Alice Sara Ott née à Munich le 1er août 1988 est une pianiste classique nippo-allemande. Sa mère est japonaise et a étudié le piano à Tokyo. À 12 ans, elle intègre le Mozarteum de Salzbourg et suit l'enseignement de Karl-Heinz Kämmerling tout en poursuivant sa scolarité à Munich. Alice Sara Ott a remporté de nombreux prix, dont le premier prix au Pianello Val Tidone Competition en 2004...(...page Wiki...)
Soucieux d'un nouveau sang, les DG ont tourné leur regard vers l'Est, bien qu'Alice Sara Ott nous dise qu'elle est à moitié allemande et à moitié japonaise, ne se sentant jamais totalement à l'aise avec l'une ou l'autre patrie. Prétendant que cela lui permet d'avoir une empathie particulière avec Chopin, un compositeur déchiré péniblement de ses racines, elle nous donne une interprétation des Waltzes aussi touchante, piquante et scintillante que sur n'importe quel enregistrement moderne. Elle sort de son adolescence pour s'émerveiller de l'instinct poétique de Chopin, de sa mélancolie et de son exubérance, de son espoir et de son désespoir ultra-slaves, de son jeu soutenu par l'éclat d'une technique et d'un pianisme immaculés. Vous ferez un long chemin pour entendre la valse en la mineur confiée avec un plus grand sens de son intimité ou la valse en fa suivante donnée avec un tel brio contrasté et une liberté expressive. Sa valse D Flat, op 64, est assez élégante et élégante pour faire l'absurdité de son sobriquet, "Minute" Waltz (un caprice des éditeurs), et elle attrape à la perfection l'humeur douce mais querelleuse de la valse en si mineur. Jouant de manuscrits autographes, elle savoure l'harmonie et l'ornementation plus fleuries de, par exemple, nos 8, 9 et 10, et inclut toutes les valses posthumes, terminant avec l'Allegretto en la mineur et en faisant une valediction envoûtante et touchante. Le son de DG est idéal et leur présentation pourrait difficilement être plus somptueuse, avec pas moins de 20 photographies de leur pianiste. Ott a déjà enregistré Transcendental et Paganini Etudes de Liszt et ses débuts orchestraux enregistrés seront dans les premiers concertos de Liszt et Tchaïkovski....(...source en anglais...)
La jeune pianiste germano-japonaise Alice Sara Ott, née en 1988, qui a récemment donné un récital à l’Auditorium du Louvre, publie son deuxième album chez Deutsche Grammophon consacré aux Valses de Chopin, après les Etudes d’exécutions transcendantes de Liszt. A la première écoute, son jeu semble un peu maladroit, parfois maniéré. Elle ralentit notamment à des endroits où, à priori, ce ne serait pas nécessaire, ce qui suscite une certaine lourdeur. C’est souvent le cas pour les Valses rapides, par exemple l’opus 34 numéro 1, en la bémol majeur et numéro 3, en fa majeur, mais aussi l’opus 69 numéro 2, en si mineur. En revanche, dans des pièces lentes et expressives comme les Valses en la mineur (op. 34 n°2) ou en la bémol majeur (op. 69 n°1, « Adieu »), ou encore en la mineur (KK IVb n° 11), elle fait montre d’une grande sensibilité, jouant avec une variation de sonorités voilées, très imagées, évoquant un paysage sous la brume. On appréciera également sa finesse dans la fameuse Valse en ut dièse mineur (op. 64 n°2). C’est sans doute en réécoutant encore et encore ce disque que l’on commence à jauger les qualités de cette pianiste. Vu son âge, elle a encore beaucoup de temps pour apprivoiser et affiner l’intimité de Chopin. Dans la forêt déjà extrêmement dense et luxuriante des interprétations de ses Valses, nous pouvons peut-être rajouter la sienne pour voir en quel grand arbre elle évoluera....(...source...)