EDDY DE PRETTO
CURE ~ 2018


***** Et tout ça en MP320 *** titre bonus *** FFFF *****
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INFORMATIONS ~ ALBUM

Genre : Chanson Française, Rap, Slam
Production : nc
Artiste : Eddy De Pretto
Titre : Cure (bonus track)
Date de sortie : 2018
Source/Label : CD / Initial Artist Services Records - Universal Music
LE PITCH ~ ALBUM

A 25 ans, il nous épate. Portés par un groove hybride, mêlant chanson, rap et slam, ses textes crus, intimes,
autour du genre et de la sexualité reflètent brillamment l’air du temps.
"« Jeunes gens modernes », ça vous dit quelque chose ? Au tournant des années 1970-1980, l’expression désignait une nouvelle génération de musiciens français
née sur les cendres du punk. Ils étaient jeunes, c’est sûr. Modernes ? Plus ou moins, car leurs airs désabusés et délicieusement désinvoltes ne reflétaient
que partiellement l’esprit de l’époque ils en prenaient même le contre-pied. Après tout, les étiquettes qui apparaissent au gré des inspirations
journalistiques yé-yé, nouvelle vague, nouvelle chanson française... ont toujours leurs limites. Mais celle-ci, « jeunes gens modernes », va bien à
Eddy de Pretto. Non qu’il soit désabusé ou désinvolte. Car, du haut de ses 25 ans, il défend la nouvelle hybridation des esthétiques, un mélange très en
vogue de chanson, de rap et de slam. Surtout, ses textes, pas anodins du tout, reflètent l’air du temps et ses questionnements.
Si on avait mauvais esprit, on pourrait même le soupçonner d’opportunisme, tant son discours relaie l’un des thèmes les plus discutés dans les médias depuis
deux ou trois ans : le genre. Et ce qui l’accompagne souvent : la sexualité. Oui, Eddy de Pretto tourne beaucoup autour de ces sujets-là, non pas pour les
exploiter facilement, mais parce qu’il se sent concerné et qu’il veut se défaire des diktats qui les accompagnent. Son verbe est imagé, concret, propre à affoler
les ligues de vertu. « Tu sais, ce soir, j’ai lu dans mon corps relâché/Le manuel torturé de cette danse exaltée/J’ai même glissé ma langue dans des bouches
saliveuses/Dans de tous petits angles où l’on voit qu’les muqueuses » (Fête de trop). Avec une honnêteté dénuée de vantardise, il raconte. Les étreintes entre
garçons. Les approches et les mensonges. Les fêtes alcoolisées et cocaïnées où les corps se perdent puis se trouvent dans le vertige de la danse. Il dit encore
ce Créteil où il a grandi, qui l’a forgé tant bien que mal, et dont il s’éloigne désormais (Beaulieue). Les réseaux, les « sextos ». Les nouveaux codes de la
drague. Les échecs et les réussites. Les injonctions à la virilité, difficiles à avaler quand on rêve de s’en émanciper. « Tu seras viril mon kid/Tu brilleras
par ta force physique/Ton allure dominante, ta posture de caïd/Et ton sexe triomphant, pour mépriser les faibles/Tu jouiras de ta rude étincelle » (Kid).
Sans poétiser, c’est sa réalité qu’Eddy de Pretto nous balance en pleine face.
Réalise-t-il à quel point ce discours le dépasse ? A quel point, au-delà de son nombril, il soulève des questions politiques ? Que ce soit conscient ou pas,
c’est là que réside sa grande force. D’ailleurs, si depuis plus d’un an son nom circule si intensément dans les milieux musicaux (il était l’un de nos « Repérés »
en avril 2017, et notre pari chanson de la rentrée dernière), si à peu près tous les labels en vogue ont voulu le signer, s’il a récolté le prix Découverte
du dernier Printemps de Bourges, si ses concerts parisiens affichent déjà complet, ce n’est pas seulement parce que sa musique groove. C’est bien parce que son
propos fait mouche, pile dans le mille des considérations existentielles d’une génération. Comme Fauve en 2013 ? Un peu, si ce n’est que sa parole à lui est
plus abrasive. A un farouche instinct de survie, elle mêle l’expression abrupte des désirs sexuels, dans la mesure où eux aussi relèvent de l’élan vital.
Tout cela, il fallait oser le dire et le chanter. Eddy de Pretto ne semble avoir eu d’autre choix que d’assumer son impudeur. Sa voix est nette, posée,
sa diction, précise. Chaque mot sonne et résonne. Il veut se faire comprendre. S’il fait appel à un tandem de producteurs (Kyu Steed & Haze) qui a travaillé
avec PNL ou Booba, il n’est pas pour autant un rappeur il n’en a pas la cadence. Il n’est pas davantage un chanteur même s’il chante très bien. De fait, il
est une sorte de diseur, qui rebat les cartes et les codes. On évoque l’influence de Stromae sur lui, mais la référence est aussi facile que hâtive : pour sa
rage antibourgeoise et pas marketée, sa colère froide et résolue contre les carcans, les modèles, les parents (Mamère, terrible et touchant), c’est plutôt du
côté d’un Brel qu’il faut regarder. Et surtout, souligner encore et toujours son originalité. Eddy de Pretto bouscule, sans tomber dans la revendication.
Il est, simplement mais pleinement, dans l’affirmation de lui-même. Et lorsqu’il chante Normal (dont une première version avait affolé la Toile l’année dernière
avant d’en être retirée), il cerne en quelques mots la complexité de son propos : « Je suis complètement normal/Complètement banal/Je suis complètement
normal/Je suis con, tellement malade. » Avec lui, c’est à prendre ou à laisser. On prend."(Télérama FFFF)
"En croisant la chanson française et un amour immodéré pour le rap, le crooner francilien présente un premier EP troublant, sur lequel il a bossé avec les
producteurs de Booba et Gucci Mane. Impossible de rester indifférent." (les inRocks 2017)

1. Début
2. Random
3. Rue de Moscou
4. Jimmy
5. Beaulieue
6. Quartier des lunes
7. Desmurs
8. Kid
9. Normal
10. Honey
11. Genre
12. Ego
13. Mamere
14. Fête de trop
15. Musique basse

Jungle de la chope
55mn de plaisir...
DETAILS ~ ALBUM

Format : MP3 / CBR / 320 kbps
Présence IdTag : oui: infos & covers
Nombre de fichiers : 18 dont nfo & covers
Total du post: 128 Mo


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