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Izia - Izia - 2009 - EAC Rip - FLAC - 44100 HZ / 16 Bit - torrent


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Download Izia - Izia - 2009 - EAC Rip - FLAC - 44100 HZ / 16 Bit - torrent




Torrent Description

Izia
- Izia - 2009



-
EAC Rip - FLAC
- 44100 HZ / 16 Bit -

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ARTISTE



Née en 1990 à Paris, Izia
Higelin, fille d'un grand personnage du rock français, grandit au son du rythme
binaire familial avant de choisir de se lancer à son tour dans la pratique de
la guitare et du chant.



Elle constitue rapidement un
groupe à la mesure de son goût pour le rock'n'roll des années 1960 et 1970,
entre Janis Joplin et Led Zeppelin, et compose un répertoire original
entièrement en anglais avec ses partenaires Sébastien Hoog, Antoine Toutsou et
Vincent Polycarpe. Du haut de ses dix-sept ans, elle mène campagne sur scène en
première partie d'Iggy & the Stooges ou au Printemps de Bourges, et sur
disque avec un EP trépidant enregistré en 2006.



Avec quelques titres de plus à la
clé, l'album Izia qui paraît au printemps 2009 reçoit un accueil chaleureux de
la presse et des radios. Le rock'n'roll survitaminé du groupe et l'énergie
déployée par sa chanteuse ne peuvent passer inaperçu. Le public suit et ce
premier essai Izia passe soixante-huit semaines dans les meilleures ventes
françaises. Le 6 mars 2010, Izia reçoit les Victoires de la musique de l'album
pop rock de l'année et de la révélation scénique.



Entre sa tournée d'été, sa propre
prestation à l'Olympia le 14 novembre 2010 et sa participation au concert des
soixante-dix ans de son père le 18 novembre au Zénith de Paris, Izia conclue en
beauté une année faste. Pour son deuxième album So Much Trouble, Izia tente de
canaliser son énergie avec une approche plus mélodique. L'album voit le jour le
14 novembre 2011 et ne déçoit pas ceux qui, comme Izia, apprécient le rock
tranchant. Quatre ans plus tard, le troisième album La Vague présente une
nouvelle orientation avec l'adoption de la langue française, du piano et de
synthétiseurs. Le rock d'Izia se fait plus minimaliste. Le producteur Johnny
Hostile et le rappeur OrelSan, sur « Les Ennuis », collaborent l'ouvrage pop
qui voit le jour en avril 2015.



ALBUM



Rock Fever



Dans la famille Higelin, après le
père, le premier fils (Arthur H), le deuxième (Kên, acteur éphémère), je
demande la fille. Izïa, née en 1990, âgée donc de 21 ans (elle en aura 22 en
septembre prochain), et qui n'en avait que 19 au moment de la sortie de cet
album, son premier, éponyme (Izia, donc). Il est intéressant de préciser que si
son prénom comporte un tréma sur le deuxième i, elle n'utilise pas ce tréma
pour le titre de l'album, et même, pour son nom de scène. Qui est, donc, Izia,
au lieu de Izïa. Ça ne change pas grand-chose, mis à part que c'est plus facile
et rapide à écrire ! L'album est sorti en juin 2009, Izïa (je vais continuer à
foutre le tréma) n'avait pas encore 19 ans. Mais déjà un sacré caractère. Elle
sait de qui tenir : de son père (la musique qu'elle fait, bien que plus
moderne, sonne comme le Higelin de la période BBH 75/Irradié), de Janis Joplin,
d'Iggy Pop (avec qui elle s'est produite live à l’occasion) ... Son premier
album (elle vient d'en sortir un deuxième il y à un mois) offre 12 chansons
pour 45 minutes, et a été enregistré aux studios ICP de Bruxelles et au studio
Gouverneur (Paris) pour des prises additionnelles (l'essentiel a été fait à
ICP). Il est produit par Erwin Autrique et le groupe d'Izïa, baptisé Izia,
justement. Et qui est constitué de Sébastien Hoog (guitare), Antoine Toustou
(basse) et Vincent Polycarpe (batterie, percussions). Izïa tient la guitare sur
Life Is Going Down. Aucun clavier, pas de fioritures du style arrangements,
cuivres ou synthés.



Izia est un album brut de
décoffrage. La belle (car, franchement, Izïa est vraiment mignonne) assure à
fond, vocalement. En live, surtout. Une voix qui déchire, à la Janis (oui, je
sais, blasphème que de comparer une autre voix rock féminine à celle de Janis,
vu que personne ne chantera jamais plus aussi bien que Janis, mais on parle de
rock, là, je ne vais donc pas comparer la voix d'Izïa avec celle d'Isabelle
Boulay, non ?), un backing-band assez efficace, bien bourrin, qui délivre la
marchandise avec efficacité. L'album n'est pas un chef d'oeuvre, mais il est à
lui seul mille fois meilleur que tous les abums de tous ces petits groupes rock
franais de ces 10 dernières années, vous savez, ceux qui pullulent, comme les
BB Brunes, Plasticines (entièrement féminin, ce groupe ne fera jamais oublier
les Slits), Second Sex, Naast, j'en passe et des meilleures et des vertes et
des pas mûres. De Back In Town à Sugar Cane en passant par le désormais très
connu Let Me Alone, Izia aligne 12 chansons allant de 2,50 minutes pour la plus
courte (The Train) à 4,40 minutes pour la plus longue (Disco Ball). Son deuxième
album (So Much Trouble, avecune pochette assez sexy montrant Izïa, torse nu, un
serpent enroulé sur ses épaules et masquant sa poitrine) est également un bon
petit disque de rock français sans chichis, mais vous m'excuserez si je préfère
le premier. La donzelle a vraiment de qui tenir, et on ne se doute pas un
instant qu'elle a potassé ses Nirvana, Soundgarden, Stooges, Janis Joplin, MC5,
Noir Désir, Téléphone, Stones et Led Zeppelin dans sa jeunesse (se dire qu'elle
n'avait pas deux ans quand Nevermind est sorti en dit long.…).



Assez beau succès, ce premier
opus obtiendra, en 2010, le prix de l'Album rock aux Victoires de la Musique,
l'album sera disque d'or la même année. Mélange efficace de rock, de punk-rock
(Hey Bitch !) , et même, par moments, de funk (Blind) et de folk (Sugar Cane,
magnifique ballade avec une guitare pour tout accompagnement), ce disque
entièrement anglophone (une bonne idée pour l'exportation) et enregistré dans
les conditions du live (et ça s'entend !) est une petite claque qui redonne
espoir dans le rock français. Aussi talentueuse (et cintrée) que son paternel
qui doit être très fier d'elle, Izïa, avec ce premier album qui s'écoute avec
un grand plaisir même au bout de plusieurs passages sur la chaîne hi-fi (signe
que le disque est vraiment réussi), entre directement dans la cour des
grand(e)s. 45 minutes assez réussies, efficaces, qu'elles soient bourrines ou
plus subtiles. Comme aurait dit Gainsbourg en connaisseur, elle sait y faire,
la p'tite pisseuse !



Spirit of Rock



Chroniquer un album tel que celui-ci
est un paradoxe : la musique d'Izia est avant tout un dialogue avec nos
émotions, sa musique ne se rationalise pas, mais demande à celui qui l'écoute
d'abattre certains murs intérieurs faits de bienséance, de retenue et de self
control. Comme elle l'affirme elle-même, sa musique est un « retour aux
origines du rock », une musique faite comme pour nous permettre d'exprimer des
sentiments en temps normal réprimés. En se dégageant, ils nous font danser de
toutes nos forces, fermer les yeux et apprécier cette musique simple, mais qui
nous parle tellement. Mais il s'agit tout d'abord d'évoquer le passé de cette
jeune chanteuse, qui a, dans ses débuts, joué en première partie d'Iggy Pop. Je
ne rentrerai pas dans le débat des « fils et filles de », car bien qu'elle soit
la fille du célèbre Jacques Higelin, sa réputation se fonde sur une expérience
de la scène et des années de tournée partout en France et non sur un quelconque
réseau de relations médiatiques. Izia vient donc cependant d'une famille
d'artistes, avec une mère danseuse et un père chanteur et a grandi dans cet
univers. Elle s'est cependant créé un univers bien à elle, refusant de chanter
en français pour l'instant et privilégiant sur cet album la voie du rock brut
et sauvage.



Cette création porte en effet la
marque des grands classiques du rock comme les Stones, et le reste du rock
anglais des années 70. Cependant, plus que des accents mélodiques, le chant de
Patti Smith et l'énergie de certaines chanteuses punk transparaissent dans sa
musique. Les accents Jopliniens qu'on lui attribue souvent viennent des
influences de son guitariste, Sébastien Hoog, dont le jeu se rapproche du folk
des années 60/70. Ce mélange hétérogène forme un album surprenant et même
parfois difficile d'accès à la première écoute, car très singulier. Du rock
comme on en fait plus, un retour à des racines peut être perdues de vue par un
rock aujourd'hui disparate et parfois enfermé dans une carcan de clichés sur ce
que doit être un rockeur en 2012. À tel point que son statut de femme a pu en
rebuter certains, peu habitués à entendre autre chose que des chants féminins
lents et mélancoliques. Izia arrive et bouscule tous les préjugés pour
s'imposer comme une véritable artiste.



Cet album éponyme est son premier
sorti, fruit notamment de sa grande collaboration avec Sebastien Hoog, seul
membre du groupe à être présent depuis sa formation. Il s'ouvre avec la chanson
« Back in Town », qui donne le ton de l'album et dont le titre même indique une
arrivée remarquée et imposante. Le mouvement est lancé et les titres « Lola »
et « The Train » se placent dans sa continuité, avec des rythmes très marqués
qui s'accordent parfaitement avec le titre du troisième morceau. « Hey Bitch »
marque une rupture, il nous interpelle et nous rappelle qu'Izia fait du bon rock,
mais exprime aussi des émotions brutes et sans complexes. Il forme un duo avec
« Let Me Alone » qui est sorti en single par la suite et qui constitue pour moi
le paroxysme de cet album. Le début plutôt posé nous surprend et attise notre
curiosité. Petit à petit le rythme se fait plus pressant et enfin la musique
éclate, la guitare est saturée et on a le sentiment que toutes les barrières
sont tombées pour ne laisser que de l'expression pure. Dans la suite de
l'album, une nouvelle dimension est apparue, les intros se font plus
appliquées, la mélodie est plus travaillée. « Blind » et « Burning » nous
amènent vers « Life Is Going Down ». « Quelqu'un a changé le disque ? »
aurait-on pu entendre il y a quelques années. Les accents de calme et de
mélodie qui transparaissaient dans les deux titres précédents sont ici poussés
à la limite de la mélancolie : la guitare commence seule par des arpèges lents,
ensuite rejoint par la voix lente et grave d'Izia, ce qui forme une mélodie
noire et envoutante. On retrouve cependant bien vite le rythme rapide et
l'énergie caractéristique de cette chanteuse à part entière et le début de la
chanson apparaît alors comme un rêve perdu au milieu de cet album. Mais ce
moment irréel laisse des marques sur les deux morceaux suivants qui sont
beaucoup moins sombres, mais portes néanmoins des relents de la digression
passée. « Disco Ball » est un nouvel ovni dans cet univers déjà très bigarré :
que vient faire le disco dans cet album ? Sous ses airs de chanson dansante et
simpliste, il s'agit en fait d’une nouvelle expérience qui est mise en valeur
par la rupture qu'elle présente avec les mélodies qui l'entourent. Enfin
l'album se clôture avec « Sugar Cane ». On se serait attendu à une explosion de
voix, de guitare saturée et de batterie folle pour clôturer cet album comme il
avait commencé mais là encore Izia nous surprend. « Sugar Cane » ressemble à
une complainte, pleine de douleur et de mélancolie, preuve de l'ambivalence qui
fait la personnalité de cet album. Une unité donc faite de contrastes et de
multitude, c'est ce qui rend cette création intéressante et riche.



Cependant, je tiens à signaler
qu'Izia est une artiste qu'il faut voir en live. Son album prend une autre
dimension quand on voit de quoi elle est capable sur scène. Il semble vivant et
porteur d'une réelle personnalité, bien différent du rock aseptisé à grand
succès. C'est un véritable spectacle qui donne son sens à ce disque et lui
confère le statut de quasi manifeste de sa philosophie : profiter de la vie en
se donnant à fond. « Izia » nous rappelle que ce sont les émotions qui sont
fondamentales en musique. Elle remet en question notre univers policé et sage
par l'énergie qui s'en dégage et qui nous pousse à un peu plus ressentir les
choses, dans un monde où l'intellectuel prime souvent. Merci Izia pour cet
album.



Album Rock



Petit retour en 2007, à l'époque
où le paysage musical hexagonal se voyait revisité de force par une scène
vulgairement estampillée baby rockeur. Naast, Plasticines et compagnie, durant
quelques mois, tout le monde n'a eu que ces groupes en ligne de mire et au fond
de l'Ipod. Ne serait-ce que pour savoir de quoi il en retournait. Et pourtant,
pendant ce temps et sortie de nulle part - comprenez par là qu'aucun média ne
lui avait gentiment débroussaillé le passage - un petit bout de chanteuse
s'amusait à enflammer chacune des planches qu'elle croisait. A la seule force
de ses cordes vocales et sans aucun album en poche. A peine quelques titres
disponibles via sa page Myspace. De quoi inciter certains à miser sur elle
leurs derniers paquets de cacahuètes, voyant bien que la relève n'était pas
forcément là où on voulait leur faire croire. Et nous les premiers, en proclamant
Izïa Sélection de l'année 2007. Alors surtout, ne dites pas qu'on ne vous avait
pas prévenu.



Bon, pour ceux qui ne seraient
pas encore au courant, autant se débarrasser du côté people inintéressant dès
maintenant. Oui, Izïa est bien la dernière trouvaille de la famille Higelin.
Fille de Jacques et demi-sœur d'Arthur. Voilà, c'est dit. Et ce n'est pas la
peine de creuser plus loin dans les liens familiaux car aux antipodes de la
poésie et de la variété française paternelle, la belle a préféré opter pour la
langue de Shakespeare et la fougue d'une Joan Jett, sans prendre de détours ni
de pincettes. Comme les accords zeppelinniens plaqués sans préambule et chargés
d'ouvrir "Back In Town".



Que le rock soit revenu en état
de grâce auprès des kids est une certitude. Mais qu'on se permette à dix-huit
ans de revisiter la discothèque à papa avec un tel aplomb friserait presque
l'insolence. Ou le coup de génie. Car il n'y a pas de doute possible. Cette
petite boule d'énergie connaît ses classiques sur le bout des doigts et ne se
prive pas pour donner sa propre interprétation du rock dans toutes ses
déclinaisons, du moment qu'elles soient bruyantes et originales. Le punk
version Iggy Pop et ses Stooges ? Aucun problème. Mais autant en croiser
l'intensité avec la décontraction d'un Pixies pas encore bouffi par le succès
("Hey Bitch"). Le Grunge ? Pourquoi pas. Mais les tendances
suicidaires en moins ("Lola"). Un peu de Funk ? Si vous voulez. Mais
autant aller piquer un riff tout droit chez le père Frusciante et s'exploser
les cordes vocales dessus ("Blind"). Et si vous êtes plutôt pop-rock,
laissez-vous aller avec "Disco Ball" et ses allures de No Doubt. Mais
le plus beau reste encore quand la demoiselle prend ses faux airs de Janis
Joplin et nous montre réellement l'étendue de sa voix et de son talent
("The Train", "Life Is Going Down", "Sugar
Cane"). A partir de là, le cap du brûlot adolescent est bel et bien
franchi pour laisser apparaître l'artiste en devenir. Car même si les compositions
restent assez classiques, la ferveur qui anime la chanteuse balaye tout sur son
passage. Et avec un premier album de ce calibre, autant dire que l'avenir
d'Izïa semble être tout tracé. Au fait, ça fait combien de temps qu'on n'a pas
vu de vraie rockeuse en France ?



TRACKLINSTING

1Back In Town
Music By – Sébastien Hoog
4:06
2Lola
Music By – Antoine ToustouSébastien Hoog
3:07
3The Train
Music By – Sébastien Hoog
2:50
4Hey Bitch3:43
5Let Me Alone
Music By – Antoine ToustouSébastien Hoog
3:51
6Blind
Music By – Antoine ToustouSébastien Hoog
3:42
7Burning
Music By – Antoine ToustouSébastien HoogVincent Polycarpe
3:57
8Life Is Going Down
Guitar – Izïa Higelin
4:33
9The Light
Music By – Antoine ToustouSébastien Hoog
3:47
10Take Me Back
Music By – Sébastien Hoog
3:22
11Discoball
Music By – Antoine ToustouSébastien HoogVincent Polycarpe
4:41
12Sugar Cane
Music By – Sébastien Hoog
3:44

Crédits

Notes

Copyright collectives: SACEM/SACED/SCAM/SDRM / SCPP 

CDi-Part: Opendisc®

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