Written-By, Composed By – Shaka Ponk (tracks: 1 to 8, 10 to 13)
Les Shaka ont donc tout remis sur la table, tout en conservant quand même Goz, le petit singe « porte-parole ». Le chantier est énorme. Un seul petit mois de repos et un déménagement. Fini le parc Monceau et son immeuble résidentiel, la Shaka Factory a déménagé dans un endroit aménagé par le groupe en lieu de travail mais aussi en lieu de vie. Pour le collectif : « Pas question de faire autrement, ne pas relouer un studio à chaque nouvelle idée ! » Il veulent un lieu permettant aussi bien de créer, d’enregistrer, de mixer, de préparer et de répéter leurs concerts avec un écran qui simule la scène, de faire venir des freelance pour des petites missions genre « mettre des poils à un singe » mais aussi tester tant la musique que les créations vidéos.
Un titre, le dernier de l’album, pointe et dénonce les maltraitances animales. Une cause, une de plus, à laquelle les cinq Shaka sont sensibles. Visiblement « décalé » dans le monde de la musique actuel, le groupe a néanmoins su rallier à sa cause un nombre conséquent de personnalités. Nul doute que la tournée qui démarrera en janvier prochain lui donnera l’occasion de faire passer le message.
Edouard Baer est invité sur le morceau “Slam & Slam’ed”. L’humoriste s’en donne à cœur joie sur les riffs massifs des Shaka. Il n’est a priori pas prévu qu’il suive le groupe sur scène, mais Frah n’exclut pas d’intervenir à l’improviste dans l’émission de l’animateur, sur Radio Nova. « On l’adore, il a un côté décalé qui nous correspondant bien. On ne le connaissait pas alors lorsqu’on l’a rencontré, on lui a proposé de passer. Il est arrivé avec un truc d’impro ; c’est vraiment la magie d’un moment durant lequel nous étions tous ensemble. »
La déferlante Shaka Ponk ne fait que recommencer, avec en leitmotiv l’envie de rassembler le maximum de monde dans une prise de conscience globale et citoyenne.