Tank est un groupe de hard rock heavy metal britannique faisant partie de la New Wave of British Heavy Metal. Avec à sa tête un bassiste/chanteur, il a souvent été comparé à Motörhead. Tank est reconnu comme un des groupes de heavy metal ayant eu une influence directe et prépondérante sur l'apparition du thrash metal en 1983.
Les gaillards ont d’ailleurs marqué l’histoire du Heavy Metal. Un gang d’anthologie qui appartient à la race très rare des véritables fondateurs de la New Wave Of Heavy Metal. Nos vaillants soldats ont réussi à survivre après tant d’années et ont surmonté tous les obstacles qui leurs ont barré la route. Tout droit venu des terres anglaises, le combo est né à Londres en 1980 et était promu à un destin brillant. Tout semblait leur sourire ; un potentiel énorme, un premier album produit par Fast Eddy Clark lui-même (MOTORHEAD), un chanteur hors norme en la personne d’Algy Ward tout droit issu de la scène Punk. Le bougre à d’ailleurs fait partie des DAMNED, combo Punk mythique de la fin des seventies trop injustement oublié. A l’époque nos British délivraient un Punk Heavy Metal des plus efficaces qui allait marquer définitivement la scène anglaise et européenne ! Filth Hounds Of Hades fut une véritable déflagration dans le paysage musical que l’on pourrait situer au même niveau que le premier IRON MAIDEN. Power Of The Hunter devint leur Killers à eux et nos lascars s’imposent comme l’un des fers de lance de ce tsunami monumental qui déferlait sur toute l’Europe.
En 1983 This Means War déboula sans crier gare et marqua un virage vers un Heavy/Rock très prononc. On y trouve même quelques notes de clavier ! Très étonnant pour les fils spirituels de Lemmy and Co. Pourtant, contre toute attente, l’accueil fut excellent et imposa nos londoniens comme une valeur sûr de la nouvelle scène anglaise ! TANK, malgré de nombreux problèmes internes, enchaîna direct sans laisser le moindre répit et nous balança alors un hypercut en pleine face avec le cultisme Honour & Blood ; tout un programme. De quoi vous secouer sérieusement les neurones pour l’éternité. Les petits jeunes de METALLICA étant alors fans absolus n’hésitèrent pas à leur demander d’ouvrir pour eux sur le Ride The Lightning tour en 1984 ce qui permit à Algy et ses sbires de toucher un public massif.
Pourtant, alors qu’explosaient IRON MAIDEN, DEF LEPPARD, SAXON ou MORTORHEAD, c’est à cette époque que la machine commença à se gripper. Le blindé semblait perforé de part en part par un obus antichar de 205 et commença à faire du sur place. Les problèmes internes et le manque de stabilité au sein du combo accompagnés d’un management et d’une maison de disques qui n’y croyait pas ont définitivement plombé la cuirasse du groupe et ce malgré l’arrivé de Cliff Evans, fan devant l’éternel et ultra motivé. Il faut dire que si Algy est un personnage emblématique et très charismatique, il est aussi relativement peu gérable et le mot est faible. Une de ses spécialités était de jouer à l’homme invisible et de disparaitre pendant de longs mois voir des années sans donner de nouvelles. Cette situation ne pouvait à terme qu’entraîner le gang dans une longue errance qui allait se solder par de brèves apparitions entrecoupées de longues absences qui ne pouvaient que déstabiliser les fans les plus acharnés.
Même si nos tankistes n’ont jamais splitté officiellement, ils durent se plier aux multiples caprices du Sieur Algy, ce qui au final eu comme conséquence leur éviction inéluctable de la scène métallique sans espoir de retour ou presque. Les réapparitions soudaines de Mr Ward se concrétisèrent tout de même par un Live en 1998 (The Return Of The Filth Hounds) et un cd studio Still At War (2002). Mais l’inspiration n’était pas au rendez-vous et la qualité était très éloignée de leurs premiers méfaits. Ce petit manège continua encore pendant quelques années jusqu’ au jour où les deux leaders décidèrent de le remplacer pour éviter un naufrage définitif. Une sage décision qui allait permettre à nos patriarches de faire un come back fracassant avec War Machine en 2010.
Trouver un remplaçant à une icône telle que Algy ne semblait pas évident, pourtant le défi fut relevé de belle manière grâce à l’arrivée de Doogie White (YNGWIE MALMSTEEN, RAINBOW, MSG) chanteur charismatique doté d’une tessiture exceptionnelle et d’une expérience impressionnante. Car Doogie a définitivement apporté un plus énorme et a permis à nos londonien de diversifier leur répertoire tout en restant fidèles à leurs racines ! Depuis 2010 le combo revit et cela s’entend
Genre : Power Metal / NWOBHM (New Wave Of British heavy Metal) Origine : Angleterre
line-up : Algy Ward : Vocals & Bass Pete Brabbs : Guitars Mark Brabbs : Drums
Critique de l'Album
Leur premier album sorti en 1982, Filth Hounds of Hades, a été bien accueilli par les punk et le fans de metal ainsi que par la plupart des critiques. Il est considéré aujourd'hui comme l'un des meilleurs albums du NWOBHM3,4. Eduardo Rivadavia, critique chez Allmusic, le décrit comme " le meilleur album de Tank, et le qualifie d'élément essentiel dans la collection de disques de tout fan de métal des années 80.
Fer de lance de la NWOBHM, TANK est une belle sensation en ce début d’année 1982. Le trio mi Punk/mi Hardeux, drivé par Algy Ward, un bassiste teigneux qui rappelle Lemmy à bien des égards, les deux frangins Brabbs à la gratte et au tambourin. C’est minimaliste mais ça fait du boucan. Et comme rien n’arrive au hasard, c’est ce bon Fast Eddie Clarke qui officie derrière la console pour ce premier opus. La ligne est claire, oyez la bonne parole, voila le digne fils spirituel de MOTÖRHEAD ! Le cerbère de la pochette est assez réussi et fait passer le message avec justesse : voila un groupe qui ne plaisante pas.
Car cela suinte le Power Metal matinée de Punk à tous les étages. Point de soli trop techniques par ici, pas de triple croche, les rythmes sont burnés, souvent rapides, toujours agressifs. Algy Ward tient sa scène comme un champ de bataille, ce n’est pas pour rien que son groupe se nomme TANK ! C’est pour l’époque un véritable rouleau compresseur. J’en veux pour preuve ce "Shellshock" introductif, qui embraye des hostilités évidentes. On ne fait pas de le gentillet. Le son est raw, légèrement grésillant, plus proche du punk que du métal. L’affiliation avec le Hard Rock est pourtant naturelle. La rythmique déchire, suinte la course contre la montre comme un "Overkill" de "qui vous savez". La comparaison n’est pas fortuite. On retiendra aussi le riff assez dément de "That What Dreams Are Made Of". Les refrains sont d’ailleurs parfois étonnamment poppy, différence notable avec le grand frère de M. Kilminster. "Turn Your Head Around" porte bien son nom et vous fera headbanguer jusqu’à ce que torticolis s’ensuive, on notera le joli refrain. On ne quitte jamais vraiment le domaine de prédilection du groupe, même si "Heavy artillery" est légèrement plus ... Heavyv-!- ainsi qu’il convient. "Who Needs Lovesong" et le titre éponyme "Filth Hounds Of Hades" me paraissent plus faibles que les autres. Cependant l’album se clôture avec le racé "Stormtrooper", qui contrairement à ce que son nom indique, est une véritable chanson d’amour… Et finalement, avec "Struck By Lightning", on s’approche véritablement du Thrash que les Américains vont bientôt créer, des guitares rapides soutenues par une batterie nucléaire, une agressivité omniprésente, une volonté d’anéantir l’auditoire sous des tonnes de décibels en fusion.
"plusieurs avis valent mieux qu'un" Fer de lance de la NWOBHM, TANK est une belle sensation en ce début d’année 1982. Le trio mi Punk/mi Hardeux, drivé par Algy Ward, un bassiste teigneux qui rappelle Lemmy à bien des égards, les deux frangins Brabbs à la gratte et au tambourin. C’est minimaliste mais ça fait du boucan. Et comme rien n’arrive au hasard, c’est ce bon Fast Eddie Clarke qui officie derrière la console pour ce premier opus. La ligne est claire, oyez la bonne parole, voila le digne fils spirituel de MOTÖRHEAD ! Le cerbère de la pochette est assez réussi et fait passer le message avec justesse : voila un groupe qui ne plaisante pas.
Car cela suinte le Power Metal matinée de Punk à tous les étages. Point de soli trop techniques par ici, pas de triple croche, les rythmes sont burnés, souvent rapides, toujours agressifs. Algy Ward tient sa scène comme un champ de bataille, ce n’est pas pour rien que son groupe se nomme TANK ! C’est pour l’époque un véritable rouleau compresseur.
J’en veux pour preuve ce "Shellshock" introductif, qui embraye des hostilités évidentes. On ne fait pas de le gentillet. Le son est raw, légèrement grésillant, plus proche du punk que du métal. L’affiliation avec le Hard Rock est pourtant naturelle. La rythmique déchire, suinte la course contre la montre comme un "Overkill" de "qui vous savez". La comparaison n’est pas fortuite. On retiendra aussi le riff assez dément de "That What Dreams Are Made Of". Les refrains sont d’ailleurs parfois étonnamment poppy, différence notable avec le grand frère de M. Kilminster. "Turn Your Head Around" porte bien son nom et vous fera headbanguer jusqu’à ce que torticolis s’ensuive, on notera le joli refrain. On ne quitte jamais vraiment le domaine de prédilection du groupe, même si "Heavy artillery" est légèrement plus ... Heavyv-!- ainsi qu’il convient. "Who Needs Lovesong" et le titre éponyme "Filth Hounds Of Hades" me paraissent plus faibles que les autres. Cependant l’album se clôture avec le racé "Stormtrooper", qui contrairement à ce que son nom indique, est une véritable chanson d’amour… Et finalement, avec "Struck By Lightning", on s’approche véritablement du Thrash que les Américains vont bientôt créer, des guitares rapides soutenues par une batterie nucléaire, une agressivité omniprésente, une volonté d’anéantir l’auditoire sous des tonnes de décibels en fusion.
Certainement pas le chef d’œuvre décrit par certains, mais une pierre angulaire de la nouvelle vague du Heavy, c’est indéniable, ne serait-ce que pour l’esprit sans concession des musiciens. Dans les ténors de la NWOBHM, ce groupe faisait indéniablement partie des plus violents. Sans concession, ce premier opus restera comme leur principal titre de gloire.
une petite idée, alors Youtube est votre ami :
Format : FLAC (16 bit) durée totale : 38 mn 14 s présence pochette & livret : oui
les titres de l'album : 1. Shellshock 2. Struck By Lightning 3. Run Like Hell 4. Blood, Guts & Beer 5. T. W. D. A. M. O 6. Turn Your Head Around 7. Heavy Artillery 8. Who Needs Love Songs 9. Filth Hounds Of Hades 10. (He Fell In Love With A) Stormtrooper
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