ExtraTorrent.st - The Largest Bittorent System
Latest Articles
Most searched
ExtraTorrent.st > Categories > Music torrents


Browse Music torrents

Bob Dylan - Nashville Skyline - 1969 - FLAC - 44100 HZ / 16 Bit torrent


Download torrent: Magnet link
Info hash: 8C69EA1AA0026CC018BF50F8C6CE1CB23C592CCA
Category: Categories > Music torrents
Trackers:
https://tracker.yggleak.top/announce
udp://tracker.opentrackr.org:1337/announce
udp://open.demonii.com:1337/announce
udp://open.stealth.si:80/announce
udp://exodus.desync.com:6969/announce
https://torrent.tracker.durukanbal.com:443/announce
udp://tracker1.myporn.club:9337/announce
udp://tracker.torrent.eu.org:451/announce
udp://tracker.theoks.net:6969/announce
udp://tracker.srv00.com:6969/announce
udp://tracker.filemail.com:6969/announce
udp://tracker.dler.org:6969/announce
udp://tracker.corpscorp.online:80/announce
udp://tracker.alaskantf.com:6969/announce
udp://tracker-udp.gbitt.info:80/announce
udp://t.overflow.biz:6969/announce
udp://open.dstud.io:6969/announce
udp://leet-tracker.moe:1337/announce
udp://explodie.org:6969/announce
udp://bittorrent-tracker.e-n-c-r-y-p-t.net:1337/announce
udp://6ahddutb1ucc3cp.ru:6969/announce
udp://94.23.207.177:6969/announce
udp://37.59.48.81:6969/announce
udp://54.36.179.216:6969/announce
udp://193.42.111.57:9337/announce
udp://43.250.54.137:6969/announce
udp://91.216.110.53:451/announce
udp://45.134.88.121:6969/announce
udp://135.125.236.64:6969/announce
udp://5.255.124.190:6969/announce
udp://93.158.213.92:1337/announce
udp://107.189.4.235:1337/announce
udp://tracker.qu.ax:6969/announce
udp://107.189.7.165:6969/announce
udp://103.251.166.126:6969/announce
udp://185.243.218.213:80/announce
http://tracker.zhuqiy.com:80/announce
udp://81.230.84.201:6969/announce
udp://212.42.38.197:6969/announce
http://193.31.26.113:6969/announce
udp://176.99.7.59:6969/announce
http://tr.nyacat.pw:80/announce
http://tracker.p2p-world.net:8080/7IknUIVzbHfYVKGgeTDEyiNIOYL7N0JI/announce
Health:
 seeds: 3, leechers: 1
Torrent language: fr fr
Total Size: 129.67 MB
Number of files:
11   
Uploader:
15Grammes
Torrent added:2017-11-30 09:09:01

Download Bob Dylan - Nashville Skyline - 1969 - FLAC - 44100 HZ / 16 Bit torrent




Torrent Description

Bob Dylan - Nashville Skyline - 1969



EAC Rip [FLAC]
R-3282935-1486497364-2947.jpeg.jpg
R-3282935-1486497370-5699.jpeg.jpg

ARTISTE



" Je m'en allais, les poings
dans mes poches crevées, mon paletot aussi devenait idéal [...], oh ! là là !
que d'amours splendides j'ai rêvées ! "... Ce sont là les premiers vers du
sonnet d'Arthur Rimbaud, " La bohème ", qui colle également aux
" semelles de vent " de Bob Dylan .



Inspiré par le poète, cette
figure folk revendicatrice a, elle aussi, tentée de fuir le milieu étouffant
d'une société jugée trop conformiste. A l'instar d’Arthur Rimbaud, les errances
du chanteur ont donné vie à des textes, mis en musique pour Bob Dylan , et
repris par toute une génération.



Robert Allen Zimmerman, qui n'est
pas encore Bob Dylan (un pseudonyme inspiré par le poète gallois Dylan Thomas),
a à peine dix ans lorsqu'il fuit Hibbing, une cité minière à la frontière américano-canadienne,
pour gagner Chicago. C'est semble-t-il dans la capitale du blues qu'il fait la
connaissance du bluesman, Big Joe Williams, qui lui offre une vieille guitare
dont il fait rimer les accords avec son harmonica.



Après des études littéraires dans
le Minnesota, il rencontre à New-York son idole Woody Guthrie avant
d'enregistrer quelques morceaux avec la chanteuse, Carolyn Hester.



Fort de cette première
expérience, le chanteur, qui s'oriente vers une musique folk / blues, sort son
premier album " Bob Dylan " en 1961.



Il faut attendre son second
disque " The freewheeling' Bob Dylan " pour que le personnage se
dévoile. Le chanteur se mute en parolier. Ses revendications flirtent avec la
poésie d'Arthur Rimbaud et de John Keats.



Rencontre avec Joan Baez



Au milieu des années 60, il marie
ses textes à sa guitare électrique et donne naissance aux albums "
Bringing it all back home " et " Highway 61 revisited ".



La notoriété de Bob Dylan devient
alors grandissante. Il se produit régulièrement aux côtés de Joan Baez, dont il
partage plus que des idéaux...



Il rompt avec la culture folk
blues en 1965, l'année de sortie de " Like a rolling stones ", qui se
veut plus rock.



L'année suivante, alors que
" Mr Tambourine man " est un succès mondial, le chanteur est victime
d'un grave accident de moto qui l'oblige à vivre reclus chez lui à Woodstock
sans pour autant oublier la musique puisqu'il s'adjuge les compétences du
groupe, " The Band ", qui ne tarde pas à l'accompagner dans ses
tournées.



Du folk à la country



C'est à cette période qu'après le
folk, le blues et le rock, il se tourne un temps vers la country avec des
titres tels que " John Wesley Harding " (1967), " Nashville
skyline " (1969). " Lay Lady lay " devient également un classique.



Les tournées s'enchaînent en 1973
; l'une d'elle fait d'ailleurs l'objet d'un double album " Before the
flood ".



Deux ans plus tard, il revient
avec " Blood on the tracks ", dont sont extraits " Simple twist
of fate " ou encore " Lily ".



Le titre " RosemAry and the
Jack of hearts " sera, lui, repris par Joan Baez avec qui il sillonne les
Etats-Unis, aux côtés de Joni Mitchell et de Roger Mc Guinn des Byrds, pour la
tournée "Rolling thunder revue".



Chanteur engagé



Dans une Amérique conservatrice,
Bob Dylan , interpellé par le parcours du boxer noir américain, Rubin Carter,
alors emprisonné, écrit la chanson " Hurricane ".



Après trois opus fortement
influencés par le religieux, jusqu'à " Infidels " en 1983, les années
80 ne sont pas propices à Bob Dylan dont les albums sont boudés par le public.



En 1990, le chanteur revient sous
le nom de Lucky Wilbury, aux côtés de George Harrisson et deRoy Orbison , à la
faveur des deuxième et troisième albums des Traveling Wilburys.



C'est en 1990 également qu'il
sort " Oh mercy " et " Under the red sky " sur lequel il
invite, George Harrison, Jimmie et Stevie Ray Vaughan, Elton John et David
Crosby.



" Modern time "



Décidément toujours très
productif, le chanteur sort " The bootlegseries ", trois CD d'inédits
qui contiennent notamment la première version de " Like a rolling stones
" qui était une valse.



L'album " Time out of mind " lui vaut
trois Grammy Awards en 1997.



Quatre ans plus tard, c'est
"Love and theft" qui paraît. Un album qui résonne comme une
rétrospective de son œuvre.



Figure emblématique, Bob Dylan se
voit honoré par Martin Scorsese qui consacre un documentaire à ses débuts,
" No direction home " en 2005.



Un an plus tard, le chanteur met
la touche finale à sa trilogie entamée en 1997 avec son quarante-quatrième
album, " Modern time ". Un disque influencé par le blues, le jazz et
la country, qui s'appuie sur une voix désormais plus grave qui, à la manière
des " Temps modernes " de Charlie Chaplin, s'interroge sur la
finalité de notre époque.



Retour sur scène



En 2007, Bob Dylan entreprend une
tournée qui passe en avril par le Palais Omnisport de Paris-Bercy.



Le chanteur reprend la route pour
une tournée en 2009 qui le mène en en France. Il est les 7 et 8 avril sur la
scène du Palais des Congrès à Paris et le 21 au Zénith de Strasbourg.



Bob Dylan y interprète quelques-uns
des titres de son nouvel album : "Together Through Life", un opus à
la tonalité proche des derniers disques de l'artiste, mais avec une approche
beaucoup plus intimiste.



Sa voix nasillarde,
reconnaissable entre toutes, et sa guitare cinglante ont traduit les errances
d'une jeunesse tantôt désabusée par la guerre du Vietnam, tantôt portée par les
espoirs d'une société égalitaire.



Ses textes font l'objet d'études
et sa musique influence la scène rock.



L’ALBUM



Forces Parallèles



Nashville Skyline est un album
modeste. Modeste de par sa durée : moins d’une demi-heure, il s’agit de l’album
le plus court de toute la discographie de Bob. Mais aussi modeste de par sa
qualité : difficile de clore la décennie qui a établi le mythe dylanien à
renfort de disques cultes sur un coup d’éclat.



Ici, on est dans le coup de mou,
volontairement, ou dans la transgression tranquille : et pour cause, Dylan nous
sert un album de country pépère (les rockers trépassent et les folkeux
s’hara-kirisent), entouré de quelques pontes de Nashville, Pete Drake ou
Charlie Daniels notamment, et troque pour l’occasion sa voix éraillée de
poussière contre un chant de crooner chafouin et enjôleur, tout en recherche
d’harmonies, presque improbable.



Modeste enfin, l’album l’est pour
ses textes, loin des embardées protestataires, des tribulations surréalistes
comme des bouffées mystiques : place nette est faite ici aux histoires d’amour
idiotes, qui se nouent sous la couette à la faveur de mains lutines.



On ne fricote pourtant pas avec
le déplaisir : une rythmique typique, baguenaudante, quelques pincées de piano
et d’orgue, quelques rognures d’harmonica, un tricotage de guitares pour un
rendu rustique, tantôt tendre, tantôt jovial. Il n’en est pas autrement sur le
bondissant instrumental « Nashville Skyline Rag », sur les nonchalants « To Be
Alone With You » que sert un piano très présent, tout en spirales, et « One
More Night », ou bien sur le charmeur et simple « Peggy Day », qui donnent
envie d’enfourcher un canasson en hurlant « hue cocotte ! », de dodeliner des
hanches et de partir à l’aventure dans le trou de la montagne de Brokeback.



Les morceaux intimistes ne sont
pas en reste, avec un délicat « I Threw It All Away » ou un déprimé « Tell Me
That It Isn’t True ». Toutefois, si quelques tempos lents se démarquent, il
convient surtout de souligner le romantique et devenu classique « Lay Lady Lay
», avec ses arrangements de guitare et de percussions caractéristiques, ou bien
le duo avec Johnny Cash (sélectionné sur une dizaine d’enregistrements), qui
ouvre l’album, reprise d’un titre de The Free Wheelin’ Bob Dylan, « Girl From
the North Country », quasiment méconnaissable. Les deux légendes y font montre
d’un talent complémentaire, comme Laurel et Hardy ou Whisky et Coca, Dylan de
sa voix medium édulcorée et Cash de sa profonde voix de basse, avec les
trémolos qui vont bien.



Ainsi le barde nous sert un album
plutôt facile d’accès, qui ne semble avoir d’autre ambition que de délasser les
oreilles. On en verra d’autres, des verts, des pas mûrs et des meilleurs aussi.
Au passage, Nashville Skyline est la preuve que Dylan sait chanter, utiliser un
tant soit peu de technique vocale, même s’il faut bien avouer que la majeure
partie de son charme réside dans la voix éreintée qu’on lui connaît
d’ordinaire, et non pas dans cette pose un peu rigolote de chanteur country. La
réception de l’album sera plutôt bonne malgré tout, même s’il ne constitue
nullement un pinacle, humilité oblige.



Il ne fait que dévoiler une autre
facette de Bob Dylan, une fois de plus.



Rock Fever



J'ai comme des envies de
réaborder du Dylan qui me prennent par les couilles, en ce moment. Vous le
savez, ces envies, il ne faut pas les repousser, il faut les laisser vous
choper, attendre qu'elles se passent. Non pas que je n'aime pas Dylan et que le
fait de réaborder des albums que j'avais chroniqués ici il y à longtemps (2010
pour celui-là, 2009 pour d'autres que je referai ici bientôt) m'emmerde, oh que
non : j'adore Dylan, et j'avais envie, depuis longtemps, de réaborder certains
de ses albums. Dont acte avec celui-ci, un de ses plus particuliers, Nashville
Skyline, sorti en 1969. C'est probablement un de ses albums les plus atypiques
avec Dylan (1973, son pire), Pat Garrett & Billy The Kid (1973, musique de
film) et (Self Portrait (1970, terriblement décrié). Nashville Skyline est
sorti sous une pochette montrant un Dylan souriant aimablement (rien que ça
suffit à faire de cette pochette un truc totalement original, Dylan étant du
genre je rigole quand je me blesse), pris en contre-plongée sous un ciel bleu
hivernal, soulevant légèrement son chapeau et tenant fièrement une guitare
acoustique. Au dos, on a une vue lointaine d'une grande ville, indéniablement
Nashville compte tenu du titre de l'album. On a un long texte un peu poétique
signé Johnny Cash, au sujet de Dylan. Johnny Cash, que Dylan rencontrera durant
les sessions, en 1969, et l'Homme en Noir apparaît sur le premier titre, chanté
en duo, une reprise d'un des standards de Dylan originellement présent sur The
Freewheelin' Bob Dylan : Girl From The North Country.



Cette version à deux voix est
supérieure en tous points à l'originale chantée par le Barde seul. L'album,
sinon, offre 10 chansons, ce qui n'est pas original. En revanche, ce qui est
original, concernant Dylan, est la durée de l'album : 27 minutes. Oui, 27 ! Là
où, généralement, les albums de Dylan atteignent et bien souvent dépassent les
40 minutes (certains, comme The Freewheelin', Another Side Of Bob Dylan,
Highway 61 Revisited, Desire, Blood On The Tracks, Street-Legal, atteignent et
dépassent même la cinquantaine de minutes, et je ne parle pas des plus récents,
qui sont doubles dans leurs format vinyle bien qu'étant sortis directement en
CD à la base), Nashville Skyline, lui, est encore plus court qu'un album des
Byrds de la même époque. J'imagine que cet état de fait a dû en heurter quelques-uns,
à l'époque ; moi, je sais que ça m'a royalement emmerdé, je me suis demandé,
lorsque j'ai écouté ce disque pour la première fois, pourquoi Bob Dylan
avait-il sorti un disque aussi peu généreux, aussi cheap, la durée complète de
l'album est plus courte que celle de n'importe laquelle des deux faces de
Desire (qui, il est vrai, est bien généreux, 55 minutes) ? Ça n'a sans doute
rien à voir en fait, mais à l'époque, Dylan en avait marre de sa réputation, de
son statut de Messie folk, de chanteur prophétique (A Hard Rain's A-Gonna
Fall...) dont on suivait les paroles comme des versets. Le Barde en a claque,
et il décide que ça doit changer. Après avoir enregistré un disque de folk
quasiment mystique (John Wesley Harding, 1967) et après s'être livré, avec le
Band, à des sessions endiablées et incroyablement fertiles dans un sous-sol
(les fameuses Basement Tapes sorties, à l'époque, en pirate, avant de sortir
officiellement en double album en 1975), Dylan prend le taureau par les cornes
et décrète : il faut sortir un ou des albums tellement à part, tellement
éloignés de son style, qu'ils en décourageront les fans, qui cesseront dès lors
d'acheter les albums de Dylan et passeront à autre chose. Dylan ne veut plus de
la gloire. Sur Nashville Skyline, tout du long, on l'entend chanter non
seulement de la country, et des chansons idiotes (Country Pie), mais avec un
nouveau timbre de voix. Adieu la voix nasillarde et prophétique, bienvenue au
timbre crooner country un peu roucoulant. Il réutilisera cette manière de
chanter, en la surmultipliant, pour son double Self Portrait qu'il publiera
début 1970 et qui sera si mal accueilli (chose que Dylan espérait secrètement).



Ici, on a quelques classiques : I
Threw It All Away, la reprise de Girl From The North Country avec Cash, mais
surtout, surtout, Lay, Lady, Lay. Ouvrant la face B, cette chanson au rythme
roucoulant est une merveille que Dylan, par la suite, en live, s'évertuera
souvent à dézinguer, la braillant plus qu'il ne la chantera (voir Hard Rain,
Before The Flood). On se rendra d'ailleurs compte par la suite que les chansons
de cet album, interprétées en live, ne fonctionnent pas vraiment, car elles
seront chantées (il y en a deux sur le dévasté et dévastateur live Hard Rain,
1976) à la manière dylanienne usuelle, pas à la manière Nashville Skyline, la
manière crooner de country. Mais ici, elles fonctionnent. Toutes ne sont pas
réussies, ceci dit (Country Pie ne mène à rien, Tell Me That Isn't True est
risible, Peggy Day n'est pas top), mais on ne va pas chipoter, l'album est déjà
suffisamment court, s'il fallait en retirer les maillons faibles, Nashville
Skyline ne durerait que 20 minutes, ça serait un EP plus qu'un album... Et
puis, les passages à vide de l'album sont peu de chose à côté de To Be Alone
With You, Tonight I'll Be Staying Here With You, Lay, Lady, Lay, I Threw It All
Away et Girl From The North Country. La moitié de l'album est d'un niveau
exceptionnel, et il faut rajouter One More Night et l'instrumental Nashville
Skyline Rag, qui valent bien plusieurs écoutes. Au final, ce petit album,
surtout petit par sa taille plus que par sa réputation, est un très bon cru de
Dylan. Autrefois, il faisait partie de mes préférés, ce n'est peut-être plus le
cas, mais je n'ai cependant jamais cessé de l'aimer, et puis, après tout, sa
courte durée est peut-être dommage, mais elle permet aussi à l'album de
s'écouter sans problème, en même pas une demi-heure l'affaire est faite. Je ne
conseillerai pas ce disque pour découvrir Dylan, mais une fois que vous avez
découvert le bonhomme, c'est un album qu'il vous faudra, tôt ou tard, écouter.
En plus, comme bien souvent avec Dylan, on le trouve facilement (en vinyle
aussi, d'ailleurs, il a été réédité, comme pas mal de ses albums), et souvent à
un prix des plus sympathiques. Vu sa faible durée, ce n'est d'ailleurs pas un
luxe !



XSilence



La pochette de cet album
m'observe. Accroché au-dessus de mon lit, Dylan me tire son chapeau. Les
cheveux plus courts, une barbe naissante. Un sourire sorti de nulle part, comme
on en voit rarement de sa part. Une guitare sèche à la main, un ciel de fin
d'hiver, tourné vers le printemps. Un barde bienveillant, apaisé et qui apaise.



Une impression de tranquillité
que l'on ressent à l'écoute des dix ritournelles country de ce classique
sous-estimé.



Sorti en 1969, alors que l'homme
s'apprêtait à marcher sur la Lune et les Beatles à enregistrer Abbey Road,
Dylan continue la renaissance qu'il avait entamé deux ans plus tôt avec le
mystérieux John Wesley Harding. Il y a également eu les Basement Tapes,
longtemps restés enfouis. Dylan a besoin de se réfugier, il ne supporte plus le
tapage médiatique qui l'entoure. Et il trouve ainsi une inspiration nouvelle.



Une voix neuve aussi. Ce n'est
plus des phrases tranchantes qui partent de son nez mais bien d'innocentes
chansons d'amour qui sortent de sa voix grave et chaleureuse. Un peu dur à
avaler au début, mais on s'y fait et on se laisse porter par cette douceur retrouvée.



C'est en effet à un véritable
retour aux racines auquel on assiste. Des mélodies épurées, une écriture
simpliste... Dylan s'approprie la country et l'enrobe de sa voix chaude, la
parfume avec ses airs de faux crooner. Les chansons dépassent rarement les 3
minutes. Moins de complexité, plus de sincérité. Dylan se fait plaisir, et
c'est plaisant à entendre.



La reprise de sa propre
"Girl of the North Country" en compagnie de Johnny Cash annoncent la
couleur. On y entend les deux chanteurs se répondre, de manière décontracté et
amicale, comme s'ils fredonnaient au coin du feu une mélodie lointaine. C'est
beau.



"Nashville Skyline Rag"
est un passage musical qui nous emmène tout droit au fin fond de la campagne
américaine, là où on aura plus de soucis à se faire, si ce n'est profiter du
soleil.



"To Be Alone With You"
semble enregistrée dans une grange, comme pour séduire une jolie fermière de
passage.



"I Threw it All Away",
c'est du romantisme à l'état pur. Dylan se met à nu et nous offre une de ses chansons
les plus belles, partagée entre vieux regrets et nouveaux espoirs.



"Jadis j'avais des montagnes
au creux de mes mains,



Et des rivières y coulaient tous
les jours.



J'ai dû être fou,



Je n'ai jamais réalisé ce que
j'avais,



J'ai tout gaspillé."



Tandis que "Peggy Day"
est une sucrerie à prendre au second degré, "Lay Lady Lay" est un
classique mielleux. La nouvelle voix de Dylan y produit de l'érotisme et séduit
dès la première écoute.



Même chose pour "One More
Night", avec sa guitare qui se ballade, pleine de grâce, délivrant des
accords lumineux.



"Tell Me That Isn't
True" est douce, Dylan veut croire en l'amour et seulement en l'amour.



"Peggy Day" nous fait
sourire, montre un Dylan qui s'amuse avec sa voix, qui s'amuse avec la country,
qui n'a qu'un objectif : prendre du plaisir à faire de la musique, aussi idiote
soit-elle !



Et le crooner nous laisse avec
"Tonight I'll Be Staying Here With You", une belle promesse, pleine
d'espoir.



"Je jette mon billet par la
fenêtre,



J'y jette ma valise, aussi,



Je jette mes soucis par la porte,



Je n'en ai plus besoin



Car ce soir je reste ici près de
toi"



Un album que je ressors dès que
le printemps revient, et qui est le compagnon idéal des après-midis à la
campagne. Un album lumineux et réjouissant, sans prétention aucune, et qui se
classe parmi mes albums favoris de Dylan.



TRACKLINSTING 

1Girl From The North Country
Featuring [With] – Johnny Cash
3:38
2Nashville Skyline Rag3:10
3To Be Alone With You2:06
4I Threw It All Away2:21
5Peggy Day1:59
6Lay Lady Lay3:17
7One More Night2:20
8Tell Me That It Isn't True2:38
9Country Pie1:34
10Tonight I'll Be Staying Here With You3:20

Sociétés, etc.

Crédits


Download Bob Dylan - Nashville Skyline - 1969 - FLAC - 44100 HZ / 16 Bit torrent


Related Torrents



Home - Browse Torrents
ExtraTorrent.st is in compliance with copyrights
2025 ExtraTorrent.st