L'origine du nom du groupe vient du souhait des membres d'avoir un nom court, monosyllabique. Clutch se forma en 1990 autour de Dan Maines (basse), Tim Sult (guitares), Jean-Paul Gaster (batterie) et Roger Smalls (chant). Smalls sur le départ, celui-ci est remplacé par Neil Fallon. Se faisant une certaine renommée après de bonnes prestations en concert, le groupe signa son premier contrat avec Earache Reecord pour sortir leur premier EP Passive Restraints. Clutch signe par la suite avec EastWest Records.
En 1993 sort leur premier LP intitulé Transnational Speedway League, deux ans plus tard sort leur premier album Clutch qui marque le succès commercial du groupe.
En 1998, Clutch signe avec une major, Columbia Records pour sortir l'album Elephant Riders. En 1999, ils sortent Jam Room sous le label Spitfire Records ayant une forte influence groove.
Le groupe change de label pour partir ensuite chez Atlantic Records, sur lequel ils sortent Pure Rock Fury en 2001. L'album a un succès certain avec les singles Immortal et Open Up the border qui passent en boucle sur les stations de radio rock américaines.
Trois ans plus tard, Clutch sort Blast Tyrant sur un nouveau label, DTR Records. Le groupe connait un succès auprès des radios et du public avec le single The Mob goes wild dont ils tournent un clip dirigé par Bam Margera, ami du groupe, et sur lequel Ryan Dunn et Brandon DiCamillo apparaîssent.
À l'automne 2006, le groupe rentre en studio avec le producteur entre autres de Kyuss, The Melvins ou Tool, Joe Barresi. L'album s'appelle From Beale Street to Oblivion et sort en mars 2007.
En juin 2008, après de multiples expériences insatisfaisantes, le groupe et son manager, Jack Flanagan, décident de fonder leur propre label, Weathermaker. En septembre de la même année, s'ensuit la sortie du premier DVD live (accompagné d'un CD) du groupe produit et dirigé par Agent Odgen, Full Fathom Live. Le groupe sort également une version allongée et remastérisée de Slow Hole To China, Slow Hole To China : Rare and Unreleased le 28 avril 2009.
Le groupe sort le 7 juillet 2009 Strange Cousins From The West. Un double DVD intitulé Live at Club 9:30, enregistré au prestigieux club de Washington D.C. le 28 décembre 2009 sur le propre label du groupe, sort le 10 mai 2010.
En mai 2011, le groupe sort une réédition de son album de 2004 Blast Tyrant toujours chez Weathermaker Music. Cette nouvelle édition comprend un album bonus, Basket of Eggs, incluant des versions acoustiques de chansons de l'album.
Le 10 juin 2012, le groupe sort le single Pigtown Blues avec une version acoustique de Motherless Child. Le 19 mars 2013, Clutch sort son dixième album, Earth Rocker. Le groupe entreprend alors une tournée nord américaine en deux parties, de février à mai 2013 puis à partir de septembre 2013, suivie d'une tournée européenne durant l'été 2013.
Chaque album de Clutch est marqué par un son commun qui transparait tout au long de l'album. Le groupe passe du heavy metal, au punk hardcore jusqu'au Hard rock, ajoutant souvent une touche de funk et de Blues caractéristique du groupe.
Les paroles du groupe font référence à l'histoire (I have the body of John Wilkes Booth), la culture populaire (Animal Farm), ou encore la mythologie (Minautor et In the wake of Swollen goat).
Genre : Stoner rock / Groove Metal Origine : Germantown, Maryland (USA)
line-up : Fallon : guitare / chant Tim Sult : guitare Dan Maines : basse Jean-Paul Gaster : batterie
Clutch est le deuxième album du groupe américain de stoner rock Clutch, publié le 9 mai 1995, par East West Records
Critique de l'Album
Deux ans après avoir publié son premier opus Transnational Speedway League et défendu ses titres sur les routes, Clutch retourne en studio et propose son album éponyme, au style plus affiné. Sevré de son aveugle passion pour les Melvins ou les Bad Brains, ayant gagné la maturité que confère les quelques années passées sur les routes, le groupe revient à sa passion première : les origines du hard rock. Neil Fallon cite alors volontiers la triplette Black Sabbath, Led Zeppelin, Deep Purple. Le classic rock, base de leur éducation musicale, occupe alors le terrain des influences. Le quartet applique sa formule magique, celle qui a bâti sa renommée. Clutch mêle ses riffs catatoniques à un gros swing. Un groove un rien funky passé à la moulinette stoner. Le son Clutch. Enregistré pendant l’hiver chez Larry Packer, que les gars du Maryland surnomment déjà Uncle Punchy et qui fera un bout de chemin avec eux jusqu’à Pure Rock Fury en 2001.
Clutch, l’album, est le premier opus du groupe à enfoncer clairement les portes du métissage musical. Ouvert sur une ligne de basse groovy, ‘‘Big News I’’ sonne lourd, impression confirmée par le chant glaireux de Fallon. La guitare de Tim Sult s’offre quelques touches bluesy, tout en utilisant ce son chaud, désertique, procuré par sa tête Orange. Les lignes vocales se sont affranchies des codes du genre, offrant un phrasé non loin du rap sur les couplets. Clutch pulvérise les idées reçues et se fait ses propres règles. Le combo détourne le rock’n’roll sur ‘‘Texan Book Of The Dead’’ ou lui rend hommage via ‘‘Rock’N’Roll Outlaw’’, s'autorise un interlude cosmique ''Spacegrass'' - les rapprochant dans l'esprit de Monster Magnet- ou balance le pâté en flux continu (''Big News I & II'', ''Animal Farm''...). La quête du groove absolu continue donc pour le quartet du Maryland, grimpant un à un les échelons du grand cirque rock'n'roll.
Considéré par beaucoup comme la quintessence du groupe, habile mélange de hardcore et de rock suintant, et un mastodonte du stoner, il reste aujourd’hui encore l’album qu’ils ont le plus vendu, atteignant même en 1995 la 33ème place au Billboard. Embuée dans les drogues dures, la bande à Fallon sortira en 1998 un nouveau chef d’œuvre, plus complexe et largement sous-estimé : The Elephant Riders.
"plusieurs avis valent mieux qu'un" L’éponyme album de CLUTCH est le second de leur discographie ainsi que le dernier à paraître sur East West Records, un label appartenant à la multinationale Warner. Il est aussi la première collaboration avec l’ingé son Larry Packer alias Uncle Cracker. A cette date, nous ne le savions pas encore mais CLUTCH, exemple de constance dans son line-up n’a pas profité de cette qualité dans tous les domaines. En effet, avant de fonder sa propre structure Weathermaker en 2008, le groupe du Maryland a usé ses talent dans de nombreuses maisons (Atlantic, Columbia, DRT, Earache ou encore Megaforce). CLUTCH, l’album contrairement à son prédécesseur s’offre au Monde sans l’infamant "Avertissement Parental". Qui ornait jadis les disques contenant un langage explicite, c'est-à-dire de vilaines grossièretés, en deux mots, des "gros mots". Il fût même un temps où ce vilain sticker était devenu, non plus une punition pour l’artiste mais un gage de qualité, une valeur sûre, une preuve d’insoumission comme une autre vis-à-vis de "l’establishment".
Pour en revenir à l’album, il est important de considérer l’écart qu’il y a entre la sortie du disque et aujourd’hui. Seize années se sont écoulées. A l'époque, le grunge régnait en maître. Le jeune public ne s’intéressait qu’à NIRVANA, PEARL JAM ou ALICE IN CHAINS. En toute franchise, je crois qu’à l’époque, le mot "stoner" m’était totalement inconnu. Et en toute logique, l’univers particulier de CLUTCH ne devait pas être facile à promouvoir dans les médias. Aujourd’hui encore, et malgré l’addition de ce nouveau mot à mon vocabulaire, il m’est autant difficile qu’aux maisons de disques de rattacher le groupe à une scène spécifique. L’éponyme se révèle bourré de qualité. Le groupe rode sa signature musicale, les éléments "clutchiens" se mettent en place. La voix ronde de Fallon n’est pas encore à maturité mais la section rythmique est déjà bien en place. Les titres de l’album fonctionnent à merveille et pour la plupart d’entre eux, ont encore aujourd’hui une place de choix dans les concerts du groupe. Que ce soit les "Big News I et II", "Rock’n Roll Outlaw", "Texas Book Of The Dead" ou "Escape From The Prison Planet".
"Big News I" et "Big News II" ouvrent le bal. Le groupe offre une démonstration de hard-rock qui fait mouche. Le chant de Fallon et la batterie de Jean-Paul Gaster se partagent la vedette. Nul besoin de préciser que le batteur est un inconditionnel de John Boham. Avec "Escape From The Prison Planet", Fallon brille par ses talents d’orateur à la manière d’un Tom Waits. Ce titre s’adjoint les services d’un certain Richard Morel aux claviers. Un avant-goût de leurs futures velléités à embaucher un organiste, puisque nous retrouverons sa participation sur "I Have The Body Of John Wilkes Booth", "7 Jam" et "Tim Sult vs. The Greys". Comme sur l’ensemble de l’album, le quatuor apporte une touche psychédélique à leurs compositions, les exemples les plus marquants étant "Tim Sult vs. The Greys" (résultant d’un jam) et "Spacegrass", que le groupe reprendra dans sa version live pour clore son album "Pure Rock Fury". Déjà, les sujets abordés sortent de l’ordinaire et prouvent l’intérêt des musiciens pour la littérature et l’Histoire. En témoigne "I Have The Body Of John Wilkes Booth", acteur sympathisant des confédérés qui assassina le Président Abraham Lincoln. "Animal Farm" qui fait référence à la nouvelle de George Orwell alors que "The House That Peterbilt" s’intéresse à la fameuse société industrielle du même nom, fabricante des imposants camions américains. Déjà, CLUTCH n’était pas un groupe comme les autres.
Il est à souhaiter pour l’avenir un petit dépoussiérage des bandes. Le son de "CLUTCH" ayant malheureusement un peu vieilli. Un "remastering" ne serait pas du luxe. Parfois les productions "vintage" ont du charme, ce n’est pas encore le cas de cet album dont la production datée à le "cul entre deux chaises". Loin d’être une note honteuse, il est certain que le disque aurait été un poil mieux noté si la chronique avait été rédigée à l’époque de sa sortie.
une petite idée, alors Youtube est votre ami :
Format : MP3 (320 Kbs) durée totale : 55 mn 00 s présence pochette & livret : non
les titres de l'album : 1. Big News I 2. Big News II 3. Rock n' Roll Outlaw 4. Texan Book of the Dead 5. Escape from the Prison Planet 6. Spacegrass 7. I Have the Body of John Wilkes Booth 8. Tight Like That 9. Animal Farm 10. Droid 11. The House That Peterbilt 12. 7 Jam 13. Tim Sult vs. The Greys
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