STEAMHAMMER : Martin Pugh : guitare électrique et acoustique, vocaux Louis Cennamo : basse, basse avec archet, vocaux Mick Bradley : batterie, percussions + Garth Watt-Roy : chant, clarinette __________________
Titres : (Compositions : Steamhammer)
1. Penumbra (textes: Elizabeth Romilly) [22:42] - Entrance - Battlements - Passage to remorse - Sightless substance - Mortal thought 2. Telegram (textes: Karl Williams) [12:00] 3. For against [10:58]
Total minutage : 45:40
Penumbra
DERNIER ALBUM DU MYTHIQUE STEAMHAMMER !!
RAPPEL DE L'HISTORIQUE DU GROUPE (Prez de Steamhammer / n°245) : [ Le groupe anglais Steamhammer s'est formé en 1968 à Worthing, près de Brighton, sur la côte sud de l'Angleterre, autour de musiciens blues et folk désireux de produire une musique nouvelle: Martin Quittenton et Martin Pugh (guitares), Kieran White (guitare et chant), Steve Davy (basse) et Michael Rushton (batterie). Très vite après leur création, le groupe va tourner dans toute l'Europe en tant que 1ère partie du blues man Freddie King. Au printemps 1969, le groupe signe un contrat avec CBS et sort son premier album intitulé Steamhammer. Le groupe a du mal à trouver sa place dans une scène rock-blues très saturée. Pourtant ses prestations scéniques continuent de faire sensation. Martin Quittenton et Michael Rushton quittent alors le groupe et sont remplacés par le saxophoniste-flûtiste Steve Jolliffe et le batteur Mick Bradley. Cette nouvelle formation va enregistrer l'album MK II qui sort en novembre 1969. L'album est résolument plus rock-progressif et jazz et Steamhammer abandonne sa couleur blues pure histoire de se faire une place. On trouve dans leur nouvelle musique des influences très "Jethro Tull" et très jazz de par l'excellent Steve Jolliffe à la flûte et au saxophone. Mais ce dernier, qui venait de former Tangerine Dream avec Edgar Froese et Klaus Schulze, ne restera pas longtemps et s'en ira au printemps 1970 (il retournera plus tard avec ses amis de la scène underground Berlinoise et enregistrera l'album "Cyclone" avec Tangerine Dream en 1978). C'est donc en quartet que Steamhammer va sortir son 3ème album en novembre 1970, le somptueux Mountains qui va les faire connaître dans le monde entier, avec son rock psyché d'excellente facture, et une reprise monumentale d'un titre de Lionel Hampton, "Riding On The L&N". Steve Davy va quitter le groupe en 1971 et sera remplacé par Louis Cennamo, l'énorme bassiste de Renaissance. Mais, durant la tournée Européenne de l'été 71, c'est le fondateur et chanteur du groupe, le compositeur emblématique Kieran White qui quitte le groupe. Le trio restant commence l'enregistrement du quatrième et dernier album du groupe, le superbe Speech qui sera libéré au printemps 1972. Le groupe engage comme sidemen le chanteur Gary Watt-Roy, et les deux ex-RenaissanceKeith Relf (également producteur de l'album) et Jane Relf viennent apporter leur contribution aux choeurs. L'album, qui ne contient que trois longues pièces musicales, est dans la veine rock progressive lourde, un Heavy-Prog-psyché très éloigné du blues de leur début et du jazz-folk de leurs albums précédents. Malheureusement, leur batteur Bradley décède d'une leucémie avant le mixage final et le groupe lui dédiera l'album. Cet album est la genèse du futur groupe Armageddon. Après un concert commémoratif au mois de mars 72 en la mémoire de leur batteur, avec notamment Atomic Rooster et Beggars Opera en invités, Steamhammer va continuer à tourner un peu avec des musiciens de remplacement, changeant son nom en Axis, mais le groupe explosera définitivement fin 1973. Keith Relf, qui est alors basé en Californie, vient chercher Cennamo et Plugh pour former un nouveau groupe avec le batteur américain de Captain Beyond, Bobby Caldwell: ce sera la naissance d' Armageddon. Mais ceci est une autre histoire... ]
En mémoire de Mick Bradley décédé à la fin de l'enregistrement, emporté par une leucémie à l'âge de 25 ans ! R.I.P Mick (1947-1972)
Mick Bradley
Voici donc ce dernier opus de ce groupe mythique. Steamhammer joue désormais en trio et a engagé un chanteur extérieur pour les parties chantée de cet album. C'est donc Keith Relf, l'ancien de Renaissance et l'ami de Cennamo qui va produire cet album peut-être le plus progressif du groupe. La musique envoûtante qui s'en échappe est plus dans la veine psyché-rock d'un Amon Düül II ou d'un Hawkwind comme le montre le long morceau de la face A, "Penumbra", une véritable exploration sonore spatio-temporelle que beaucoup on porté au firmament du groupe. Il est vrai que nous étions plusieurs à placer cet album parmi les plus réussis du genre, et cette face A particulièrement, que nous écoutions en boucle. Cette introduction mystérieuse de basse jouée à l'archet était vraiment étonnante. Le délire rythmique qui s'en suivait, basse-batterie-guitare était quant à lui assez délirant. Après un court passage vocal, s'en suit un long passage instrumental planant avec un somptueux solo de guitare aérien de toute beauté qui monte en puissance jusqu'à tout enflammer (comme les grands groupes de Krautrock allemands). Joli instant de calme après la tempête où la guitare semble en suspens et final hystérique avec solo de guitare continu sur barrissement de basse répétitif: Un des plus gros titres de psyché-rock de l'histoire du rock progressif. La face B comporte deux titres dont le premier, "Telegram" (écouter-> c'est ici), attaque avec le chant de Gary Watt-Roy, une de ses rares parties chantées, sur un tempo rock excellent et de nouveau répétitif et entêtant. Une partie chantée en choeurs telle un litanie et martelée par un gros tambour vient lancer un passage instrumental paisible mené par une guitare sobre, d'abord baroque puis planante, avant l'explosion finale dans un joli délire guitaristique. Quant au dernier morceau qui termine l'album, "For Against", un instrumental puissant, il est clair qu'il est là comme prétexte à un vibrant hommage à leur batteur, malade lors des sessions d'enregistrements et qui ne sera malheureusement plus de ce monde lors du mixage final. Après une introduction bâtie pour l'occasion telle une impro, jouée durant 3 minute, Plugh et Cennamo s'effacent pour laisser place à un solo de batterie de Bradley long de 7 minutes, ultime présent que ce formidable batteur nous laisse en guise d'adieu, ultime témoignage de sa grande technique et que, 45 ans après, nous écoutons toujours non sans un petit pincement au cœur, notre manière à nous de perpétuer sa mémoire. (Xanthul)
L'ALBUM PRE-ARMAGEDDON !!
Fichier audio : FLAC / 16 Bit / 44100Hz Taille : 264 Mo Durée : 45:40 Genre : Rock Progressif Label : BRAIN (All) / BASF (France) Année : 1972 CD : 1991
BONNE ÉCOUTE A TOUS
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