Louis Lortie plays Chopin, Vol. 5
2017

Louis Lortie, né à Montréal le 27 avril 19591, est un pianiste québécois....
(...page Wiki...)Comme les versions précédentes de la série Chopin de Louis Lortie pour Chandos, ce cinquième volume, présentant trois ensembles de Mazurkas, chacun couronné par une Polonaise, ainsi que l'Allegro de concert, est magnifiquement programmé en termes de variété d'affect. Si Lortie savoure les qualités caractéristiques de son Fazioli, ce sont les qualités argentées des pianos de l'époque de Chopin qui semblent être son idéal tout au long. Les sons sveltes et fluides qu'il crée sont idéaux pour élucider la polyphonie inimitable de Chopin et animer la riche kinesthésie de la musique. Tout a été capturé avec sensibilité par les ingénieurs de Chandos.
Dans ses superbes notes de livret, Jeffrey Kallberg décrit l'Allegro de concert comme étant à l'origine d'un «troisième concerto embryonnaire que Chopin colporta aux éditeurs en 1834». Le fait que ce soit loin du meilleur Chopin n'empêche pas Lortie de le traiter avec soin et imagination. Le résultat est une performance qui met en évidence les forces harmoniques et texturales de l'œuvre tout en minimisant ses défauts structurels.
Par rapport à d'autres publications éminentes des Mazurkas récemment, telles que celles de Kolesnikov (Hyperion, A / 16), Olejniczak (Institut Chopin, 11/16) et Alexeev (Institut Chopin, 12/15), Lortie ne sont pas moins personnelles. Apparemment sans effort, il imprègne chacun d'un caractère distinct et piquant, penchant vers une approche plus brute, plus folklorique que trop sophistiquée. Tous sont éminemment dansants, avec un phrasé et une voix dominante.
Dans l'ensemble Op 7, par exemple, l'ébullition de la première mazurka est proclamée par le trille persistant en haut de la phrase d'ouverture. Plus tard, le petit soupçon d'un Trio est assombri, étouffé, mystérieux. Les sixièmes d'étirement de la deuxième mazurka sont étonnamment sexy. La tristesse de l'intimité confiante de l'Op 33 No 1 est dissipée par la grâce tourbillonnante de la danse à guillotine, Op 33 No 2, les quarts nasaux augmentés du Trio étant donné leur plein rauque dû. Le délicat C major Mazurka (Op 33 No 3) est peut-être l'équilibre le plus parfait de la forme et du contenu que l'on est susceptible de rencontrer dans les exécutions de cette musique.
Malgré les qualités de gemmes des Mazurkas, ce sont les deux Polonaises de l'Op 26 et, surtout, le magisterial Op 44 qui m'a le plus impressionné. L'ouverture du Do dièse mineur (Op 26 No 1) gronde assez fort de menace, bien qu'une fois la danse commencée, elle bouge avec une hauteur patricienne, chaque détail articulé avec une vive intelligence. Lortie gère si habilement les petits ritards dans l'introduction de l'Op 26 No 2 que lorsque le matériau principal s'annonce enfin, c'est avec la soudaine giclée d'un flux pyroclastique. Aucune des sonorités à haut octane habituellement appliquées aux Polonaises n'est évidente ici, et encore moins dans l'Op 44. Son éloquence rhétorique n'est pas atteinte avec violence mais avec une clarté astringente, une insistance implacable et une véhémence sans faille. Vaste et fumant comme le Massacre de Delacroix à Chios, c'est Chopin à son meilleur viril. Très fortement recommandé....
(...source en anglais...)



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Label : Chandos
Parution : 6 octobre 2017
Codec : Free Lossless Audio Codec (FLAC)
Channels : Stereo / 44100 HZ / 16 Bit
Bitrate : 468 kbps
Duration : 01:11:02
Inclus : Cover, Booklet, log, nfo

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