Buzzcocks
- Singles Going Steady
EAC Rip [FLAC]
:format(jpeg):mode_rgb():quality(90)/discogs-images/R-1138396-1196430091.jpeg.jpg)
:format(jpeg):mode_rgb():quality(90)/discogs-images/R-1138396-1196430721.jpeg.jpg)
:format(jpeg):mode_rgb():quality(90)/discogs-images/R-1138396-1196430699.jpeg.jpg)
ARTISTE
Buzzcocks est
un groupe de punk rock britannique, originaire de Bolton, Manchester. Ils sont
l'un des groupes anglais les plus prolifiques de la première vague punk/new
wave (1977).
Pete Shelley,
de son vrai nom Peter Mc Neish, grandit à Leight dans la banlieue de Manchester.
Fan de T. Rex et de Roxy Music, il se lie, en 1975, avec Howard Devoto,
rencontré àl'Université de Bolton, et admirateur comme lui du Velvet
Underground. Après avoir lu un article sur les Sex Pistols dans le magazine
NME, ils se rendent à Londres pour les voir en concert.
Ils forment le
groupe juste après en février 1976. Leur premier concert a lieu le 1er avril
dans leur ancien collège. Le 4 juin, ils font venir les Pistols à Manchester
pour un concert au Free Trade Hall (devant les futurs membres de Joy Division,
The Fall et The Smiths). N'ayant pas réussi à recruter d'autres musiciens à
temps, ils ne peuvent hélas en assurer la première partie. Ils se rattrapent en
juillet lors du second concert des londoniens à Manchester. Dans l'urgence, ils
recrutent un bassiste Steve Diggle et un batteur de seize ans, John Maher. Le
nom Buzzcocks est choisi en référence à un article du magazine Time Out, qui
titrait It's the Buzz, Cock! sa chronique de l'émission télé Rock Follies. Le
terme Buzz signifie l'excitation de jouer sur scène, alors que "cock"
signifie copain ou pote en argot de Manchester (bien que le terme buzzcock
puisse aussi signifier vibromasseur en argot). Ils accompagnent à plusieurs
reprises les Sex Pistols ou The Clash et participent le 22 septembre 1976 au
premier festival punk organisé au 100 Club à Londres par Malcolm Mac Laren,
avec The Damned, The Vibrators et Stinky Toys.
Avec de
l'argent emprunté, ils financent une journée à l'Indigo Sound Studio, à l'issue
de laquelle ils sortent Spiral Scratch, le premier disque auto-produit du punk
rock anglais. Produit par Martin Hannett, futur producteur de Joy Division et
des Happy Mondays, cet EP quatre titres, tout d'abord pressé à 1 000
exemplaires, a un impact très fort sur la scène punk de 1977, notamment avec le
titre phare Boredom qui devient un hymne punk. Finalement, ils parviendront à
en vendre plus de 16 000 copies.
Devoto quitte
le groupe après seulement onze concerts en février 1977, avant l'enregistrement
du premier album, et fonde le groupe Magazine. Diggle le remplace à la guitare
et Garth Smith prend la basse. Le second single Orgasm Addict des Buzzcocks qui
sort en septembre 1977 créé le scandale et est immédiatement censuré par la
BBC, contribuant à la notoriété du groupe. Le premier album Another Music in a
Different Kitchen est une réussite emblématique du mouvement, morceaux courts,
nerveux, incisifs. Les albums suivants conservent la même énergie maîtrisée.
Le style de
Buzzcocks apparaît comme une tentative réussie de concilier l'esprit et la
créativité de la pop britannique (The Beatles, The Kinks, The Who…) avec
l'urgence, l'énergie, le do it yourself et le minimalisme du punk rock. Le son
des Buzzcocks est à la fois varié et très reconnaissable : des guitares «
cristallines » amplifiées par des lampes ; une basse ambitieuse et humble à la
fois, une batterie toujours en soutien malgré un jeu de cymbales un peu soutenu
parfois. Le chant est à l'avenant, aux limites et au-delà. Pete Shelley chante
l'essentiel des compositions, parfois relayé par Steve Diggle qui a réalisé des
albums en solo et compose dès 1977 des morceaux emblématiques du groupe
(Harmony in My Head).
L’ALBUM
XSilence
En 1979, les
Buzzcocks sortent déjà un best-of destiné au marché américain. Hum, un
best-of... un peu prématuré non ? Eh bien pas du tout messieurs. Parce que
premièrement les Buzzcocks en 1 an et demi d'existence discographique (si l'on
excepte bien sûr l'historique EP Spiral Scratch) ont déjà sorti 3 albums et
deuxièmement parce que les Buzzcocks étaient parmi les plus doués de cet ogre
punk anglais qui bouffera tout sur son passage.
Singles Going
Steady vous propose dans sa version originale 8 singles et leur face B. Et
alors là, on peut se poser des questions sur la nature humaine de ces Anglais :
qui, mis à part les Clash bien sûr, peut se targuer d'une telle masse de titres
aussi fabuleux les uns que les autres dans une si courte période ? Parce qu'il
faut être sacrément de mauvaise foi pour trouver une seule fausse note à ce
best-of. Du délirant "Orgasm Addict" à l'entêtant "Something's
Gone Wrong Again", tout y est enchanteresque. A l'image des meilleurs
groupes punk, les Buzzcocks avaient les références nécessaires pour parvenir à
un résultat finalement grandiose comme le prouve "Why Can't I Touch
It" évoquant Can période Ege Bamyasi (aidé en cela par leur batteur
virtuose John Maher).
Mais les
Buzzcocks, c'est avant tout ce mélange particulier entre punk rock et pop
romantique dans lequel s'engouffreront pas mal de groupes mais sans jamais
atteindre les sommets édifiés par les Mancuniens telles que "I Don't
Mind", "Lipstick" ou l'immortelle "Ever Fallen In Love
?". Cette chanson devrait être classée au patrimoine de l'Unesco et
étudiée en classe préparatoire...
La réédition
2001 ajoute pas moins de 8 titres faisant grimper la galette à 24 chansons. Ce
qui pose le problème de la quantité puisqu'il est toujours très difficile de
garder une certaine fluidité d'écoute avec plus de 20 titres. Mais bon... qui
irait se plaindre d'en avoir trop ? Parce qu'à l'image de la face B sensationnel
"Raison d'Etre", les 8 supplémentaires ont parfaitement leur place
ici.
Si c'est votre
première écoute de ce groupe, Singles Going Steady devrait normalement vous
procurer des sensations nouvelles vous encourageant à acquérir au plus vite les
essentiels que sont les 3 premiers albums des Buzzcocks. Et si ce n'était une
compilation mais un véritable album, je jugerai bien Singles Going Steady
intemporel. Mais pour ne pas faire de la peine à certains râleurs vigiles à ce
genre de manquement éthique, je retiendrai ma notation à exceptionnelle.
TRACKLINSTING
| 1 | Orgasm Addict | 2:02 |
| 2 | What Do I Get? | 2:55 |
| 3 | I Don't Mind | 2:19 |
| 4 | Love You More | 1:50 |
| 5 | Ever Fallen In Love (With Someone You Shouldn't've)? | 2:42 |
| 6 | Promises | 2:37 |
| 7 | Everybody's Happy Nowadays | 3:13 |
| 8 | Harmony In My Head | 3:09 |
| 9 | You Say You Don't Love Me | 2:54 |
| 10 | Are Everything | 3:59 |
| 11 | Strange Thing | 4:10 |
| 12 | Running Free | 3:14 |
| 13 | What Ever Happened To? | 2:15 |
| 14 | Oh Shit! | 1:38 |
| 15 | Autonomy | 3:45 |
| 16 | Noise Annoys | 2:53 |
| 17 | Just Lust | 3:02 |
| 18 | Lipstick | 2:39 |
| 19 | Why Can't I Touch It? | 6:37 |
| 20 | Something's Gone Wrong Again | 4:36 |
| 21 | Raison D'Être | 3:34 |
| 22 | Why She's The Girl From The Chainstore | 2:26 |
| 23 | Airwaves Dream | 3:54 |
| 24 | What Do You Know | 3:15 |
Crédits
- Arranged By – Buzzcocks (tracks: 1 to 6, 12 to 18)
- Engineer – Alan Winstanley (tracks: 8, 13, 20), Doug Bennett (tracks: 2, 3, 5, 6, 14 to 18)
- Engineer [Assistant] – Nick Froome* (tracks: 9, 21)
- Mixed By – Martin Rushent (tracks: 2 to 6, 14 to 18)
- Other [Liner Notes] – Mark Paytress
- Other [Project Co-ordination] – Nigel Reeve, Viv Barber
- Producer – Martin Hannett (tracks: 10, 11, 22, 23), Martin Rushent (tracks: 1 to 9, 12 to 21, 24)
Notes
Compilation originally released in 1979. Digitally remastered at Abbey Road. Tracks 9 to 12 and 21 to 24 are bonus tracks. Includes 12 page booklet with the 7" cover art.
LC 0542
bel/BIEM
Barcode: 7 24353 44422 8
Catalogue number:
7243 <b>5 34442 2</b> 8
F: PM 516
5344422
Digital remasters ? 2001. ? © EMI Records Ltd. Manufactured and distributed by the EMI Music Group Australasia. Made and printed in Australia.