Pollen
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Label : Kingdom Records / Musea
Nombre de disques : 1
Genre : Prog & Space Rock
Date de sortie : 1975
1 Pulsar [03:08]
2 Apaisement [07:25]
3 Puzzle / Omen [08:22]
4 Le Cheval De Syllogie [06:53]
5 Pollen [12:59]
Playing Time.........: 38:48
Format : FLAC 16
Découpé avec : Aucun
208 Mo
Groupe formé à Lyon en 1970 dans une veine Nice / Pink Floyd. Premier concert à Lyon en janvier 1971 en ouverture pour Family. Passage au Golf Drouot et enregistrement du titre Pulsar pour la compile Groovy Pop Session. Signature chez Kingdom Records et mise en boîte du premier lp à St-Étienne en octobre 1974.
Enregistré en octobre 1974 à St-Étienne, Pollen propose un instrumental, trois titres chantés en français par Philippe (qui en a écrit les textes) et un titre lu en anglais par Carmel Williams, une copine de Jacques. L' album sort en janvier 1975 en Grande-Bretagne et deux mois plus tard en France.
Pour en faire la promo, le groupe fait quelques concerts dans des clubs londoniens mythiques comme le Marquee, où le groupe remporte un certain succès. Mais en France, ce n'est pas le fol enthousiasme. Il est vrai que 1975 est une année faste pour le rock progressif Français. Atoll est en passe de s' imposer avec son magnifique 2eme album, L' Araignée Mal; Ange, qui s' apprête à remplir les Palais des Sports, a déjà derrière lui Au-Delà Du Délire, qui restera peut être comme la plus flagrante réussite du prog français des seventies. Le sort a été moins clément avec les lyonnais depuis la Groovy Pop Session : leur parcours a été plus laborieux, moins fulgurant. De plus, les morceaux choisis pour figurer sur ce premier album sont pour la plupart dans leurs bagages depuis des lustres. Bien rodés mais un peu fades, comme ternis par les années de route poussiéreuse.
Avec le temps, cette fadeur, en partie liée à l' époque, s' est accentuée. Et aujourd'hui, on peut avoir l' impression que rien ne ressort de cette musique naïve d'une langueur spectrale, parfois secouée par quelques vagues de chaleur (la flûte et la batterie jazzy à la fin de Pollen par exemple). A tel point qu' il est préférable d'avoir eu 15 ans en 1975 pour s'y replonger sans précaution. Bien sûr, le terrain est balisé par l' influence du Floyd, mais pas celui des visions flamboyantes; plutôt le Floyd tranquille des bidouillages spacio-acoustiques de More. Pourtant, ce disque est bel et bien un premier pas vers la réussite. Tout est déjà là : ces crépitements de guitare qui viennent nous lécher les oreilles; ces orgues grondant qui paraissent sur le point d' éclater tant ils y mettent du désespoir, cette rythmique à l' agonie; ces beautés mélodiques déposées dans un écrin de lave volcanique refroidie, cet enchaînement Puzzle / Owen qui éclaire le reste du disque avec une fougue inattendue, Puzzle et son envolée de moog comme un filon d' or vierge dans la montagne ténébreuse, suivi de Owen qui préfigure les splendeurs futures et renvoie au Floyd plus ambitieux d' Atom Heart Mother. Il est temps d' inoculer tout le reste de la même fièvre salutaire...
A l' écoute de Pollen, Peter Hammill, rencontré lors d'un concert de VDGG à Lyon en octobre 1975, se dit prêt à écrire quelques textes pour leur prochain album. Mais cette collaboration ne verra jamais le jour, suite à un désaccord entre leurs labels respectifs. Merci à Alain SUCCA (Big Bang n°40 - Juillet 2001)