2008 • FLAC 16-bit • Musique classique contemporaine, choral
Sir Karl William Jenkins est un compositeur et musicien gallois né le 17 février 1944 sur la péninsule de Gower dans le comté de Swansea, au sud du Pays de Galles. Son père, instituteur, organiste et chef de chœur lui donne une première instruction musicale. Il étudie à la Gowerton Grammar School puis commence sa carrière musicale comme hautboïste à l’Orchestre national des jeunes du Pays de Galle. Il étudie ensuite la musique à l’Université de Cardiff puis à la Royale Academy of Music de Londres. Dans les années 70, il est membre de groupes de jazz et de rock. Il écrit ensuite des musiques publicitaires pour lesquelles il obtient plusieurs prix prestigieux. Actuellement, Karl Jenkins est le musicien vivant le plus joué dans le monde. Ses oeuvres « Adiemus » et « The Armed Man : une messe pour la paix » connaissent tout particulièrement un succès planétaire. Il joue le piano et les claviers, en plus de la flûte traversière, du hautbois et du saxophone. En 2015, il devient le premier musicien gallois à être anobli.
Le Stabat Mater, poème catholique romain du XIIIe siècle attribué à Jacopone da Todi, est considéré comme l’expression classique d’une nouvelle forme de piété, plus empathique et émotive, caractéristique de la fin du Moyen Age. Il a été mis en musique par un très grand nombre de compositeurs : Pergolesi, Haydn, Vivaldi, Rossini... Karl Jenkins compose le sien en 2008. En plus du texte latin original, il y ajoute six mouvements en langues diverses : anglais, arabe, araméen, grec, hébreu, et une harmonisation aux sonorités moyen-orientales. Les premier et septième mouvements sont des variations de mouvements d’Adiemus respectivement « Cantus Song of Tears » et « Amate Adea ». Le texte latin, mis en musique par tant de compositeurs célèbres, prend chez Jenkins une expression neuve et une intensité nouvelle. La pièce, en douze mouvements, incorpore d'autres musiques et d'autres textes, notamment un « Ave verum corpus », composé à l'origine pour Bryn Terfel, un « Lament » de Caroll Barratt, de même que des textes issus de sources persanes médiévales ou de la Babylone antique. Le Stabat Mater, en vertu de ses fluctuations entre émotion et retenue, interpellera les fans de Jenkins du monde entier.
Cette vision récente du texte en octosyllabes datant du XIIIe siècle est composée dans un style composite (esthétique « musique de film », musique orientale, musique classique...) ; Karl Jenkins, compositeur fêté dans les pays anglo-saxons mais ignoré en France, possède suffisamment de métier pour créer des passerelles entre ces éléments fort hétérogènes. La première impression qui vient d'ailleurs à l'écoute de plusieurs des morceaux de l'album, est la solennité triomphante des compositions ! L’œuvre se laisse écouter sans effort, d'autant que le premier numéro, très accrocheur, met l'auditeur en condition favorable. Solos, chœurs, mélange des voix, une bonne variété dans l'expression qui offre un grand plaisir d'écoute, d'autant que l'enregistrement est de qualité. Il y a du rythmé, du solennel, des marches, des percussions, des cordes... c'est parfois incantatoire, dramatique, « planant », bref riche et séduisant.
ARTISTE > Karl Jenkins TITRE DE L'ALBUM > Stabat Mater GENRE > Classique contemporain, voix & choeur DATE DE SORTIE > 2008 LABEL > EMI Classics PAYS > Royaume-Uni NOMBRE DE DISQUES > 1 SOURCE > CD FORMAT AUDIO > FLAC 16-bit PRÉSENCE DES COVERS > Front, Back TAILLE TOTALE > 324,78 Mo