Le Rossignol
Igor STRAVINSKY
Livret en russe : Igor Stravinsky et Stephan Mitusov
d’après le conte de Hans Christian Andersen
avec Natalie Dessay
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Réalisation : Christian CHAUDETGenre : OpéraDirection musicale : James CONLONInterprètes (et rôles) : Orchestre et chœurs de l’Opéra National de Paris ; Natalie Dessay (le Rossignol), Hugo Simcic (l’Enfant), Marie McLaughlin (la Cuisinière), Violeta Urmana (la Mort), Vsevolod Grivnov (le Pêcheur), Albert Schagidullin (l’Empereur), Laurent Naouri (le Chambellan), Maxime Mikhailov (le Bonze)Date de sortie : 2005 DVD nommé "enregistrement de l'année" aux Victoires de la musique classique 2006, le film a reçu de multiples récompenses (Fipa d’or 2005 – Musique Award 2007).
Notes intérieures reproduites et jointes au format PDF.



Qualité :
DVD9 NTSC 16/9 compatible 4:3)Format :
ISOAudio :
PCM stéréo - Dolby Digital 5.1Durée du film :
48mnDurée du bonus (making of) :
26mn (+ nombreux autres bonus)Langue du film :
russeSous-titres du film :
français-anglais-allemand-espagnol-italien (mais pas de russe!)Langue du making of :
anglaisSous-titres du making of :
anglais (mais pas de français...)Nombre de fichiers : 2Taille totale : 6,82Go
Ce qu’on a dit du film sur le site resmusica.com : « En rappelant les propres mots du compositeur : « J’ai dit quelque part qu’il ne suffisait pas d’entendre la musique, mais qu’il fallait encore la voir…», le réalisateur Christian Chaudet a trouvé un prétexte idéal pour mettre en image la partition du Rossignol. Les qualités de cette adaptation numérique, généreuse par ses effets et sa créativité visuelle, ne manquent pas. À commencer par la bande musicale, paru chez EMI en 1999 avec Natalie Dessay dans le rôle titre sous la baguette de James. Et c’est effectivement un réel bonheur que de retrouver notre « Natalie » nationale, incarnant la voix de l’oiseau : fragile, unique, magicienne.
Avec
Le Rossignol, en 1914, Stravinsky créait son premier opéra à l’opéra Garnier de Paris, après la déflagration du
Sacre du Printemps (1913). Ici, la puissance de l’orchestre se fait velours, capable de climats murmurés grâce à une orchestration raffinée où le compositeur se joue des citations extrême-orientales.
Fidèle à Andersen dont le conte a donné l’argument de la partition, le scénario privilégie le regard de l’enfance, puisque la musique se déploie à mesure qu’un garçon découvre, tout comme le spectateur, le sujet de cette histoire, à partir d’un vase mobile, tournoyant sur lui-même, et délivrant les motifs de la musique. La première scène est visuellement la plus réussie : présence de la nuit, de l’interdit aussi, donc du mystère dévoilé (en pénétrant dans l’atelier du potier, le jeune garçon découvre un monde qui lui était étranger). Ce qui séduit l’œil, ce sont ces trouvailles qui permettent littéralement de « voir » la musique : « pour être fidèle à Stravinsky je me devais de traduire tout ce que j’entendais », précise le réalisateur dans le livret d’accompagnement. Ainsi cet air de la flûte, repris par la clarinette, qui apparaît brusquement, à flanc de vase, sous la forme d’une apparition, le temps d’inscrire dans l’air sa ligne fugitive… Tout ce qui suit est de la même inspiration onirique, laissant au final à la musique le pouvoir d’approfondir le chant mystérieux de l’oiseau.
Le summum est atteint quand le Rossignol chante devant la cour impériale : Christian Chaudet imagine une cité interdite, désincarnée, sorte de Las Vegas surmédiatisée, où la foule vite oublieuse du chant de l’oiseau lui préfère la parodie mécanique d’un automate japonais, dont les mimiques tiennent à la fois de Michael Jackson et de Berlusconi… Plus tard, on est saisi par la glaciale froideur de cette même cité spectrale qui a perdu toute âme…
En plus de la séduction des tableaux produit par l’infographie, le film, par son foisonnement d’images à l’infini, insiste davantage sur son propos central : aucune invention mécanique, — aucune imitation, aussi inventive soit-elle —, ne pourrait égaler la nature prodigieuse et l’art, incarnés par le chant unique du vivant. Le rossignol s’affirme comme la métaphore même du chant et de son unicité : inégalable, insurpassable. C’est à cet éloge du fragile que naît l’émotion. En cela, la réalisation suit parfaitement la partition. Un vrai régal. »
Igor STRAVINSKY sur WikipediaIgor Fiodorovitch Stravinsky (1882 — 1971), compositeur et chef d'orchestre russe (naturalisé français, en 1934, puis américain, en 1945) est considéré comme l'un des compositeurs les plus influents du XXe siècle.
L'œuvre de Stravinsky s'étend sur près de soixante-dix années. Elle se caractérise par sa grande diversité de styles. Le compositeur accéda à la célébrité par la création de trois ballets dont il composa la musique pour les Ballets russes de Diaghilev :
L'Oiseau de feu (1910),
Petrouchka (1911) et son œuvre maîtresse
Le Sacre du printemps (1913) qui eurent une influence considérable sur la façon d'aborder le rythme en musique classique. Dans les années 1920, sa production musicale prit un virage néoclassique et renoua avec des formes traditionnelles (concerto grosso, fugue et symphonie). Dans les années 1950, enfin, Igor Stravinsky explora les possibilités de la musique sérielle.
Natalie DESSAY sur WikipediaNatalie Dessay est une cantatrice française, née à Lyon en 1965. Soprano spécialisée dans les rôles de soprano léger colorature dans l'opéra ainsi que dans l'opérette, Natalie Dessay est connue aussi pour ses talents de comédienne. Elle a reçu de nombreuses récompenses pour ses enregistrements comme pour ses prestations scéniques : six
Victoires de la musique, prix
Laurence Olivier pour son interprétation de Marie dans
La Fille du régiment, prix « in honorem » de
l’académie Charles Cros parmi d’autres.

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