Mike Oldfield - Ommadawn (1975) [SACD-SHM, ISO, 2012]


Nom de l'artiste : Mike Oldfield
Label : UIGY-9085
Date : 2009
Il semblerait que la tradition veuille que tout fan de Mike Oldfield ait un album d’élection parmi la trilogie qui ouvre sa discographie.
Trois albums énormes, originaux, proches de par leur construction en deux vastes mouvements, mais sensiblement différents par le contenu,
trois coups de maître pour un artiste encore très jeune. Et pour ma part, celui qui possède toute mon estime est sans conteste Ommadawn,
où Oldfield poursuit un chemin atmosphérique esquissé avec Hergest Ridge, mais qu’il enrichit ici d’une part folklorique aux
multiples colorations, grâce au concours de flûtes, de bodhrans et de cornemuses notamment, qui enracine Ommadawn
dans l’imaginaire celtique, mais aussi grâce à des percussions africaines, qui lui confère un aspect tribal et en étend le panorama
sonore déjà chatoyant. En outre, la rêverie est plus tumultueuse.
L’ensemble de l’album est riche en atmosphères, mais ne verse jamais dans la langueur inutile : là où Hergest Ridge présentaient des mélodies
un peu répétitives, qui s’étoffaient au fur et à mesure que l’on progressait dans les mouvements, Ommadawn apparaît comme
insaisissable, à l’instar d’un espiègle farfadet qui serait mû d’un élan impossible à stopper, avec des mélodies versatiles,
changeantes, tantôt guidées par la guitare, par une flûte, par une cornemuse, parfois intimiste et lyrique, parfois foisonnant
d’instruments, pour un rendu inquiétant ou épique. Notons que Clodagh Simmonds prête à nouveau sa voix dans la première partie,
pour un passage onirique et incantatoire, et que Paddy Moloney, le leader des Chieftains, vient nous offrir
un magnifique solo de cornemuse dans la seconde partie.
Il nous faut encore rendre hommage à la guitare de Mike Oldfield, qui dans sa science de l’overdub fait une fois de plus des miracles.
On la trouvera paisible, contenue dans son écrin acoustique, ou démultipliée à l’infini, saturée et tournoyante quand il s’agit
de tisser une trame atmosphérique, comme dans l’ouverture de la deuxième partie, ou bien encore incisive et électrisante quand il
s’agit de mener la mélodie vers de glorieuses cimes, comme pour le final de cette seconde partie encore. Vraiment réjouissant.
Il nous faudra noter enfin que le second mouvement se termine sur la chanson On Horseback, premier essai de Mike Oldfield
du genre, qui conclut l’album sur une note sereine et positive.
En conclusion, il saura enchanter les oreilles de tous horizons qui n’attendent qu’un sortilège de notes pour enfin s’évader."Nightfall.fr"
Pour plus d'infos

SACD
1. Ommadawn Part 1 (19:17)
2. Ommadawn Part 2 (incl. "On Horseback") (17:18)

Format : DSD64
Genre : Rock progressif
Taille totale : 1,47 Go
Scans Inclus