1 - Stengah 2 - Rational Gaze 3 - Perpetual Black Second 4 - Closed Eye Visuals 5 - Glints Collide 6 - Organic Shadows 7 - Straws Pulled At Random 8 - Spasm 9 - Nebulous 10 - Obsidian
Format : MP3 Genre : Metal Compliqué Taille totale : 121 Ko
Ah la suède ! Ses jolies blondinettes, sa parité homme/femme scrupuleusement respectée, ses krisprolls... mais qu´est-ce que je raconte moi ? ! La suède est surtout connue pour être un fantastique vivier de groupes de métal (en nombre tellement impressionnant que je m´interdit toute énumération) et MESHUGGAH est une des figures de proue de ce courant nordique. La reconnaissance commence à arriver pour ce groupe au combien atypique par bien des aspects et qui mérite largement l´attention dont il fait l´objet depuis quelques temps...
Revenons-en à Nothing, dernier opus en date du combo venu du froid. Tout d´abord le choc à la première écoute: « C´est quoi ce bordel de riffs ? ! ! ! » serait-on tenté de se dire en écoutant les premières mesures... Et ouais : pas de rythmique normale pour MESHUGGAH, tout n´est que bizarrerie musicale et complexité; riffs à 8 temps voire plus, rythme ultra-saccadé, déstructuré, étiré dans tous les sens, affreusement twisté. Impossible de headbanguer sans se démettre toutes les vertèbres... Le leitmotiv de nos 4 suédois est La Machine : et, autant pour fear factory le combat fait rage entre celle-ci et l´homme, autant ici le combat est d´ores et déjà perdu pour l´humanité. En témoignent : ces rythmes robotisés défiant les réflexes naturels (foi de batteur) que seul 1 droïde peut effectuer avec une telle précision - cette voix monocorde et gutturale sans variation aucune durant tout l´album, froide et mécanique - le son ultragras des guitares 8 cordes (et oui vous ne rêvez pas) et leurs solos accompagnant la plongée en enfer dans la désarticulation de leur propre musique...
Après avoir écouté Nothing pour la première fois, vous sentirez toutes les possibilités qu´il laisse entrevoir au métal. Plus de limites : toujours plus lourd, plus saccadé, plus noir, plus oppressant. Bref, difficile d´en ressortir indemne pour un néophyte...(Core&Co chronique)