Chroniques de San Francisco
9 Tomes
Armistead Maupin est un écrivain américain, rendu célèbre par le feuilleton qu'il écrivit pour le journal The San Francisco Chronicle, publié sous la forme de romans sous le titre des Chroniques de San Francisco.
Ses parents sont Diana Jane (née Barton) et Armistead Jones Maupin - "Armistead" et "Maupin" étant deux noms de famille, selon une tradition du Sud des États-Unis. Peu après sa naissance en 1944, sa famille s'installe à Raleigh en Caroline du Nord où il vit ses premières années.
Vers ses 10 ans il découvre son aptitude à raconter des histoires en public, qui compense ses faiblesses en sport.
Il fait ses études à l'Université de Caroline du Nord à Chapel Hill, où il débute dans le journalisme avec le journal indépendant des étudiants de l'université The Daily Tar Heel (en). Après son diplôme en 1966, il s'inscrit pour des études de droit mais les abandonne un peu plus tard. Il s'engage dans la marine et est affecté en Méditerranée et au Viêt Nam dont plusieurs mois sur la frontière cambodgienne.
En 1971, il emménage à San Francisco, en Californie. Cinq ans plus tard, il livre dans le quotidien The San Francisco Chronicle les épisodes de la vie d'habitants de la ville. Ils sont caractérisés par le souci de vivre libre leurs passions, leurs amours, leurs sexualités. Les Chroniques de San Francisco sont un succès et sont publiés en romans. Une série télévisée a aussi vu le jour.
Maupin a publié d'autres romans, notamment Maybe the Moon et Une voix dans la nuit. Maybe The Moon se présente sous la forme d'un journal intime, celui d'une actrice de petite taille à Hollywood. Son destin tragique et la façon dont elle décrit le « show business » en font un roman poignant. L'actrice qui a inspiré ce roman est celle qui a joué quelques scènes de E.T. l'extra-terrestre et Maupin en profite pour décrire ce qu'il estime être l'attitude déplorable du réalisateur de ce film envers l'actrice de petite taille.
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Armistead_Maupin
Tome 1 - Chroniques de San Francisco
San Francisco et sa fameuse baie, ses tramways cahotant dans les rues en pente, son pont du Golden Gate, compte désormais un monument de plus : le 28, Barbary Lane, une pension de famille tenue par la pittoresque Anna Madrigal qui materne ses locataires avec une inépuisable gentillesse. Et ils en ont tous bien besoin, car "s'il ne pleut jamais en Californie, les larmes en revanche peuvent y couler à flots". Ils le savent bien, Mary Ann, venue de Cleveland dans cette ville qui a le don de décoincer les gens, Mona qui vient de perdre son emploi, Michael qui cherche vainement l'homme de sa vie...
Tome 2 - Nouvelles chroniques de San Francisco
Au 28, Barbary Lane, Mary Ann, venue de Cleveland, poursuit depuis six
mois "son initiation, tantôt glorieuse, tantôt harassante, dans cet
univers aventureux qu'était San Francisco". Tous les locataires sont
devenus ses amis, en particulier Michael, dit Mouse, qui, comme elle, cherche
l'homme de sa vie. Ils entreprennent ensemble une croisière au Mexique qui leur
permettra, après bien des tribulations, de réaliser tous les deux leur rêve.
Mais ce deuxième épisode du savoureux feuilleton d'Armistead Maupin contient
une révélation de taille. Mme Madrigal, l'adorable logeuse, qui s'efforce
contre vents et marées, d'assurer le bonheur de son étrange famille recomposée,
est en fait le père d'une de ses locataires. Cette histoire de transexualité et
une affaire plus obscure de transsubstantiation à laquelle se voue une
inquiétante secte religieuse sont les ressorts de ce nouveau volet d'une
comédie humaine qui plaide avec humour en faveur de la tolérance et du respect
mutuel.
Tome 3 - Autres chroniques de San Francisco
Vous rêviez de
lire la suite ? Eh bien réjouissez-vous ! Armistead Maupin nous livre le
troisième opus des aventures du 28, Barbary Lane. Finies les seventies, place
aux années quatre-vingt ! Au programme, l'amour toujours pour Michael et Mary
Ann désormais trentenaires. Mary Ann qui assure dorénavant une émission
quotidienne à la télévision et qui rêve de devenir une grande journaliste.
Contre l'avis et les envies de son directeur, elle décide de saisir sa chance,
quand DeDe Day, revenue incognito à San Francisco, lui révèle qu'elle a échappé
in extremis au suicide collectif d'une secte au Guyana et lui livre quelques
croustillantes anecdotes... Pas de doute, la jeune fille tient son scoop ! Mais
le métier de journaliste n'est pas de tout repos... d'autant qu'il fait des
envieux...
Prenez garde, ce
livre provoque de sérieux éclats de rire ! Armistead Maupin, très en forme,
nous régale de dialogues succulents truffés d'un humour parfois corrosif mais
toujours teintés de tendresse. Il fait preuve d'une imagination qui laissera le
lecteur essoufflé, en bas des rues pentues de San Francisco.
Tome 4 - Babycakes
Babycakes,
Passage du Marais, 1998 ((en) Babycakes, 1984)
Début des années
quatre-vingt, Reagan dirige l'Amérique, hésitant entre conservatisme pur et dur
et saut en avant technologique. Les Yuppies dopés sont des acharnés du travail,
les gays californiens sont à la pointe du combat pour l'évolution des mœurs et
des mentalités et le sida commence à frapper les corps et les esprits. C'est ce
moment que choisit la reine Elisabeth II pour effectuer sa première visite à
San Francisco. Un symbole à elle seule, la reine d'Angleterre ! Représentante
de la vieille Europe, des traditions et d'un certain art de vivre. En décalage
complet avec celui des avant-gardistes californiens. Mais c'est justement ce
côté kitsch qui leur plaît. Son côté bonne vieille mamie ! Comme Mme Madrigal,
la logeuse de la petite résidence communautaire de Barbary Lane. Une grand-mère
qui aurait été de tous les combats des années passées, qui cultive de
magnifiques plants d'herbe dans son jardin et qui avant son opération était un
homme. Il y a aussi Brian qui rêve d'enfants et d'une vie d'homme au foyer, sa
femme Mary Ann, journaliste prête à tout pour assumer à la fois sa vie
professionnelle et sentimentale et enfin Michael qui vient de perdre son amour,
victime du sida.
Et puis, il y a
le bonheur du hasard qui parfois fait bien les choses, l'humour et la fantaisie
romanesque de Maupin qui sauve ses personnages d'un vaudeville qui aurait pu
être dramatique. C'est toute la force de ses chroniques de raconter une époque
en l'imaginant souvent plus belle que la réalité mais en misant sans compter
sur l'amour et la solidarité.
Tome 5 - D'un bord à l'autre
On avait quitté
la petite communauté du 28, Barbary Lane en plein mélodrame social. Brian et sa
journaliste d'épouse étaient au bord de la rupture, tout juste réconciliés par
l'arrivée miraculeuse d'un enfant et par le réconfort de leur logeuse, Mme
Madrigal, la quasi cosmique transsexuelle et mère poule virtuelle. Brian et
Mary Ann habitent désormais le 23e étage du Summit, une tour dominant Barbary
Lane et convenant mieux à l'ambitieuse présentatrice de talk-show. Michael
alias Mouse vit toujours dans la résidence où Mme Madrigal cultive avec amour
son verger hallucinant et où Brian vient régulièrement se confier à ses amis.
L'arrivée d'un neveu imberbe et vierge va fournir à Brian l'occasion de
retrouver une récente conquête. Découvrant que celle-ci est séropositive, il
décide de passer le test. S'ensuivent dix jours d'angoisse et de folies que
Brian va vivre avec Mouse et son nouvel amour, un beau sudiste musclé.
Sur fond de
Guerre des étoiles, du nom du programme de défense lancé par Reagan, Maupin
nous entraîne cette fois d'un extrême à l'autre des différences sociales et
sexuelles en revisitant à sa manière le militantisme homo ou le conservatisme
reaganien de l'époque. Entre les lesbiennes féministes militantes, les gays,
les hétéros tolérants ou les conservateurs machos, il y a de la place pour
l'humour. Car au bout du compte tous sont faits de la même chair et soumis aux
mêmes faiblesses. Dans un texte jubilatoire et féroce, Maupin poursuit donc sa
chronique des années quatre-vingt. La suite au prochain épisode.
Tome 6 - Bye-Bye Barbary Lane
28,
Barbery-Lane-street, une adresse devenue mythique pour tous les fans
d'Armistead Maupin. Livre après livre, l'auteur a construit sa petite comédie
humaine, "sa sitcom littéraire" dans les rues de San Francisco. On y
retrouve la petite famille époussetée des années soixante-dix, prête à prendre
le virage des scintillantes eighties. Finie la communauté érotico-baba : Mary
Ann est devenue une présentatrice de télé en vogue, Brian, 44 ans, travaille
aux Plantes adoptives, un magasin de fleurs assez zen, et Michael, se sachant
maintenant séropostif, lorgne du côté de l'engagement virulent auprès du
mouvement Act Up. Vaille que vaille, nos personnages vont de l'avant. Mais
voilà que Burke Andrew débarque. On l'avait presque oublié celui-là. Mary Ann
n'était-elle pas folle de lui il y a dix ans ? Andrew est toujours un grand
blond aux larges épaules. Devenu un célèbre producteur new-yorkais, il vient
proposer la frénésie de la Big Apple à nos résidents de la côte ouest. Bye Bye
Barbary Lane est le sixième et dernier tome des Chroniques de San Francisco et clôt donc la cultissime série
d'Armistead Maupin avec drôlerie et pétillant. De quoi nous faire regretter
qu'il n'y ait pas de septième volume !
Tome 7 - Michael Tolliver est vivant
Aujourd'hui,
Michael Tolliver est plus vivant que jamais. Il a rencontré l'amour, et mène
une vie heureuse au côté de son jeune mari. Mais la maladie ressurgit, et
Michael doit choisir entre les deux femmes de sa vie : ira-t-il au chevet de sa
mère biologique, qui refuse depuis toujours son homosexualité, ou choisira-t-il
San Francisco et Anna, sa mère spirituelle, qui souffre et réclame sa présence
?
Tome 8 - Mary Ann en automne
Mary Ann, on l'a
rencontrée au printemps, toute jeune, toute fraîche. C'est avec elle que
s'ouvrait la série : «Mary Ann Singleton avait vingt-cinq ans quand elle vit
San Francisco pour la première fois.» Elle débarquait dans la ville à la fin
des seventies, militantisme et libération sexuelle, Harvey Milk et néons
tapageurs. Elle s'installait au 28, Barbary Lane, chez Mme Madrigal, logeuse
trans en kimono, qui avait pour habitude de scotcher un joint sur la porte de
tout nouvel arrivant. Le refuge pour «chats errants» abritait Michael (homo),
Brian (hétéro) et d'autres célibataires qui trouvaient que les étiquettes,
vraiment, c'était bon pour leurs parents. Là-dessus, des histoires de coeur et
de cul, et des années qui filent. Jusqu'à l'automne donc, à savoir l'approche
de la soixantaine pour Mary Ann et ses amis...
Tome 9 - Anna Madrigal
Anna Madrigal, la
légende du 28, Barbary Lane, sait qu'elle n'est pas éternelle. À 93 ans, elle
voudrait partir comme une reine. Entourée de tous ceux qu'elle aime, elle
retourne dans le Nevada, là où elle fut Andy, adolescent amoureux du ténébreux
Lasko... Quelques kilomètres et quelques joints plus loin, ses aventures vont
la conduire jusqu'au Burning Man, un festival déjanté où tout peut arriver.