’il sort en juin 1967 après plusieurs mois
d’atermoiements de Deram, c'est un échec monumental alors même qu’il était en
phase avec les goûts de l’époque. Sans doute lui manque-t-il la colonne
vertébrale plus pop-rock qui permet à Paul McCartney ou à Ray Davies de
connaître la gloire avec la même recette.



Malgré cela,
ce premier album est crucial pour BOWIE. Le maniérisme, le côté théâtral et la
sophistication vont demeurer sa marque de fabrique et s’exprimer à partir de
décembre 1967 au sein du spectacle Pierrot in Turquoise. Aux côtés du mime et
danseur Lindsay Kemp, autre influence majeure de ses jeunes années, il y
perpétue un temps le même style de musique avant de commencer à évoluer vers le
folk plus sombre et dépouillé de Space Oddity. Le reste appartient évidemment à
l’histoire. Mais les réussites ultérieures ne doivent pas faire oublier ce coup
de maître initial. En 1967, BOWIE sort un disque que l’on ne saurait traiter
avec condescendance sans commettre une injustice et manquer quelque chose
d’essentiel à la compréhension de cet artiste.



Sens Critique



Voici un album
que, comme de très nombreux fans de Ziggy, Aladdin, Thin White Duke, etc.,
j'avais largement méprisé quand je l'avais découvert au milieu des années 70 :
pas assez rock, avec son orchestration très "variétés
internationales", trop souvent ridicule avec ses petites histoires
tellement anglaises de freaks désaxés, frustrés (a posteriori, il y a du Tim
Burton dans cette galerie bizarroïde, mais un Tim Burton rose pastel plutôt que
noir d'encore...), parfaitement "anecdotique" quand on l'écoutait
dans la perspective de la révolution que Bowie allait mener à lui seul quelques
courtes années plus tard. La magnifique - pesons nos mots - réédition
"Deluxe Edition" de 2010 permet sans se désavouer de reconsidérer ce
travail de jeunesse de l'un des plus importants musiciens de l'histoire du
rock. Et, surprise, surprise, une fois la barrière "sonore" levée par
une remasterisation prodigieuse qui ajoute une élégance incroyable à
l'orchestration (toujours aussi légère, mais cela devient désormais une qualité
!), on se surprend à re-découvrir des mélodies qui ne feraient pas honte au
milieu de "Hunky Dory" (les passerelles sont en fait nombreuses entre
les deux albums...), un travail vocal de Bowie risqué et étonnant, avec un jeu
permanent sur les accents, les intonations, les expressions qui transforme
chaque chanson en un mini-morceau de bravoure, des textes ambitieux qui
s'éloignent franchement des sempiternels "I Love You" de la pop music
sans tomber pour autant dans la prétention auteuriste, et une petite poignée de
morceaux fantastiques qui, interprétés avec plus d'ambition ou de rigueur,
figureraient sans problème parmi les meilleures compositions de toute la longue
carrière de Bowie. Pas si mal, non ? Alors, oui, il est vrai que ce disque
précieux et alambiqué, où s'entendent les influences tordues de Syd Barrett
comme de la variété anglaise pré-rock, n'est pas pour tous les goûts. Pour moi,
paradoxalement, il déborde aujourd'hui d'une sorte de magie lumineuse,
précieuse, qui n'aura guère d'équivalent dans la discographie ultérieure de
Bowie.



TRACKLINSTING 

1Uncle Arthur2:07
2Sell Me A Coat2:58
3Rubber Band2:17
4Love You Till Tuesday3:09
5There Is A Happy Land3:11
6We Are Hungry Men2:58
7When I Live My Dream3:22
8Come And Buy My Toys3:24
9Join The Gang3:48
10She's Got Medals2:07
11Maid Of Bond Street2:17
12Please Mr. Gravedigger2:23

Crédits


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