The Dø - A Mouthful - 2008
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ARTISTE
The Dø est un groupe français
fondé à Paris en 2005. Il est composé d’Olivia Merilahti et de Dan Levy. Leur
premier album, "A Mouthful", sort en 2008 et se place en tête des
ventes. La musique de The Dø possède des influences de folk-rock et d’indie
pop. Le groupe a remporté une Victoire de la Musique dans la catégorie meilleur
Album Rock en 2015 grâce à l’album "Shake Shook Shaken".
Vie privée de The Dø
Olivia Merilahti et Dan Levy se
sont rencontrés en 2005 et se sont aussitôt plu tout de suite, aussi bien
artistiquement que plus intimement. Ils fondent The Dø et se mettent en couple
dans la foulée. Mais en 2012, ils se séparent, du moins sur le plan amoureux.
Dan est à nouveau en couple avec une styliste, tandis qu’Olivia reste beaucoup
plus discrète sur sa vie privée.
Carrière de The Dø
Olivia Merilahti, née en 1982, et
Dan Levy, né en 1976, se rencontrent en 2005 pour le film "L’Empire des
Loups". Dan est alors compositeur de musique de films et Olivia arrive
d’Helsinki (elle est franco-finlandaise) où elle a suivi des études de musique
classique. Ils composent ensemble la bande-originale de "L’Empire des
Loups" et fondent The Dø quelques mois plus tard. Le nom du groupe est
simplement issu des premières lettres des prénoms des deux membres, tout en
rappelant la note de musique. Ils poursuivent un temps la composition de
musique de films, de danse et de théâtre. The Dø signe finalement chez Cinq7 et
sort l’album "A Mouthful", porté par le titre "On My
Shoulders", qui apparaît dans une publicité pour Oxford. C’est le début de
la gloire. "A Mouthful" se place en tête des ventes et est salué par
la critique. The Dø part en tournée et participe à de nombreux festivals. Leur
premier album sort même aux Etats-Unis en 2010. En 2011, le groupe part dans le
Luberon enregistrer leur deuxième album, "Both Ways Open Jaws". Le
disque ne remporte pas le même succès que le premier, mais les critiques
restent positives. En 2012, le couple se sépare, mais le groupe perdure.
L’album "Shake Shook Shaken" sort en 2014, avec des sonorités plus
électroniques. C’est une réussite, puisque The Dø remporte la Victoire de la
Musique de l’Album Rock de l’année en 2015. En 2016, le groupe est cette fois
nommé aux Victoires de la musique, cette fois-ci pour la tournée "Shake
Shook Shaken Tour" ainsi que pour le meilleur vidéo-clip de l'année pour
le clip Miracles.
L’ALBUM
Forces Parallèles
Quiconque a écouté la radio en
2007-2008 a forcément entendu au moins une fois On my Shoulders. Un de ces
nombreux tubes comme tant d'autres qui ont hanté nos ondes pendant un bon petit
moment avant de replonger dans l'ombre, tout comme leurs créateurs ? Presque,
puisque dans le cas de On my Shoulders, il ne s'agit que le premier palier d'un
sympathique groupe franco-finlandais, j'ai nommé The Dø.
Formé en 2005, The Dø est un duo
mixte à la fois atypique et classique, avec Olivia Merilahti au chant et Dan
Levy aux instruments. Après avoir sympathisé en travaillant sur la BO de
l'Empire des Loups, les deux musiciens décident de former un groupe au nom
phonétiquement sympa et et orthographiquement décalé, du moins pour un
non-Scandinave. The Dø s'attaque ensuite à quelques projets cinématographiques,
avant de plonger dans le grand bain. Les hostilités commencent en 2007 avec le
single "On my Shoulders". Voilà un bon exemple de chanson pop
semi-acoustique sur lequel bien des formations devraient prendre exemple. "On
my Shoulders" fait preuve d'une simplicité apparente qui exclut en fait
toute superficialité musicale, et se démarque avec le chant de Merilahti,
tapant assez fort dans les aigus (ce qui peut également expliquer le rejet de
certains auditeurs). En résumé, si "On my Shoulders" a percé, ce
n'est pas seulement parce qu'il fallait bien un single à passer en boucle à la
radio.
Un an plus tard paraît A
Mouthful, premier album de The Dø. Outre "On my Shoulders" en version
plus longue, on y retrouve surtout bien d'autres chansons du même acabit, qui
sont tout sauf mauvaises. Rien que les deux autres choisies en single, "At
Last" et "Stay (Just a Little Bit More)" assurent un bon moment
musical. La première est une belle ballade à écouter le sourire aux lèvres, et
la seconde se pose bien dans le genre « chansonnette sympa au ukulélé ». Rien
que des deux-là et "On my Shoulders" assure un minimum d'attention dû
à A Mouthful.
Surprise, l'album possède plus
d'arguments pour convaincre. "Song for Lovers" est un réservoir
infini (mais un peu mièvre quand même) de belles émotions (en deux minutes
chrono en plus), et plus loin, "When was I last Home" fait mieux dans
le genre sans pour autant rendre son congénère obsolète. "Aha"
possède quant à lui de bonnes chances de plaire aux amateurs d'indie pop, là où
"Tammie" titille la fibre folk qui dort en chacun d'entre nous.
The Dø se permet également
d'ajouter à toutes ses perles des ovnis qui font se poser des questions à la
première écoute. Le plus remarquable étant le délirant "Queen Dot
Kong", une sorte de rap/hip hop mêlé à une musique sortie d'un univers de
fête foraine. "Unisassi Laulelet", en plus de posséder un nom à
coucher dehors, finit par ancrer dans le crâne son air à la fois enivrant et
irritant.
Outre quelques morceaux un peu
superflus (surtout en fin d'album) et de facto une réduction qui aurait été
bienvenue, A Mouthful peut se targuer d'être un excellent premier album. The
Dø, qui n'est pas formé de manches, possède des qualités plus que visibles,
qu'il convient d'apprécier au plus vite si l'on aime la bonne pop.
XSilence
Même si A Mouthful n'est sorti
que depuis mi-janvier, The Dø fait monter la pression autour de son premier
album depuis plusieurs mois, via de nombreuses dates déjà réalisées un peu
partout mais aussi, et surtout, grâce au très bon single "On My
Shoulders" qui tourne en haute rotation sur les ondes et qui accompagne
également une pub pour une célèbre marque de cahiers.
Attendu au tournant, le duo
franco-finlandais (enfin plus franco que finlandais d'ailleurs, mais bon, je
m'égare) nous offre un premier album convaincant. Original et éclectique, on se
balade ici entre pop légère ("At Last !", "Stay (Just A Litte
Bit More)") et mélancolique ("Searching Gold", When Was I Last
Home ?"), mais c'est sur des titres comme "Unissasi Laulelet"
(idéal pour faire la danse de la pluie en tournant autour d'un totem) ou
"Queen Dot Kong" (mélange improbable de Hip Hop et de ce qui
ressemble à de la musique traditionnelle d'Europe de l'Est) et son outro
instrumentale "Coda", que le groupe se lâche définitivement. Le
disque se veut même parfois vaguement rock à l'instar du titre "Aha"
qui prend sûrement de l'ampleur en live.
Finalement, The Dø nous offre un
album plus surprenant que ce que pouvait nous laisser supposer son fameux premier
single. Les bonnes idées sont nombreuses et souvent bien exploitées et on
découvre finalement un album abouti et rafraîchissant. Un disque agréable pour
commencer l'année en douceur. Un groupe à surveiller !
Indiepoprock
Comme toute sensation du moment,
The Dø a clairement la dégaine d’une superbe ambulance. La mayonnaise a été
montée de main de maître par les cuistots de chez Wagram autour de cet
aguichant duo franco-finnois, sur le thème de la rencontre entre le rat de
studio passionné de jazz et l’extravertie papillonnant entre rock et électro…
Que la bio officielle, en tartinant quelques tonnes sur un duo en perpétuelle
effervescence créative, précède l’écoute d’un interminable chapelet de chansons
quelconques, voilà qui donne envie de dégainer pour tirer, justement, sur
l’ambulance…
Reconnaissons que, comme pour
toute hype en bonne et due forme, la gâchette est probablement trop sensible.
Sans l’omniprésent bruit médiatique, peut-être aurait-on accueilli avec
bienveillance le même disque que l’on s’apprête à fustiger avec vigueur… A la
fois, The Dø l’a cherché : avec 15 morceaux et plus de cinquante minutes au
compteur, le duo vise bien trop haut pour une inspiration sporadique.
Certes, On My Shoulders est un
tube sympathique. Certes, la première moitié de l’album est plutôt agréable, à
défaut d’être totalement réussie ; quelques titres réussissent à capter
l’attention – Stay (Just A Little Bit More), At Last !. Mais à trop vouloir
montrer son éclectisme et ses références tous-terrains, The Dø se perd en route
et oublie de placer des chansons derrière ses chouettes influences. "A
Mouthful", disque sarkozyste ? Ce zapping incessant brille comme la Patek
Philippe rutilante de notre président, mais ne dissimule qu’à grand-peine le
vide d’une musique qui sonne creux. Quant à la visuellement délicieuse Olivia,
elle semble toujours un peu contrariée quand elle chante ; pour tout dire, on
est bien souvent contrarié également par cette voix qui se voudrait à la fois
ingénue et sensuelle et qui ne parvient qu’à agacer à force de nasillements
(The Bridge Is Broken).
Faut-il voir un message
involontaire dans le titre de cet album ? "A Mouthful" – une bouchée
pour papa, une bouchée pour maman – serait donc le petit pot Blédina de la pop,
une bouillie tiédasse d’influences hachées et réchauffées au micro-onde ? On confessera
sur ce point nos vilaines habitudes de bébé gâté : même si la purée n’est pas
franchement mauvaise, on fera la moue face à cette bouchée insipide…
AlbumRock
The Dø. Un gars, une fille.
Encore une resucée garage à la White Stripes ou autres Kills ? Même pas. Et qui
plus est, le groupe est estampillé "français", et ça, c'est vraiment
une bonne nouvelle.
Alors que l'on attend toujours le
groupe de rock gaulois qui percera en cette faste décennie, les frenchies, qui
avaient déjà conquis un large succès dans le domaine de l'électro, semblent à
présent marquer leur empreinte dans le folk. On avait d'ailleurs remarqué
récemment le superbe premier jet de Cocoon dans cette voie. Et voilà que The Dø
viennent enfoncer le clou. DO, comme Dan et Olivia, alias un compositeur de
musiques de film plutôt amateur de jazz, et une jeune chanteuse
franco-finlandaise à l'univers folk et électro. Un mélange détonnant,
improbable. Et un résultat, au bout du compte, aussi singulier que réussi.
Réduire A Mouthful à un récital
de Folk Rock serait bien sûr une grossière méprise, tant les horizons survolés
par ce disque sont vastes. Les titres prennent un malin plaisir à changer
d'univers, alternant pop à guitare ("On My Shoulders"), chant
intimiste ("Song For Lovers"), électro, folk ("The Bridge Is
Broken") et même hip hop (avec le turbulent "Queen Dot Kong"),
sans qu'aucun faux pas ne soit commis, révélant d'ailleurs une maîtrise assez
stupéfiante de toutes ces influences bigarrées. Le tour de force est opéré en
toute impunité par une chanteuse au fait de ses effets de voix, cristalline et
pure tout au long de "When Was I Last Home ?", mystérieuse et
sensuelle sur "Searching Gold", délicieusement impertinente sur,
encore, "Queen Dot Kong" ou même "Tamie", mais aussi
sensible et touchante sur l'envoûtant "At Last" dont les premiers
accords de guitare sont d'une telle beauté qu'ils fichent la chair de poule. A
ce propos, Dan Levy développe en accompagnement un riche enrobage de cordes
aussi agréable en électrique qu'en acoustique, avec en particulier un ukulélé
fort à propos sur "Stay (Just A Little Bit More)". La partie
rythmique n'est pas en reste, du tambour champêtre battant campagne sur le
guilleret "Playground Hustle" qui ouvre la farandole, aux percus
tribales qui inondent un "Unissasi Laulelet" chanté en Finlandais
pour la plus grande joie des amateurs de world music européenne (dont je suis,
hé hé). Tout cela est positivement impressionnant d'autant qu'il s'agit d'un
premier album, promesse de futures réalisations plus alléchantes les unes que
les autres.
Pour autant, A Mouthful n'est pas
parfait car il souffre en fait de deux gros défauts : sa longueur et son
rythme. Si le début de l'album touche au divin avec les superbes "At
Last" et "On My Shoulders", mélodies délicates portées par une
merveille d'interprétation vocale aussi perçante qu'émouvante, la suite est
moins ébouriffante même si elle reste qualitativement de très haut niveau. En
revanche, la fin traîne en longueur : 15 titres, tout aussi excellents qu'ils
soient, ne peuvent qu'occasionner au fil du temps une certaine lassitude, et le
duo aurait eu tout à gagner à tailler dans le vif de cet album en élaguant
quelques chansons pas vraiment vitales, comme "Coda", "Searching
Gold" ou "In My Box". Du coup, une perle pop comme "Aha"
se retrouve étouffée par la torpeur qui la précède, ce qui est vraiment
dommageable à un disque que l'on a hâte de relancer pour se replonger avec
délectation dans les méandres de ses titres introductifs.
Petite erreur de jeunesse qui
n'empêchera pas, en fin de compte, The Dø d'entrer par la grande porte dans la
quintessence de la folk européenne, voir même mondiale. Une petite bouchée de
paradis nous est offerte : à nous d'y succomber.
TRACKLINSTING
| 1 | Playground Hustle | 2:56 |
| 2 | At Last ! | 4:09 |
| 3 | On My Shoulders | 5:21 |
| 4 | Song For Lovers | 2:24 |
| 5 | The Bridge Is Broken | 4:42 |
| 6 | Stay (Just A Little Bit More) | 3:06 |
| 7 | Unissasi Laulelet | 2:20 |
| 8 | Tammie | 3:16 |
| 9 | Queen Dot Kong | 3:14 |
| 10 | Coda | 1:58 |
| 11 | Searching Gold | 5:10 |
| 12 | When Was I Last Home ? | 3:35 |
| 13 | Travel Light | 4:02 |
| 14 | Aha | 4:19 |
| 15 | In My Box | 1:49 |
Crédits
- Arranged By, Programmed By – Dan Levy
- Artwork By – C. Sauvage
- Backing Vocals, Bass, Drums, Flute, Glockenspiel, Guitar, Harmonica, Keyboards, Percussion, Saxophone, Xylophone – Dan Levy
- Backing Vocals, Vocals, Guitar, Keyboards, Ukulele – Olivia B. Merilahti
- Cello – Ramoutal Tsur
- Executive-Producer, A&R – Monte Cristo
- Lyrics By, Music By – Olivia B. Merilahti
- Mastered By – Simon Davey
- Mixed By, Recorded By – Dan Levy
- Music By – Dan Levy
- Photography – A. Gabb, R. Lind
- Producer – Dan Levy
- Recorded By – Olivia B. Merilahti
- Viola – Vanessa Menneret
- Violin – Akemi Toyama
Notes
This edition has 3 logos on back cover.
All Tracks published by FUAS Music - Universal Music Publising SAS except "The Bridge Is Broken", published by Kraked
Mastered at The Exchange, London
(p) and (c) 2007 Get Down ! Under exclusive license to Cinq 7, Wagram Music for France, Benelux and Switzerland.
Comes in a super jewel box with a 12-page accordion folded booklet.
Total playing time 52:15.