Sous ce nom de code se cache Tom DARNAL, chercheur en son et image dans le civil, chef d’orchestre à la scène et (bien) entouré d’une foule d’artistes contributeurs en général. Tom commence son aventure musicale en 82 avec le groupe GPS, groupe totalement oublié dont le « Quand revient l’été » reste malgré tout classé au top 10 des singles punk français des Inrocks !! Il bifurque en parallèle dans le graphisme & devient bientôt le concepteur et designer de l’iconographie de la Mano Negra, avant d’intégrer définitivement le groupe aux claviers.
La fin de l’aventure Mano coïncide avec les premiers pas de P18 dans les caves de Patchanka en plein Paris 18ème avec des bandes de musiciens plutôt Electro et très inspirées Drum & Bass. Le 1er album « URBAN CUBAN » sort en 99 et concrétise l’une des premières fusion électro et world music, une expérience qui doit toute son authenticité à la complicité de Barbaro Teuntor, trompettiste cubain rencontré au cours de la tournée sud-américaine de Mano Negra en cargo, et sa famille qui ont immergé Tom dans le répertoire traditionnel des musiques de La Havane.
Un collectif composé de musiciens et danseuses, français & cubains, est mis sur pied, Tom & P18 entament alors une série de tournées emmenant le groupe à travers la planète tant en Europe qu’à Cuba ou aux Etats-Unis et en Chine. La musique de P18 sera à cette époque régulièrement utilisée comme support à des films hollywoodiens grand public tels que The Yard, Maid in Manathan, Chili con Carne… Et va contribuer à la réputation grandissante du groupe.
En 2002 sort « ELECTROPICA » unanimement salué par la critique ; Tom y pousse encore plus loin l’expérience électronique tout en restant au service du son traditionnel. D’autres tournées s’enchaînent : « Tant mieux si la route est longue, nous ferons le tour du monde »… jusqu’en 2004. S’en suit une période de break où Tom vaque à divers projets, en tant que réalisateur (Dvd Mano Negra ) ou compositeur (B.O films et documentaires).
La collaboration active de Thomas Martinez va permettre de jeter les bases de « VIVA P18 », nouvel opus du groupe. Tom revient à une conception plus traditionnelle dans le traitement du répertoire afro cubain, le tout émaillé de cette empreinte funky qui constitue l’un des éléments clé de son style. Les retrouvailles avec Sylvano Matadin bassiste d’Urban Dance Squad remettent sur pied un nouveau combo Live. Le ton se fait plus détaché, après une période militante et dilettante , Tom est revenu à une vision plus personnelle du monde, une attitude qu’il illustre par cette formule : « Anarchy is the key, latin is the Melody ».
Genre : Electro-Salsa, Reggae, Latin Origine : Paris, 18ème !
line-up : Ana Carril Obiol*, Denise Sauron, Pablo Molina Lumumba : Chant Gilles Rodriguez, Kevin Reynaud : Basse Philippe Teboul, Yvo Abadi : Batterie, Percussions David Bourguignon : Guitare Thomas Darnal : programmation, claviers Jeff De Paris : Orgue [Hammond] Jean-Marc Labbe : Saxophone Pierre "Kropol" Gauthe : Trombone Barbaro Teuntor Garcia : Trompette, Chant DJ Sree : Platines
Critique de l'Album
Considéré comme l’une des révélations de ce premier semestre 99 en matière de fusion française, cet album a failli succomber à un double handicap de départ. Prétendant à une certaine modernité, il s’immisçait insidieusement dans l’un des péchés mignons de la culture mondialisante actuelle : marier les musiques électroniques du Nord avec les sons supposés plus roots du Sud pour mieux abattre les frontières entre les peuples. Prenant le pari de balancer sur les pistes un groove à la fois chaud et futuriste, il s’inscrivait dans l’axe vendeur du Paris-La Havane, un aller-retour à la mode ces derniers temps. Fort heureusement, ses concepteurs surent éviter le pire. Tom Darnal (ex-Mano Negra) au clavier et Barbaro Tentor (un as du groupe Sierra Maestra) à la trompette ont su créer des synergies autour d’une expérience musicale, qui tente un mix énergique entre des sons cubains, de l’electro-funk, de la jungle, du reggae…
Voix, percussions, cuivres, cordes et samples. Plus de trois ans de recherche assidue. Un groupe traditionnel (Ire Ire) est venu renforcer la volonté du début des deux lascars. Quelques invités de renom, dont Merceditas Valdès de l’Orquesta Aragon (au violon) ont salué le projet. Plus de trente musiciens, chanteurs, choristes, danseuses, Dj’s et autres groupes réunis en collectif pour l’occasion (P18 représente leur repaire dans le 18e arrondissement, à Paris). Une autre vision du Cuba urbain qui se dessine… et qui prolonge à coup sûr un autre opus du collectif P18, Rumours of war, sorti sous label basque en août 98 (distribution assurée par Mélodie). Un album qui était plus marqué par la drum’n’bass et qui sortait du lot à coups de slogans politiquement incorrects. Urban cuban, de ce côté-là, pêche un peu : paresse en matière de discours engagé ou volonté de paraître plus festif ? Il semble que la deuxième tendance l’emporte…
une petite idée, alors Youtube est votre ami :
Format : MP3 (320 Kbs) durée totale : 48 mn 23 s présence pochette & livret : oui
les titres de l'album : 1. Urban Cuban 2. Escuchen Mi Conga 3. Somos el Futuro 4. Kid Chocolate 5. La Verdolaga 6. Oye Mulata 7. Yayabo 8. Light and Fire 9. Mi Cuba 10. Yemaya 11. Le tour du monde
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