Drowning Pool est un groupe de nu metal originaire de Dallas, aux États-Unis. Leurs influences musicales viennent du hard rock, du groove metal et du heavy metal.
L'histoire commence au Texas. Mike Luce et C.J. Pierce quittent la Nouvelle-Orleans, pour rejoindre leur ami Stevie Benton à Dallas. Ils y expriment pleinement leur passion du rock, sentant toutefois qu'il leur manque un leader charismatique. Dave Williams, habitué de la scène rock texane, semble tout indiqué. Le chanteur s'intègre parfaitement et rapidement au groupe qui prend alors une nouvelle dimension. Le nom du quartet, Drowning Pool, fait référence au film du même nom, réalisé par Paul Newman en 1975. Leur première démo atterrit dans les mains du groupe Sevendust, qui invite le quatuor à le suivre en tournée. Les rencontres et les concerts s'enchaînent, Kittie, Hed Pe, sans qu'aucun contrat ne soit signé. Premier album (mort du premier chanteur)
Connus sur tout le continent américain, ils enregistrent une seconde démo, qui cartonne dans les radios et qui leur permet de signer chez Wind-Up Records. Sous l'égide de leur producteur Jay Baumgardner, Drowning Pool sortent leur premier album Sinner début 2002. Ils participeront à de nombreux festivals tels que l'Ozzfest d'Ozzy Osbourne, ou le Music as a Weapon Tour de Disturbed.
Durant leur tournée de l'Ozzfest 2002, dans l'ivresse de cette notoriété naissante, est survenu un drame; le chanteur Dave Williams s'est éteint au milieu de la nuit, dans le bus de tournée. La cause de la mort semblerait être une défaillance cardiaque nullement liée à la prise quelconque de stupéfiants. Malgré le choc, le groupe a tout de même décidé de continuer ensemble.
Après une période de deuil et un silence radio de deux ans, la défunte star sera remplacée par Jason Jones, dont la voix était également intéressante mais sans être aussi particulière que celle de Dave Williams. Ils sortiront l'album Desensitized au cours de l'année 2004. Ce dernier était de qualité mais il ne remporta pas le succès de Sinner, l'absence du regretté Dave Williams se faisant cruellement sentir.
Quelques mois après la sortie de leur second album, le 14 juin 2005, le groupe annonça le départ de Jason Jones, pour "différences irréconciliables". Les raison exactes n'ont pas été clairement communiquées.
Une nouvelle période de silence a suivi ce départ. Le groupe a ensuite annoncé sur son site internet l'identité de son nouveau chanteur. Il s'agit de Ryan McCombs. Ils sortiront leur troisième album, Full Circle, avec ce chanteur au début de l'année 2007.
Deux de leurs chansons servent de musique de générique pour des émissions de la WWE (La WWE est actuellement la plus grande entreprise de catch au monde).
Rise Up a servi de générique pour l'émission WWE SmackDown et Bodies servait de générique pour la ECW.
Le groupe a sorti son quatrième album intitulé Drowning Pool le 27 avril 2010. Mais peu de temps après, le chanteur, Ryan McCombs décide de quitter le groupe, pour se consacrer à son groupe SOiL.
Drowning Pool a trouvé un nouveau chanteur, Jasen Moreno, avec lequel le groupe enregistre son cinquième album. Le nouvel album s'intitule Resilience et est sorti le 2 avril 2013.
Genre : Nu Metal / Groove Metal Origine : Dallas, USA
line-up : Jason Jones : Chant C.J. Pierce : Guitare et chant Stevie Benton : Basse et chant Mike Luce : Batterie et chant
Critique de l'Album
Le quatuor de Dallas est de retour en 2003, après avoir essuyé le décès de leur chanteur, Dave Williams ( R.I.P ), en pleine tournée, en 2002. Les trois musiciens se retrouvèrent orphelins d’un chanteur et firent un grand un nombre de recherche, pour enfin tomber sur le digne successeur de Dave Williams : Jason « Gong » Jones. Lui aussi écoute très souvent du Black Metal et du Death Metal, c’était un des critères pour retrouver un chanteur aux mêmes influences que Dave et pour lui rendre hommage ( cet album lui est dédié, je lui dédie cette chronique, malgré que je ne sois qu’un simple petit chroniqueur de Destination Rock ). Pour ce Desensitized, les musiciens de Drowning Pool avait déjà commencé de composer cet album, et l’évolution que l’on entend était aussi voulue par Dave. Oui, le son a évolué : une évolution assez marquée, mais leur musique est tout aussi agréable ( personnellement je préfère cet album à Sinner, aussi bon qu’il soit ) .
Un groupe à forte personnalité ce Drowning Pool, un des seuls groupes de neo technique, avec des solos, faits par un excellent guitariste en la personne de C.J. Pierce, sortant aussi bien de bons riffs bien puissants et assez techniques. Un groupe de neo avec des solos, ce n’est pas très banal ! On pourrait se dire : « Solos ?? Oui, le solo de base, le solo pitoyable qu’on arrive à faire au bout d’un an de guitare » Mais non malheureux, on parle de vrais solos, certes, ce n’est pas du Slash, ni du Kirk Hammett et encore moins du Dimebag Darrell ( R.I.P ), mais c’est tout à fait honorable et agréable à l’écoute, ce qui offre une certaine personnalité musicale à ce combo made in us.
Dans ce Desensitized, Drowning Pool alterne entre chanson puissante, voire très puissante, comme la très accrocheuse Step Up ( une des meilleures de l’album et le single qui plus est ), la très puissante et rentre-dedans Bringing Me Down, la technique Killin’ Me ou encore la chanson de cloture Hate, ressemblant légèrement à Step Up. Toutes ces chansons sont une des facettes du Drowning Pool-style, puissance, un bon niveau technique, un Jason Jones à la voix rageuse et puissante, le tout desservi par une certaine personnalité dans les compos, juste de quoi les reconnaître à l’écoute. Effiacace, mais pas cruellement original ( malgré les solos qui ne sont pas monnaie courante dans le monde du neo metal ). Desensitized ne se limite pas à ça, des chansons plus chantées, avec des solos plus techniques et plus beaux, une des autres facettes du groupe : des chansons puissantes et assez « douces ». On y retrouve Numb ( à ne pas confondre avec la chanson de Linkin Park ), avec un chant assez rageur, des musiciens qui ne demandent qu’à faire exploser toute leur puissance, mais qui n’explose malheureusement pas, la chanson ne s’y prêtait pas apparemment, mais d’autres comme This Life, plus douce à la limite, en couplets, mais bien plus puissante en refrains, et surtout bien accrocheuse, une des chansons de l’album. D’autres sont également dans le même genre ( la majorité de l’album ) comme, Love And War, qui n’est ni réellement douce, ni réellement très puissante, un peu le juste milieu, avec de beaux solos, des riffs bien accrocheurs, une batterie présente, une voix vraiment envoûtante, pouvant se montrer à la fois belle, rageuse et puissante, ce Jason Jones est une excellente trouvaille ! Ca ne fait aucun doute. Je finis sur Forget qui est le vrai juste milieu dans cet album, les refrains typés Step Up etc… avec des couplets typés This Life etc… avec leur solo le plus technique et le plus rapide de l’album, vraiment bien. Drowning Pool est un groupe de vrais musiciens comme le témoigne cette chanson, avec un batteur assez déchaîné sur certaines parties, un bassiste faisant son boulot, un guitariste soliste et de rythme, ils maîtrisent réellement bien leurs instruments.
Pour faire bref : album puissant, mais savant aussi faire des concessions pour un peu plus de mélodie voire pour un juste milieu comme dans Cast Me Aside également. Un des meilleurs albums de neo metal qui ait été porté à mes oreilles, à conseiller à toute personne appréciant ce genre.
"plusieurs avis valent mieux qu'un" Après la mort mystérieuse de Dave Williams en août 2002, Drowning Pool s’est retrouvé dans une situation assez similaire à celle d’AC/DC en 1980. Fallait-il s’arrêter là et changer de nom, ou bien continuer l’aventure, quitte à surprendre les fans avec un autre chanteur ? Comme on pouvait s’y attendre, la deuxième option fut choisie, et Jason Jones rejoignit les rangs du groupe pour accoucher d’un deuxième album intitulé "Desensitized".
En 2001, Drowning Pool avait cartonné aux USA avec le single "Bodies", au point d’attendre la première place du billboard. On ne sera donc pas étonné que la plupart des morceaux suivent la même recette : 3 minutes 30 au compteur, des riffs agressifs mais pas trop, et un son lissé pour la radio, voilà à quoi ressemblent 90% des morceaux de cet album. Malgré le formatage évident, force est de constater que ça fonctionne, et que C.J. Pierce est plus qu’inspiré à la guitare : les riffs accrocheurs sont légion, même s’ils sont dans l'ensemble assez simplistes… Quelques solos sont également présents ça et là sur le CD ("Forget", "Cast Me Aside", "This Life"), mais on peut pas dire qu’ils brillent pas leur originalité...
Pour faire simple, on pourrait dire que Drowning Pool évolue dans un style similaire à celui de Damageplan, mais avec un chanteur bien plus énergique. Car oui, si Dave Williams était un bon frontman, Jason Jones n’a absolument rien à lui envier, bien au contraire. Dans un registre assez similaire (alternance de cris rauques et de refrains soft), il se donne à fond et parvient à surpasser son aîné. Avec une voix rageuse, et malgré quelques gimmicks piqués à Eddie Vedder, Jason est donc une excellente surprise.
Parmi les morceaux les plus intéressants, "Step Up" et "Think" se dégagent clairement du lot par leur puissance contenue et leur refrains facilement mémorables. "Nothingness" et "Killin Me" ont également des mélodies de guitare particulièrement accrocheuses, bien que très similaires… Quant à "Forget" et "Cast Me Aside", ce sont les morceaux les plus virulents du disque, et leurs refrains hurlés par Jason figurent parmi les meilleurs du disque. Par contre, on peut tout de même reprocher au groupe d’utiliser un peu trop les mêmes ficelles sur un CD qui dure à peine 38 minutes : il vous sera ainsi très difficile de différencier les riffs principaux de "Step Up" et de "Hate" tant ils se ressemblent (même son, même tempo). Quelques plans nauséabonds et déjà entendus mille fois dans le néo-métal font également leur apparition sur ce CD ("This Life", "Bringing Me Down"), ce qui donne une sensation désagréable de déjà-vu dès les premières écoutes.
La production est quant à elle à l’image du groupe : à la fois agressive et formatée. Johnny K, qui avait bossé avec Machine Head sur "Supercharger", a donné de la pêche à ces 12 titres, tout en polissant le son des guitares pour ne pas effrayer les auditeurs des radios US. Côté artwork, et bien Drowning Pool nous propose la pochette la plus cool de l’Histoire du Rock, avec une bimbo en bikini shwinguante à souhait : les mecs adoreront, les filles passeront leur chemin devant ce cliché de femme soumise.
La musique de Drowning Pool est donc un bon croisement entre le power métal de Pantera et lé néo-métal, et aucun morceau n’est véritablement mauvais. Ce groupe de Texans est assurément très doué pour créer des singles : les hits calibrés pour la radio pullulent sur ce disque, mais force est de constater que DP n’innove en rien sur cet album, en se contentant de reprendre à la note près ce qui avait fait son succès en 2001. Est-ce vraiment suffisant pour acquérir une crédibilité et fonctionner ailleurs qu’aux USA ? A vous de voir.
une petite idée, alors Youtube est votre ami :
Format : MP3 (320 Kbs) durée totale : 38 mn 29 s présence pochette & livret : non
les titres de l'album : 1. Think 2. Step Up 3. Numb 4. This Life 5. Nothingness 6. Bringing Me Down 7. Love and War 8. Forget 9. Cast Me Aside 10. Killin' Me 11. Hate
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