Daniil Trifonov est un pianiste russe, né le 5 mars 1991 à Nijni Novgorod (Union soviétique). Il a remporté le 1er prix de piano au XIVe Concours Tchaïkovski en 2011 et le 3e prix au XVIe Concours de piano Frédéric Chopin...(...page Wiki...)
Né le 5 mars 1991 à Nijni Novgorod, ville située à quatre cents kilomètres de Moscou en Russie, ? Daniil Trifonov est le fils d’un musicien de rock et d’une mère professeur de musique. Mis devant un piano dès l’âge de cinq ans, il entre à l’École de musique Gnessine de Moscou à neuf ans et étudie dans la classe de Tatiana Zelikman. En 2009, il part pour les États-Unis afin de terminer son cycle d’études dans la classe de piano de Sergei Babayan à l’Institut de musique de Cleveland (Ohio). Dans l’intervalle, Daniil Trifonov multiplie les récompenses. Lauréat d’un concours de jeunes pianistes de Moscou en 1999, à seulement huit ans, il remporte successivement le premier prix du Concours Mendelssohn de Moscou en 2003, le cinquième prix du Concours Scriabine à Moscou en 2008 et la même année, le premier prix du Concours de Saint-Marin (Italie) ainsi que le prix spécial du jury pour s’être distingué dans un morceau de Chick Corea. En 2010, le prodige obtient un troisième prix au Concours international de piano Frédéric Chopin à Varsovie, où il interprète une mazurka du compositeur polonais. En 2011 vient la consécration avec le premier prix du prestigieux Concours Tchaïkovski de Moscou, remporté après celui du Concours Arthur Rubinstein à Tel-Aviv (Israël). Salué par des personnalités comme le chef d’orchestre Valery Gergiev ou la pianiste Martha Argerich, Daniil Trifonov commence une carrière de soliste sous les meilleures auspices. Il joue avec de grandes formations des grandes oeuvres du répertoire comme le Concerto pour piano n°1 de Tchaïkovski qu’il enregistre pour la marque Mariinsky en 2012 ou le Concerto pour piano n°1 de Chostakovitch, qu’il interprète en concert aux côtés de pièces de Debussy, Chopin, Ravel, Schumann ou Stravinsky. En 2013, l’enregistrement de son récital au Carnegie Hall de New York, capté en direct et distribué sous le titre The Carnegie Recital, remporte un franc succès critique. Au programme figurent la Sonate en si mineur de Liszt, la Sonate n°2 de Scriabine et les vingt-quatre Préludes op. 28 de Chopin....(...page Wiki...)
Le tout nouvel album de Daniil Trifonov pour Deutsche Grammophon capture l’essence de la musique de Chopin et dessine son influence à travers les œuvres de cinq autres compositeurs : Grieg, Mompou, Schumann, Tchaikovsky et Barber. Chopin Evocations offre deux heures et demie de musique interprétées par l’un des meilleurs jeunes pianistes de notre temps. Daniil Trifonov est, à n’en pas douter, un grand de la musique classique et ce programme devrait définitivement le consacrer comme tel....(page commerciale)
On se dit d’abord : « bon… encoooore un n-ième enregistrement des deux concertos de Chopin », puis on lit « première discographique mondiale ». Étonnant, non ? Et pourtant, c’est là la stricte vérité puisque ladite première mondiale est celle des orchestrations toutes neuves réalisées par Mikhaïl Pletnev. Ces réorchestrations font la part belle à l’aspect bien plus chambriste de l’accompagnement, dont il est vrai qu’il est un peu pâlot et convenu dans la version que l’on connaît depuis presque deux siècles. Pletnev a « boisé » le discours, dégraissé certaines épaisseurs, tout en ne changeant pas une note au discours : la partie de piano reste inchangée, et dans l’orchestre rien n’est changé si ce n’est l’attribution instrumentale. En complément de ces deux concertos rehaussés en couleur, le pianiste Daniil Trifonov nous offre une belle poignée d’hommages rendus à Chopin par ses contemporains et successeurs : Schumann, dont l’admiration pour le compositeur polonais n’était pourtant pas réciproque, Grieg, Barber et Tchaïkovski, puis surtout la superbe série de variations sur un thème de Chopin de Mompou. Du neuf avec du vieux, comme disent les cruciverbistes, mais toujours pour le mieux, serait-on tenté de préciser...(page commerciale)