Queensrÿche The Warning (1984) édition en CD de 1987
MP3 (320 Kbs) posté aussi en FLAC (16 bit)
Formé en 1982 sur les cendres du groupe The Mob, Queensrÿche se compose alors de Geoff Tate au chant, Chris de Garmo et Michael Wilton aux guitares, Eddie Jackson à la basse et Scott Rockenfeld. Le groupe monte en puissance aux fils de leurs premiers albums, et c'est en 1988 avec leur troisième, Operation : Mindcrime, qu'il explose. Ce concept album, très souvent cité comme une référence dans le domaine, raconte l'histoire d'un junkie qui se fait manipuler et transformer en tueur, à coup de lavage de cerveau, par une organisation révolutionnaire secrête. Deux ans plus tard sort l'album Empire qui sera leur plus gros carton commercial. Le groupe capitalise alors sur ce succès pour sortir un live, Operation : Livecrime et faire une apparition aux MTV's Unplugged en 1992.
Queensrÿche connait un légère traversée du désert dans le milieu des années 90 avec l'explosion du grunge, et peu de temps après la sortie de Hear in the Now Frontier, Chris de Garmo, principal compositeur du groupe, décide de partir à l'amiable. Le groupe survit aux années 2000 et à la vague néo-metal, et en 2006, le groupe annonce la sortie d'Operation : Mindcrime II, suite de leur concept album, avec Ronnie James Dio comme voix off du Dr X, le grand méchant de l'histoire. Des versions live suivront, forcément.
En 2009, ils remettent le couvert avec un nouveau concept album, American Soldier, et ils iront jusqu'au bout du "concept" en allant donner des concerts aux troupes américaines sur le front, notamment en Irak.
En 2012, des graves dissensions internes conduisent le chanteur Geoff Tate à quitter le groupe. Après un arrangement amiable, il renonce à l'usage du nom Queensrÿche au profit des quatre autres membres du groupe. Il est alors remplacé par Todd La Torre, et un album éponyme avec ce dernier au chant sort au courant de l'été 2013, tandis que Geoff Tate rejoint fin 2014 la deuxième tournée Metal All Stars aux côtés de Zakk Wylde notamment.
Genre : Heavy Metal Origine : Bellevue, Washington
line-up : Geoff Tate : Chant Scott Rockenfield : Batterie Michael Wilton : Guitare Eddie Jackson : Basse Chris DeGarmo : Guitare
Critique de l'Album
En tout point égal à ce que Queensrÿche a fait de meilleur, les compositions de "The Warning" nous délivre un Heavy Metal de haute volée et sacrément inspiré. Le riff énorme de "The Warning", titre d'intro, nous annonce déjà la couleur et déjà on tape du pied. La qualité est au rendez-vous et elle ne quittera pas cet album au fil des autres compositions. A tel point qu'avant la fin de ce premier titre, le frisson me vient, ce qui est bon signe. La voix magnifique de Geoff Tate agrémente le tout d'une puissance lyrique formidable, jouant haut et fort sur la mélodie et l'agression, mélange subtil et ô combien délicat que seuls les plus grands peuvent réussir sans se planter.
Cette voix sortie tout droit d'un opéra électrique d'un autre temps est vraiment impressionnante ; très aigüe et pourtant supportable car constamment modulée et changeante. Il suffit d'écouter la magnifique intro de "Take Hold of the Flame" pour apprécier pleinement le talent immense de Tate.
Que dire des guitares de Chris De Garmo et de Michael Wilton ? Toujours bien placées et complémentaires, aux rythmes inspirés de la NWOBHM mais avec cette incomparable touche personnelle qui rend la musique de Queensrÿche unique en son genre. Très bonne architecture rythmique également, du grand art tout simplement.
L'album, au final, paraît très homogène. Peut-être trop car aucun titre n'est vraiment mis en avant par rapport aux autres et l'on a l'impression que "The Warning" est dépourvu de brûlot digne de ce nom comme on en trouve sur les albums suivants. Sans doute l'œuvre de la maturité en marche.
Quoiqu'il en soit, "The Warning" possède ses moments glorieux qui nous font bouger la tête et reprendre les paroles des chansons en accompagnant Geoff Tate ( au grand désespoir des voisins ). Pour tout ça, un album largement sous-estimé à mon sens.
"plusieurs avis valent mieux qu'un" Lorsque sort ce premier album de QUEENSRŸCHE le 7 septembre 1984, le groupe a déjà fait paraître un an auparavant un fantastique essai sous forme d’EP. L’essai est transformé avec ce disque. Le groupe se donne les moyens de ses ambitions en investissant notamment les studios londoniens Abbey Road et en embauchant le producteur James Guthrie qui a œuvré pour PINK FLOYD notamment (excusez du peu). Le groupe déclarera cependant il y a quelques années qu’il leur est impossible d’écouter ce disque en raison d’un mixage leur ayant échappé et qu’ils haïssent. La faute semble-t-il à la maison de disques ayant repris le contrôle des choses après un dérapage de 300 000 $ dans le budget alloué (NdR : pour un jeune groupe, c’est vrai que ça la fout mal). Mais pour l’auditeur, c’est tout autre car nous avons entendu le disque comme il existe et pas autrement. Donc passons.
Hormis un look à faire pâlir de jalousie les musiciennes de MÖTLEY CRÜE (si ces dernières privilégient les tenues flashy et multicolores, la Reine du Reich, elle, se drape de noir), blush et laque étant partagé par les deux formations. Pourtant, on est bien loin d’être dans le même registre musical. QUEENSRŸCHE propose une musique complexe (selon les standards de l’époque) et progressive, des morceaux longs et prenant le temps d’installer une ambiance. Le niveau de technicité des musiciens est excellent, ce que Geoff Tate (chanteur du groupe) ne vient pas amoindrir ayant pour lui un organe hallucinant (il sera d’ailleurs pendant plusieurs décennies cité en référence aux côtés de Dio ou Bruce Dickinson entre autres).
Pour ce qui est des chansons, pas une n’est à jeter. Et beaucoup ont eu (et ont encore) leur place dans les listes du groupe pour leurs concerts. "N.M. 156", "Roads To Madness", "En Force", "Take Hold Of The Flame" sont régulièrement jouées et d’autres encore sous l’impulsion du nouveau chanteur Todd La Torre (non, je ne m’appesantirai pas sur cet épisode). Et impossible non plus de citer certains titres phares du fait qu’ils sont tous bons. Ce disque leur permettra de tourner avec KISS et IRON MAIDEN (Steve Harris ne tarissant pas d’éloges sur les qualités du groupe et allant même jusqu’à porter leur T-shirts sur les photos de l’époque). Les guitares de Michael Wilton et Chris DeGarmo sont flamboyantes, se marient à merveille et surtout, les deux bretteurs ont un son et un style déjà bien définis.
Pour résumer, « The Warning » installe les codes et standards sur lesquels QUEENSRŸCHE assiéra son succès (ce premier disque atteindra d’ailleurs la 61e place du Billboard 200 US) et qui ne fera que grandir jusqu’aux débuts des années 90, culminant avec un autre album décisif, « Empire ». Depuis, l’empire a vacillé, presque chuté et vivote maintenant, son leader l’ayant laissé en bien piteux état (non, je ne m’appesantirai pas sur cet épisode). La Reine est morte, vive la Reine !
une petite idée, alors Youtube est votre ami :
Format : MP3 (320 Kbs) durée totale : 48 mn 38 s présence pochette & livret : non
les titres de l'album : 1. Warning 2. En Force 3. Deliverance 4. No Sanctuary 5. NM 156 6. Take Hold Of The Flame 7. Before The Storm 8. Child Of Fire 9. Roads To Madness
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