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Saint-Saëns - Proserpine (2017) [FLAC] {dtromp} torrent |
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Torrent Description

 Camille Saint-Saëns Flemish Radio Choir, Münchner Rundfunkorchester Ulf Schirmer Ediciones Singulares 11 May 2017
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Italiano Français English
Sommaire du livre Marie-Gabrielle Soret, De la genèse à la réception Gérard Condé, Regards sur la partition Camille Saint-Saëns, Quelques mots sur Proserpine Hugh J. Macdonald, Proserpine, déesse de l’enfer Synopsis Livret
01:34:46Total time
Number of CDs: 2 Number of tracks: 29
« Joyau d'une troupe bien rodée, Véronique Gens ressuscite la courtisane italienne du XVI siècle dont Saint-Saëns peignait en 1887 les amours tragiques. La dame se meurt secrètement d'amour pour le jeune Sabatino, qui lui préfère la fraîche et vertueuse Angiola. L'accueil est tiède, la critique reprochant à Saint-Saëns le "symphoniste", le "wagnérien", de donner la prééminence à l'orchestre [...] Si le compositeur fignole le pittoresque de sa toile de fond [...], il entend d'abord "éclairer les dessous du drame". Car Saint-Saëns, loin de négliger les voix, tient au caractère de ses personnages, sa correspondance n'en fait pas mystère. [...] les forces de la Radio de Munich, guidées par Ulf Schirmer, s'en tirent bien. [...] la diction et la tenue générale sont admirables. Et le Chœur de la Radio flamande illumine la scène des pèlerins, joyau de la partition [...] » (Diapason, juillet-août 2017 / François Laurent) « [...] Proserpine eut le malheur d'être créée à l'Opéra-Comique deux mois avant l'incendie qui détruisit la salle en 1887. Tout le matériel et les décors disparurent et l'ouvrage ne fut remonté qu'en 1899 mais ne fit pas carrière. La musique est pourtant extrêmement bien composée, d'un certain modernisme, ce qui la fit taxer de "wagnérisme", ce qui est très abusif. [...] Véronique Gens, comme à son habitude, pratique un chant de grande classe, d'un style toujours châtié jusque dans les scènes les plus violentes. La mezzo-soprano Marie-Adeline Henry est une heureuse découverte en Angiola, un rôle plutôt pâle auquel elle confère une présence certaine. [...] Comme dans Cinq Mars de Gounod, publié l'an dernier par le même éditeur, le travail d'Ulf Schirmer est parfait d'équilibre et de délicatesse.» (Classica, juin 2017 / Cristiana Prerio)
© 2017 Palazzetto Bru Zane / Sémele Proyectos Musicales
---- Proserpine Camille Saint-Saëns
Collection « Opéra français » du Palazzetto Bru Zane (Ediciones Singulares) | 2 CD | 2017 | Volume 15
SORTIE : 9 MAI 2017
CHŒUR DE LA RADIO FLAMANDE ORCHESTRE DE LA RADIO DE MUNICH Ulf Schirmer, direction avec Véronique Gens, Marie-Adeline Henry, Frédéric Antoun, Andrew Foster-Williams, Jean Teitgen, Mathias Vidal, Philippe-Nicolas Martin, Artavazd Sargsyan, Clémence Tilquin
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Tracklist
CD 1
1- PRÉLUDE
Acte I
2- Scène : Qu’elle est infernale et divine (Proserpine, Orlando, Filippo, Ercole, Courtisans) 3- Duo et scène : Voyez-les tous, navrés de trop d’indifférence ! (Proserpine, Orlando, Ercole) 4- Duo : Je t’en supplie (Sabatino, Renzo) 5- Air de Sabatino et scène : Pourquoi me demander cette épreuve insensée ? (Sabatino, Renzo) 6- Scène : Enfin ! Sabatino ! (Proserpine, Sabatino, Renzo, Orlando, Filippo, Ercole) 7- Pavane et scène : Va ; c’est fort à propos qu’elle les congédie ! (Proserpine, Renzo) 8- Arioso : Amour vrai, source pure où j’aurais voulu boire (Proserpine) 9- Duo : Proserpine ! (Proserpine, Sabatino) 10- Scène : Il n’a pas compris ! (Proserpine, Gil, Squarocca) 11- Scène : Que préféreriez-vous (Proserpine, Squarocca) 12- Final : Proserpine nous délaisse ! (Proserpine, Squarocca, Orlando, Filippo, Ercole, Courtisans)
Acte II
13- Prélude et Ave Maria (Chœur de femmes) 14- Scène : Un cavalier à la moustache noire (Angiola, Une Religieuse, Trois Novices, Trois Jeunes Filles) 15- Scène : Bonjour, petite sœur ! (Angiola, Renzo) 16- Air de Sabatino et scène : Comment dire bien ce que je veux dire ? (Angiola, Sabatino, Renzo) 17- Trio : Allez, ô vous que j’aime ! (Angiola, Sabatino, Renzo) 18- Finale : Approchez et prenez, chacun à votre tour (Angiola, Sabatino, Squarocca, Renzo, Pélerins, Foule)
CD 2
Acte III
1- Tarentelle 2- Scène et chœur : Qui va là ? Squarocca ! (Squarocca, Chœur de Gitanos) 3- Scène : Approchez, ma beauté ; nous sommes seuls maîtres (Proserpine, Squarocca) 4- Air de Proserpine et scène : Pourquoi suis-je venue… et que puis-je espérer ? (Proserpine, Squarocca) 5- Chanson de Squarocca : Là ! Chantons maintenant la chanson des ivrognes (Squarocca) 6- Scène : Elle est belle, la misérable ! (Angiola, Proserpine, Squarocca, Renzo) 7- Duo et scène : Votre main ! (Angiola, Proserpine, Squarocca)
Acte IV
8- Entracte 9- Air : Puis-je croire que c’est bien vrai (Sabatino) 10- Duo : Vous ici ! (Proserpine, Sabatino) 11- Scène, trio et finale : Vos menaces, madame… (Angiola, Proserpine, Sabatino, Renzo) Skip to content
Collection « Opéra français » du Palazzetto Bru Zane (Ediciones Singulares) | 2 CD | 2017 | Volume 15
Créée le 14 mars 1887 à l’Opéra-Comique, la Proserpine de Saint-Saëns n’est pas la réincarnation de la déesse antique mais une courtisane de la Renaissance rompue aux amours coupables. Selon le compositeur, elle est « une damnée… le véritable amour est pour elle un fruit défendu ; dès qu’elle y touche, c’est une torture. » Et pourtant, malgré l’innocence de sa rivale Angiola, il arrive cette chose inattendue : « C’est la bête sanguinaire qui est admirable, le doux être n’est que joli et sympathique. » Visiblement transporté par ce délice de l’horreur, Saint-Saëns verse dans une modernité orchestrale sans précédent, empilant les dissonances sous les cris de fureur ou de désespoir de ses personnages. Et de conclure : « Proserpine est, de toutes mes œuvres théâtrales, la plus avancée dans le système wagnérien. ». La moins connue aussi, qu’il était grand temps de révéler au public, dans sa seconde version, retouchée en 1891.
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Entre Saint-Saëns et Wagner, il y a Proserpine Le 2 juillet 2017 par Charlotte Saulneron Palazzetto Bru Zane
Camille Saint-Saëns (1835-1921) : Proserpine, drame lyrique en 4 actes sur livret de Louis Gallet d’après Auguste Vacquerie. Avec : Véronique Gens, Proserpine ; Frédéric Antoun, Sabatino ; Marie-Adeline Henry, Angiola ; Andrew Foster-Williams, Squarocca ; Jean Teitgen, Renzo ; Mathias Vidal, Orlando ; Artavazd Sargsyan, Filippo, Gil ; Philippe-Nicolas Martin, Ercole ; Clémence Tilquin, une religieuse. Vlaams Radio Koor. Münchner Rundfunkorchester, direction : Ulf Schirmer. 2 CD Palazzetto Bru Zane. Enregistré à Munich en octobre 2016. Durée : 55’32 et 39’18.
Dans Proserpine, Camille Saint-Saëns met tout son talent de symphoniste au profit de l’histoire d’une des héroïnes les plus complexes de l’opéra romantique français. Après Carmen, après Violetta, c’est une autre courtisane qui se révèle sur la scène de la salle Favart le 14 mars 1887. Femme puissante mais surtout condamnée, Proserpine colle indéniablement à la peau de la belle tragédienne Véronique Gens, admirablement entourée par une distribution vocale de haute volée, et d’un Müncher Rundfunkorchester particulièrement expressif sous la baguette d’Ulf Schirmer. Coup de cœur.
Quand on évoque le Palazzetto Bru Zane, il est facile d’avoir le vertige tant les projets du Centre de musique romantique française sont foisonnants et originaux grâce à une multitude de renaissances lyriques. Le Timbre d’argent est le dernier en date, mais La Reine de Chypre d’Halévy au Théâtre des Champs-Elysées ou encore Phèdre de Lemoyne aux Bouffes du Nord resteront des moments forts de la saison lyrique. Espérons qu’Uthal de Méhul, disque sorti à l’occasion du bicentenaire de la mort du compositeur, sera la prochaine révélation scénique. En attendant, c’est avec gourmandise que l’on est en droit de savourer ce coffret consacré à Proserpine, opéra donné en version de concert à l’Opéra Royal de Versailles en octobre dernier, durant la même période que le retour de Samson et Dalila sur la scène de l’Opéra Bastille après 25 ans d’absence, repositionnant Camille Saint-Saëns au premier plan de la scène lyrique nationale.
Tout d’abord, un disque du Palazzetto, c’est un bel objet. Ce quinzième volume de la série « Opéra français » ne fait pas exception à la règle : c’est dans un magnifique écrin qu’en guise de préambule, nous apprécions la grande qualité des textes de Marie-Gabrielle Soret (« De la genèse à la réception »), Gérard Condé (« Regards sur la partition ») et d’Hugh J. Macdonald (« Proserpine, déesse de l’enfer »). Proserpine en lettres d’or, le numérotage du coffret en édition limitée, la qualité du papier… Tout est calculé pour que cela soit une acquisition d’exception à laquelle le téléchargement ne pourra jamais substituer.
Ensuite, un disque du Palazzetto, c’est le plus souvent une découverte. À travers quatre actes particulièrement dissemblables, on retrouve le modèle wagnérien dans l’écriture de Saint-Saëns à travers l’emploi de la déclamation continue, cette volonté de fusionner drame et musique et par l’utilisation d’une douzaine de motifs tels des leitmotive : « Je crois que le drame s’achemine vers une synthèse de différents styles, le chant, la déclamation, la symphonie, réunis dans un équilibre permettant au créateur l’emploi de toutes les ressources de l’art. » Cette conception du compositeur aboutit à une partition orchestrale particulièrement travaillée, où la richesse du tissu instrumental, l’association des timbres qui s’opposent ou se combinent selon la situation dramatique, s’associent à de subtiles proportions dans la structure du discours musical. Varié et expressif, le Müncher Rundfunkorchester se révèle particulièrement lors du poème symphonique centré sur Proserpine au début du quatrième acte : les formules répétitives d’une course haletante alternent avec le motif troublé de la courtisane, se clôturant par une course démente triple forte, où syncopes et chromatismes sont à leur apogée.
Enfin, un disque du Palazzetto, c’est une distribution vocale de premier ordre. Femme énigmatique et impénétrable, le rôle-titre assuré par la merveilleuse Véronique Gens, dont la carrière est aujourd’hui largement consacrée à la musique romantique française comme l’atteste son dernier disque Visions, correspond à une incarnation lourde où les qualités de tragédiennes de la soprano falcon paraissent indispensables pour donner au personnage toutes les dimensions qui en font un grand rôle lyrique. Proserpine est une courtisane italienne du XVIe siècle, éprise de Sabatino, pour lequel elle cache son amour par une haine apparente. Ce dernier, face au refus de la fascinante courtisane, se dispose à épouser la sœur de son ami Renzo, Angiola, innocente jeune femme enfermée dans un cloître et portée par son amour secret envers Sabatino. Proserpine découvrant que son prétendant est sur le point d’épouser une rivale, cherche à se venger puis supplie son bien-aimé de lui donner son cœur. Face à un échec cuisant, elle se suicide plutôt que de renoncer à ses sentiments profonds. La noirceur de Proserpine est encore plus intense face au couple Angiola/Sabatino, objet de tous ses tourments. L’immoralité de la courtisane fait face à la candeur et la pureté de la voix lumineuse mais étonnamment charnue de Marie-Adeline Henry : « Angiola c’est le jour, et Proserpine, c’est la nuit » disait Saint-Saëns. Entre elles, Frédéric Antoun ne démérite pas en Sabatino, fort d’une voix solaire et généreuse. Tout autour de ce triangle amoureux, Andrew Foster-Williams assume sans complexe un vrai rôle de caractère (Squarocca), Mathias Vidal brille à travers son incarnation d’Orlando, alors que la chaleur du timbre de Clémence Tilquin complète le tableau, ainsi que le chant consistant et nuancé de Jean Teitgen (Renzo).
Constatant la grande qualité de ce nouvel opus du Palazzetto Bru Zane, nous n’attendons plus qu’une chose : une mise en scène exaltante de cet opéra.
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Slow burn opera: Saint-Saens Proserpine revived by Palazzetto Bru Zane Saint-Saens Proserpine; Veronique Gens, Frederic Antoun, Jean Teitgen, Andrew Foster Williams, Marie-Adeline Henry, Munchener Rundfunkorchester, Ulf Schimer; Palazzetto Bru Zane / Ediciones Singulares Reviewed by Robert Hugill on June 10 2017 Star rating: 4.0 Saint-Saens' opera has a fascinating Reniassance courtesan at its centre
Camille Saint-Saens never seems to have had much luck with his sixth opera, Proserpine. Premiered in 1887, Saint-Saens was accused both of Wagnerisme and of taking too symphonic an attitude to opera (his Symphony No. 3 had just been premiered). By the time of the opera's revival in Paris in 1899, the Parisian public had heard real Wagner operas and tastes had changed. Unfortunately the opera's rather fustian libretto and plot seemed old fashioned.
The piece has now been revived by Palazzetto Bru Zane and the recording issued in one of its admirable books published by Ediciones Singulares. Veronique Gens sings the title role (a Renaissance courtesan), with Marie-Adeline Henry, Frederic Antoun, Andrew Foster-Williams and Jean Teitgen, the Flemish Radio Choir and Munchner Rundfunkorchester conducted by Ulf Schirmer.The rather old fashioned cast to the plot arises because Saint-Saens conceived an opera based on August Vacquerie's 1838 play Proserpine. The resulting four act opera underwent some changes from the play (the second act is entirely new and the number of deaths at the end caused problems). Saint-Saens wrote a work where each act has a very different character, and it is only on the final two that the drama really catches fire.
Act One is set at one of Proserpine's (Veronique Gens) parties. She is in love with Sabbatino (Frederic Antoun) but knows that as a courtesan she can never be allowed to experience real love so is consistently cold to him. Sabbatino remains obsessed with her and is persuaded by Renzo (Jean Teitgen) to make one last approach to Proserpine, to get her out of his system before Sabbatino marries Renzo's sister. This fails, leaving both Prosperpine and Sabbatino angry. Act Two deals with Renzo's virginal sister Angiola (Marie-Adeline Henry) and her betrothal to Sabbatino. In Act Three Prosperpine and Squarrocca (Andrew Foster Williams) capture Renzo and Angiola, the furiously jealous Proserpine tries to force Angiola to abandon her engagement, but Renzo escapes and frees Angiola. In the short final act Prosperpine approaches Sabbatino and confesses she loves him; he rejects her and when she overhears Sabbatino and Angiola she attacks them. Failing, she stabs herself.
Maybe with a bit of psychological depth the libretto might hold up, but we have too much of Angiola in Act Two, and she simply fails to catch fire, though Saint-Saens' writing in this act was very much admired at the premiere.
Act One is rather diffuse and scene setting. Saint-Saens uses a lot of lyric dialogue and arioso here, accompanied by richly expressive orchestral textures. But Proserpine and Sabbatino's crucial scene simply fails to register strongly enough, though Gens is fluidly elegant and Antoun ringingly uptight. The passions that explode in Act Three seem to come out of nowhere. It is really with Act Three that the drama takes off and both Gens and Antoun, aided and abetted by Foster-Williams make stunning stuff of the closing scenes. But it is too little too late.
Except of course, French 19th century opera does not work like that. The drama unfolds slowly and subtly, with many set pieces and to appreciate the opera you have to forget about our modern obsession with a quick progress to drama and follow the subtleties of Saint-Saens' writing. The role of Angiola is a case in point. Marie-Adeline Henry sings Angiola finely, but virginal girls are rarely interesting. The importance is the contrast between Angiola and Proserpine, the one setting the other off. But I suspect that Saint-Saens was far more interested in Prosperpine, though you do wish he had worked with a better librettist.
Strong support is provided by the smaller roles sung by Mathias Vidal, Philippe-Nicolas Martin, Artavozd Sargosyan and Clemence Tilquin with the Flemish Radio Choir. Ulf Schirmer and the Munchener Rundfunkorchester have a wonderful time with Saint-Saen rich score. The complaints of his contemporaries about the over symphonic nature of the music seems strange to us nowadays, especially given the rich interest which the orchestra provides in this score.
The accompanying book includes excellent background articles by Marie-Gabrielle Soret, Gerard Conde and Hugh J MacDonald along with Saint-Saens own thoughts on the opera plus full texts and translations.
On disc is perhaps the best way to appreciate this opera. Veronique Gens really brings out the fascination of the role of Proserpine, and we can revel in Saint-Saens orchestral complexities without worrying too much about the fustian plot.
Camille Saint-Saens (1835-1921) - Proserpine (1887 / 1899) Proserpine - Veronique Gens Angiola - Marie-Adeline Henry Sabatino - Frederic Antoun Squarocca - Andrew Foster-Williams Renzo - Jean Teitgen Orlando - Mathias Vidal Ercole - Philippe-Nicolas Martin Filippo / Gil - Artavazd Sargsyan Une Religieuse - Clemence Tiquin Flemish Radio Choir Munchener Fundfunkorchester Ulf Schirmer (conductor) Recorded Prinzregenten Theater, Munich, 7 & 9 October 2016 EDICIONES SINGULARES
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