ExtraTorrent.st - The Largest Bittorent System
Latest Articles
Most searched
ExtraTorrent.st > Categories > Music torrents


Browse Music torrents

[Industriel] Nine Inch Nails - The Fragile (1999) [MP3-320] torrent


Download torrent: Magnet link
Info hash: 51BB14AB80FD7A10E5E348BB7B31651C94476C6B
Category: Categories > Music torrents
Trackers:
https://tracker.yggleak.top/announce
udp://tracker.opentrackr.org:1337/announce
udp://open.demonii.com:1337/announce
udp://open.stealth.si:80/announce
udp://exodus.desync.com:6969/announce
https://torrent.tracker.durukanbal.com:443/announce
udp://tracker1.myporn.club:9337/announce
udp://tracker.torrent.eu.org:451/announce
udp://tracker.theoks.net:6969/announce
udp://tracker.srv00.com:6969/announce
udp://tracker.filemail.com:6969/announce
udp://tracker.dler.org:6969/announce
udp://tracker.corpscorp.online:80/announce
udp://tracker.alaskantf.com:6969/announce
udp://tracker-udp.gbitt.info:80/announce
udp://t.overflow.biz:6969/announce
udp://open.dstud.io:6969/announce
udp://leet-tracker.moe:1337/announce
udp://explodie.org:6969/announce
udp://bittorrent-tracker.e-n-c-r-y-p-t.net:1337/announce
udp://6ahddutb1ucc3cp.ru:6969/announce
udp://94.23.207.177:6969/announce
udp://37.59.48.81:6969/announce
udp://54.36.179.216:6969/announce
udp://193.42.111.57:9337/announce
udp://43.250.54.137:6969/announce
udp://91.216.110.53:451/announce
udp://45.134.88.121:6969/announce
udp://135.125.236.64:6969/announce
udp://5.255.124.190:6969/announce
udp://93.158.213.92:1337/announce
udp://107.189.4.235:1337/announce
udp://tracker.qu.ax:6969/announce
udp://107.189.7.165:6969/announce
udp://103.251.166.126:6969/announce
udp://185.243.218.213:80/announce
http://tracker.zhuqiy.com:80/announce
udp://81.230.84.201:6969/announce
udp://212.42.38.197:6969/announce
http://193.31.26.113:6969/announce
udp://176.99.7.59:6969/announce
http://tr.nyacat.pw:80/announce
http://tracker.p2p-world.net:8080/7IknUIVzbHfYVKGgeTDEyiNIOYL7N0JI/announce
Health:
 seeds: 0, leechers: 0
Torrent language: fr fr
Total Size: 236.61 MB
Number of files:
23   
Uploader:
Hathelya
Torrent added:2018-02-19 12:31:28

Download [Industriel] Nine Inch Nails - The Fragile (1999) [MP3-320] torrent




Torrent Description

17102401185717029315337048.jpg

Nine Inch Nails
The Fragile (1999)
Double CD



MP3 (320 Kbs)
posté aussi en FLAC (16 bit)

18021912062017029315567221.jpg


Ws5lJ8Y.jpg
Nine Inch Nails (NIN ou parfois stylisé NI? ) est un groupe de metal industriel américain fondé en 1988 par Trent Reznor à Cleveland. Étant le principal producteur, chanteur, compositeur et instrumentiste, Reznor représente l'unique membre officiel de Nine Inch Nails et reste le seul responsable de sa direction. Principalement metal industriel, la musique de Nine Inch Nails propose un assemblage éclectique de genres comme le rock alternatif, l'ambient, l'electronica et le synthpop. Après l'enregistrement d'un album, Reznor recrute habituellement un groupe de musiciens pour jouer avec lui. Le line-up change à chaque nouvelle tournée et réadapte souvent les chansons pour correspondre à une interprétation en live. Sur scène, Nine Inch Nails intègre souvent des jeux de lumière comme éléments visuels de scénographie.

Les fans de la musique underground ont accueilli chaleureusement Nine Inch Nails durant ses premières années. Reznor a produit plusieurs enregistrements très influents dans les années 1990 qui ont atteint une grande popularité, beaucoup de chansons de Nine Inch Nails sont devenues des succès radiophoniques. Parmi les douze nominations aux Grammy Awards reçues par Nine Inch Nails, deux chansons ont été récompensées (Wish en 1992 et Happiness in Slavery en 1995). Leur discographie complète a atteint des ventes record dépassant les 30 millions d'albums à travers le monde, avec 11 millions de ventes certifiés seulement aux États-Unis. En 1997, Reznor est apparu dans le magazine Time dans la liste des personnes les plus influentes de l'année, et le magazine Spin l'a décrit comme l'"artiste le plus essentiel de la musique". En 2004, le magazine Rolling Stone place Nine Inch Nails à la 94e place des 100 plus grands artistes de tous les temps. En dépit de cette renommée, le groupe a eu plusieurs querelles avec l'industrie du disque. En 2007, ces problèmes ont forcé Trent Reznor à annoncer que Nine Inch Nails se séparerait de son label et deviendrait indépendant.

Depuis 1989, Nine Inch Nails a réalisé huit albums studio. Les versions les plus récentes sont Ghosts I-IV et The Slip, tous deux publiés en 2008, libérés sous les licences Creative Commons (BY-NC-SA). Tous deux ont été initialement publiés en numérique, les versions physiques étant arrivées plus tard. La version numérique de The Slip a été mise à disposition gratuitement, et Ghosts I-IV, également disponible à la vente, est publié sous licence Creative Commons et donc librement partageable.»


Genre : Industriel / New Wave (?) / Metal Industriel
Origine : Cleveland, Ohio (USA)

tag perso : metalindustrieldruide

18021912062017029315567222.jpg

18021912062117029315567223.jpg

line-up :
Trent Reznor : chant + plus ou moins tout

Richard Patrick : Guitare, Choeurs
Chris Vrenna : Batterie
Nich Rushe : Claviers




bymlFg3.jpg

The Fragile (Halo 14) est le quatrième album du groupe Nine Inch Nails paru en 1999. Il contient deux disques. Cet album a été reçu de diverses manières par les fans du groupe. Certain lui reprochent d'être « mou » et de perdre en intensité par la présence de deux CD. Pour d'autres, Trent Reznor livre ici une version plus personnelle et aboutie de sa musique.

Les deux disques sont fondés sur l'opposition violence/calme, des riffs de guitare agressifs et saturés en contraste avec la voix fragile et définitivement plus humaine de Trent Reznor que sur les albums précédents. Ce qui contribue à rendre The Fragile plus intimiste. Dans le même sens, Trent Reznor met de côté les machines et les bruitages, pour laisser la place aux instruments à cordes et à leur imperfection.

C'est un album très sombre et difficile à aborder « il faut oublier ce que j'ai pu enregistrer avant, l'écouter d'une traite, très attentivement, et en définitive, je l'espère, peut-être sentir qu'il a quelque chose de spécial » a dit Trent Reznor. Aux yeux de la maison de disques, the Fragile a été un semi échec économique, Trent Reznor a lui été agréablement surpris par les ventes, avant sa sortie il disait « …personne ne l'aimera, au point que ça en sera ridicule, et s'il n'en était pas autrement, je ne le ferais pas ».

Reznor y a dépeint sa douleur, on peut le considérer comme un album concept dont le fil conducteur serait « le mal-être ». « Il n'existait pas de grand disque d'alternative au suicide… jusqu'à aujourd'hui. » Spin magazine. On y retrouve les habituelles interrogations et les tortures mentales, mais légèrement adoucies, comme si cet album avait fait office de thérapie « le processus de création de ce disque m'a aidé à dépasser la crise » Trent Reznor.


Critique de l'Album


Après avoir révolutionné la musique électronique et le rock en général avec Broken et surtout The Downward Spiral, Trent Reznor est désormais reconnu comme un artiste hors-pair et novateur. En 1999, tout le monde attend son nouvel opus au tournant. Difficile de surpasser une oeuvre phare, fleuve et de l'avis de tous quasi inégalable. De plus la gestation devient longue (cinq ans tout de même). Qu'attendre de Nine Inch Nails ?

La réponse est tonitruante : un double-album de génie !!! Trent Reznor aurait perdu son inspiration pendant ces cinq ans ?? Ca le fait doucement marrer lui qui préparait en secret un monument comme très peu d'artistes musicaux peuvent prétendre en effleurer la perfection. Le bonhomme est peut-être caractériel et prétentieux mais bordel quel génie !! La digestion de cette oeuvre par l'auditeur est, par contre, à la mesure de la durée de sa création. Il n'était déjà pas évident de se faire un avis rapidement sur The Downward Spiral, mais là c'est quasiment impossible d'être objectif. Même après plus de sept ans d'écoute, chaque fois qu'il passe sur ma platine, de nouveaux sons, de nouvelles sensations me viennent à l'esprit. Quasiment impossible d'en faire le tour. Certains morceaux à structures ou variations complexes m'auront demandé de dizaines d'écoutes pour en apprécier pleinement la valeur ("No You Don't", "Into The Void", "Please"). D'autres plus viscéraux et rocks explosent directement dans le crâne ("We're In This Together", "Where Is Everybody", "Starfucker Inc."). Certains restent toujours obscurs à mes oreilles ("Somewhat Damaged", "Underneath It All"). Mais dans l'ensemble rien n'est à jeter. L'exercice d'un double album de rock cohérent et de qualité de bout en bout est très difficile et même les plus grands s'y sont cassé les dents (Who, Pink floyd). Mais là, Reznor prouve qu'il fait partie de l'élite et passe l'épreuve haut la main.

Autre changement de taille pour cet album, l'ambiance sombre et vénéneuse des premiers albums du groupe se mue et devient quelque peu plus douce et accueillante. Le tout reste quand même pessimiste et torturé mais quelques lueurs musicales viennent éclairer un peu l'ambiance ("La Mer").
Les arrangements ont énormément progressé eux aussi. On devine souvent la mélodie de base composée au piano, on peut alors se rendre compte de l'énorme travail de mise en place des morceaux. Mais, malgré les possibilités infinies de ce genre de musique, rien ne dépasse, chaque son, chaque note est pesée et indispensable. L'émotion dégagée n'est jamais gâchée par un fouillis électronique. Certains passages ne sont même composés que de la voix de Reznor qui se suffit à elle-même. Il reste tout de même des morceaux dans la veine des albums précédents ("We're In This Together", "No, You Don't", "Into The Void", "Just Like You Imagined"...). Mais l'évolution de Nine Inch Nails prend toute son ampleur dans des chefs d'oeuvres comme "The Day The World Went Away" : magnifique montée en puissance de la musique puis arrivée du chant seul et frêle recouvert, ensuite, par un déluge de guitares. La mer : mélodie au piano enrichie petit à petit d'une batterie assez groove, d'effets électroniques divers avant d'atteindre un climax émotionnel. "The Frail"/"The Wretched" : douce intro au piano avant que celui-ci devienne plus puissant enrichi d'un beat martial et finalement explosion grâce à un riff bien grave et aux paroles scandées de Trent Reznor. The great below : à nouveau une magnifique mélodie de piano et synthés et des paroles magistrales ('I can still feel you / Even so far away')...
Les morceaux purement instrumentaux sont parfaits eux aussi et distillent cette ambiance nouvelle pour le groupe ("Pilgrimage", "The Mark Has Been Made", "Just Like You Imagined"). Ils permettent de replonger dans les tréfonds de cet album labyrinthique et de relancer l'exploration de l'univers torturé créé par Reznor.
Quelques morceaux vraiment électroniques prouvent que de ce côté aussi, l'évolution est nette et maitrisée. "The Big Come Down" en est le plus bel exemple. Des flots de samples s'entremêlent à un beat et des nappes de synthé pour former un ensemble cohérent et parfaitement en place. Tout simplement irrésistible pour peu qu'on fasse l'effort d'y plonger les yeux fermés.

Musicalement, Trent Reznor prouve donc à tout le monde que le sommet n'était pas encore atteint avec The Downward Spiral. Il a su faire évoluer ses propres innovations pour arriver à une maîtrise totale de son sujet. The Fragile reste, pour moi, un sommet musical hallucinant, incontournable et, pour le moment, inégalé. Très difficile d'accès, certes, mais regorgeant de perles qu'il faut savoir apprivoiser l'une après l'autre pour enfin pouvoir tenter d'apprécier l'inestimable valeur de l'album.


"plusieurs avis valent mieux qu'un"
De mi-avril au 31 octobre 1994, 43 dates. Le « Self Destruct Tour » assuré par NIN pour la promotion de The Downward Spiral les emmène un peu partout autour du globe (avec, entre autre, ce concert de taré donné au Woodstock ’94 où le groupe jouera couvert de boue pour une prestation monstrueusement disjonctée). Comme il reste en ébullition niveau créativité, Reznor bosse sur des à-côtés, avec Manson pour le sulfureux Portrait of an American Family ou sur la BO du film Tueurs Nés d’Oliver Stone qui narre les exploits de Mickey et Mallory, couple sympa voulant entrer dans la légende en laissant derrière lui une ribambelle de cadavres.

Tout va donc pour le mieux dans le petit monde de Trent Reznor. Il joue, hurle, produit, compose pour d’autres, joue, perd la tête, savate des gens, picole, se défonce, joue, hurle, se perd dans le rôle de star du rock, entre sur le devant de la scène version paillettes et besoin d’introspection. Bref, le bonhomme continue son cycle et le boucle avec la fin de la tournée pour The Downward Spiral, qui annonce fatalement une prochaine entrée en studio afin de donner une suite à la carrière du groupe. Après avoir bossé sur des projets annexes, après avoir pris le frais en isolement complet sur la côte californienne, entre perte de proches et névroses intimes, il se lance donc « pour de vrai » dans ce qui va devenir The Fragile, titre évocateur faisant écho à la personnalité du leader de NIN. Et si, sur les trois premières sorties du groupe, Reznor n’avait eu recours qu’à des musiciens interprètes parce qu’il restait maître de sa vision, il est, fin 94, lessivé et, face à sa musique, comme un chien enragé courant après une bagnole : infoutu de savoir à quoi elle pourrait lui servir.
C’est pour cela qu’il fait appel à trois hommes déjà croisés dans l’aventure The Downward Spiral : Danny Lohner (Puscifer, A Perfect Circle, 30 Seconds To Mars, Wes Borland’Black Light Burns...), Charlie Clouser (Marilyn Manson, Rob Zombie, White Zombie, plus des BO de Matrix, d’Underworld, Saw, Collateral etc.) et Alan Moulder (A Perfect Circle, The Smashing Pumpkins, Them Crooked Vultures, Puscifer, How to Destroy Angels, Foo Fighters...). Et mieux : écrasé par la pression qu’il avait déjà rencontré sur le précédant album, entre la peur de mal composer et le besoin d’extérioriser, entre la peur de nourrir la bête NIN et le désir de rester lui-même, il les incite à créer, en autonome, à enregistrer tout et rien, pour enrichir une base de sons où il pourrait ensuite piocher afin de construire le nouveau patchwork musical. De ce brainstorming à plusieurs mains naissent plus d’une centaine de morceaux instrumentaux qui vont devenir le double album composé d’un

et d’un
, pour 23 titres et un peu moins d’une heure et demie de musique.
Un double album donc. On est souvent amenés à comparer les deux faces d’une même pièce, que ce soit pour le Use Your Illusion des Guns, le Mezmerize-Hypnotize de System of a Down, le Physical Graffiti de Led Zep’ ou le Mellon Collie des Smashing Pumpkins. The Fragile ne prend pas le parti de « A : morceaux classiques / B : morceaux instrumentaux » et donc la comparaison est inévitable. Au risque d’avoir une chronique longue comme un jour sans pain, je m’en vais vous présenter les deux visages de cet album.


Alors que nous quittions NIN sur "Hurt", ballade névrotique aussi mélancolique que pathétique, le premier morceau de The Fragile attaque par un riff répété soutenu par des percus grosses comme un Metallica époque Black Album et une basse dance à la "Sin". La progression est classique, montée des instruments, chant clair, plus de percus, plus de guitare, puis plus de chant, puis des hurlements, puis un leitmotiv verbal pour épouser celui des instruments « Too fucked up to care anymore ! » avec un son plus épais et imposant que tout ce que le groupe avait pu produire. Epais comme de la mélasse, suffocant de basse, de percussions, la montée finale est comme une camisole et quand "Somewhat Damaged" laisse place à "The Day The World Went Away" et son riff primaire, lent, distordu et ses nappes de clavier, on se retrouve en 1994, quand "Mr. Self Destruct" enchaînait sa furie sur la platitude de "Piggy". Le côté aérien et les « Na-na-naaa » et les « Houhouuu » finaux, enfantins et fantomatiques, se retrouvent en complète opposition avec l’oppression du premier morceau.
Et ce n’est pas ni l’interlude "The Frail" ni "The Wretched", qui attaque avec ses beats dance lents et saturés, ses quelques notes de piano jetées sur une toile opaque, qui vont donner plus de sens à tout ça. Obscur et angoissant pour accoucher sur un refrain à peine colérique qui ne fait écho à rien de ce que NIN avait pu proposer, "The Wretched" est un titre pop grinçant n’explosant qu’à la fin avant d’aller en fade-out sur des cordes étouffées, pour ensuite attaquer "We’re In This Together". Ultra efficace du début à la fin, violent, hurlé, rock, sombre et lumineux tout à la fois, Reznor s’adresse peut-être à son autre-lui, celui qu’il veut sauver de lui-même. Hargneux, saturé, avec un rythme et une gestion du découpage des phrases impeccables, ce titre est à la fois un phare dans l’album et la preuve que NIN est aussi à l’aise sur le format brutal que sur le format FM grand public, plus compliqué à appréhender lorsque l’on souhaite rester dans les clous. "The Fragile", dans la même veine, lent, plein des bidouillages habituelles, plein de claviers, mélange allègrement refrain mélodico-hurlé, guitares saturées, chœurs chaleureux et bienséance commerciale.
"Just Like You Imagined" est une instru classieuse, BO de film de SF, des claviers, des voyelles ouvertes doublées, triplées, des riffs de grattes simples et efficaces, et si "Even Deeper" se gaufre assez lamentablement entre rythme presque trip-hop, cordes arabisantes et arabisées, "Pilgrimage", nouvelle plage instrumentale, est l’interprétation musicale d’un péplum futuriste et martial, aussi entêtante qu'entrainante. "No You Don’t" est un filler tout ce qu’il y a de plus classique, des percus jungle et de la guitare pas inspirée pour un sou. Tant pis, et franchement tant pis : "La Mer", lui, est ambitieux, fourmillant d’idées, des plans encore une fois tirés de la scène trip-hop/lounge et une ligne de basse slappée qu’on retrouvera sur le
pour "Into The Void", comme un clin d’œil liant les deux faces de la pièce. Quand à "The Great Below", que dire d’autre que ça : Reznor ne pourra jamais composer un morceau plus poignant, triste et mélancolique. La puissance poétique, du texte, de la musique, l’évolution du titre, entre ambiance orientale et abysse océanique, entre puits sans fond et lumière au bout du tunnel, entre abandon et espoir…


La fin de
colle, vraiment, à la peau comme à l’âme. Elle n’est ni sulfureuse, ni métallique, ni vraiment glauque. Et pourtant elle emporte tout sur son passage, comme une gigantesque lame de fond d’émotions. "The Way Out Is Through" ouvre le bal de ce second acte, piste intimiste et étouffée, à peine quelques éclats de voix, des murmures sur touches de piano après une explosion contenue. NIN n’est pas frontal, ne dévoile ses cartes que piste après piste, moins tranché que par le passé. "Into The Void" : début puissant et dansant, entraînant et dynamique, puis pose de chœurs paresseux pour un final lancinant où Reznor répète inlassablement « Tried to save myself but myself keeps slipping away », évoluant dans son registre lyrique habituel, entre déballage d’homme introverti et scène dance bruitiste. "Where Is Everybody" est lourdingue, à l’image de "No You Don’t". Pâteuse, lente et longue : il ne se passe strictement rien durant ces presque six minutes.
Au mieux elle permet d’enchainer sur un nouvel instrumental qui, pour le coup, est blindé de bonnes idées. Des cordes, tour à tour sèches et métalliques, mouillées et enveloppantes. La montée est puissance est inexorable, magistrale, puis l’intensité baisse pour se transformer sur l’anecdotique "Please". Bien placée, le brûlot "StarFuckers Inc." relance une machine qui commençait à légèrement tourner en rond. Des beats déjantés, une basse omniprésente, un chant brouillé, un refrain dément dont la violence pourrait faire écho à celui de "Head Like A Hole" ou de "Gave Up". Reznor règle ses comptes, le clip allumera Corgan des Pumpkins, Courtney Love, Manson, les parasites qui participent à sa chute. Pour le coup tant mieux, le morceau est tellement bien branlé, avec sa partie centrale presque aérienne, vaporeuse… La reprise n’en est que plus explosive, des chœurs, des déchirements de cordes vocales pour la pépite de violence de ce The Fragile. Le contraste avec "Complication", un (nouvel !) instrumental façon jungle est salement marqué. La pression retombe, et "I’m Looking Forward To Joining You, Finally"…
…Hum… On ne peut pas dire qu’elle est à mourir d’ennui, mais le rythme, lent, le chant presque sussuré, ne la sauve pas et loin de là. Et comme "The Big Come Down" est avant tout un trip bruitiste sacadé… Hum. Vous voyez hein ? HUM quoi. "Underneath It All" trace la route du chien fou qui commence à courir après sa queue. Les idées sont là, le contraste entre les percus et les voix est intéressant mais semble avoir été posé là plus par hasard qu’autre chose. Quand à "Ripe", longue plage intimiste, n’est qu’un déjà-vu de ce que Reznor a proposé plus tôt sur le même album. Des cordes dépouillées, des claviers éthérés... Si les précédents titres de ce
avaient tous été dans la même veine que "StarFuckers Inc.", cela aurait pu être une conclusion parfaite, une folie douce et descendante, un accompagnement à relancer la face A une nouvelle fois, ou à tout couper, éteindre la musique, la lumière et rester dans l’obscurité. Mais ce n’est pas le cas, les 10 plages précédentes n’ont pas su instaurer un sentiment d’urgence ou de perte comme ça avait été le cas sur The Downward Spiral, où nous nous retrouvions presque soulagé par la douceur de "Hurt".

Parce qu’il faut, parfois, conclure
Forcément. Partir d’une centaine d’instrumentaux courts pour aboutir à moins de 25 « vrais » morceaux, le pari était risqué. Ajoutez à ça que le bonhomme est usé de partout, au bord de la rupture, apeuré par sa vie et le monde dans lequelle il évolue, apeuré aussi par la non-maîtrise de ses phases de création compulsive, et vous arrivez à ce The Fragile. Double album ambitieux, plein d’atouts, à commencer par cette prod' incroyable qui ferait presque passer The Downward Spiral pour une démo. Reznor est un artisan du son, un couturier, un assembleur, et on ne peut nier que le pari de pondre une dizaine de morceaux d’excellente facture est gagné haut la main. Pourtant, si pour une (grande) majorité de groupe, réussir à composer ne serait-ce que 5 bombes dans la période d’écriture d’un disque est un défi en soit, il est amer de reconnaître que The Fragile aurait pu défoncer ses objectifs. Non pas en ne faisant qu’un simple, parce que la cohérence du tout aurait été impactée au profit de la dynamique, mais en sucrant quelques passages longuets. Face B au sol par KO, "Into The Void" et "StarFuckers Inc." ne suffisant pas à revenir à égalité. Pour autant,
n’est pas un agglomérat de chutes de studio et mérite vraiment d’être écouté, presque comme un album dans l’album.

Plus proche de Pretty Hate Machine, et donc moins torturé, que de Broken ou de The Downward Spiral, The Fragile est épais comme une guimave zébrée de mazout. Quelques morceaux de remplissage, une diversité provenant probablement d’un bonhomme fatigué n’arrivant pas à trancher. Mais là honnêtement, je chipote : s’il n’atteint pas la classe de son frère-à-la-spirale, il est en cette année 1999 un des albums les mieux foutus qui soit. Mature, synthétique et pourtant vivant, tour à tour brûlant et glacé, lumineux et abyssal. Il sonne aussi le début de la fin de la période Reznor-Mr. Self Destruct. Enfin… Reznor, il lui faudra quand même 5 ans avant de rallumer la lumière…


une petite idée, alors Youtube est votre ami :




YEU1vqt.jpg

Format : MP3 (320 Kbs)
durée totale : 1 h 43 mn 13 s
présence pochette & livret : non

les titres de l'album :


1. Somewhat Damaged
2. The Day The World Went Away
3. The Frail
4. The Wretched
5. We're In This Together
6. The Fragile
7. Just Like You Imagined
8. Even Deeper
9. Pilgrimage
10. No, You Don't
11. La Mer
12. The Great Below


1. The Way Out Is Through
2. Into The Void
3. Where Is Everybody?
4. The Mark Has Been made
5. Please
6. Starfuckers, Inc.
7. Complication
8. I'm Looking Forward to Joining You, Finally
9. The Big Come Down
10. Underneath It All
11. Ripe (With Decay)



4Rl3pip.jpg

Hébergeur : seedbox

Nombre de fichiers : 23

Total du post : 236 Mo



les autres uploads du druide
en cliquant sur le bouton

OIcmKZU.jpg


Download [Industriel] Nine Inch Nails - The Fragile (1999) [MP3-320] torrent


Related Torrents

Added  Size  Health
Download Magnet link   [Industriel] Nine Inch Nails - The Fragile (1999) [FLAC-16] in Music , by
Hathelya
8y 632.39 MB 0 0
Download Magnet link   [Industriel] Nine Inch Nails - Pretty Hate Machine (1989) [MP3-320].OK in Music , by
Hathelya
8y 115.17 MB 1 0
Download Magnet link   [Industriel] Nine Inch Nails - Pretty Hate Machine (1989) [FLAC-16] in Music , by
Hathelya
8y 303.57 MB 0 0




Home - Browse Torrents
ExtraTorrent.st is in compliance with copyrights
2025 ExtraTorrent.st