SAMURAI : Dave Lawson : chant, orgue, piano, clavecin, mellotron Tony Edwards : guitares électrique & acoustique Lennie Wright : vibraphone, batterie, congas, guiro, tympani John Eaton : basse Kenny Beveridge : batterie, percussions + Don Fay : saxophones alto & baryton, flûte Tony Roberts : saxophones tenor, flûtes, clarinette basse __________________
Titres : (Compositions : Dave Lawson)
1. Saving It Up For So Long [03:44] 2. More Rain [04:27] 3. Maudie James [04:55] 4. Holy Padlock [04:43] 5. Give A Little Love [03:39] 6. Face In The Mirror [06:44] 7. As I dried the tears away [08:13]
Total minutage : 36:25
L'APRÈS WEB... !!
RAPPEL DE L'HISTORIQUE DU GROUPE (Prez de Web / n°306) : [Apparu en 1968 et tout droit sorti de la scène psychédélique anglaise, The Web fait partie des premières formations de rock Progressif britannique de la fin des sixties, combinant jazz, blues anglais et rock américain de la côte ouest, avec un style bien défini distillant une musique aux climats sombres et mélancoliques. Le 1er album, Fully Interlocking paru en 1968, est d'essence plus psyché et groove de par le chanteur afro-américain John L. Watson qui colle bien au style, mais avec un gros son distillé par les deux guitaristes John Eaton et Tony Edwards. Emmenés également par le saxophoniste-flûtiste Tom Harris, le vibraphoniste Lennie Wright, le bassiste Dick Lee-Smith et le batteur Kenny Beveridge, les musiciens de The Web vont glisser vers un rock plus progressif de manière significative avec leur second album, Theraposa Blondi, sorti en 1969. Mais cette nouvelle orientation ne colle pas du tout avec le style du chanteur, et Watson est gentiment prié de s'en aller. C'est un tournant définitif dans la carrière du groupe qui change son nom en Web et recrute le claviériste Dave Lawson, chanteur et également compositeur, lequel va donner une nouvelle orientation au groupe, créant une atmosphère plus progressive de par l'utilisation des claviers, et ajoutant au rock énergique déjà présent une touche sophistiquée de premier plan. Après le départ de Dick Lee-Smith, c'est Eaton qui passe à la basse et le groupe va sortir son troisième et dernier album, I Spider en 1970, le véritable sommet musical du groupe. La musique, outre son côté progressif indéniable, distille un jazz-rock dans la ligne droite d'un Colosseum ou d'un Soft Machine. On peut d'ailleurs faire le parallèle entre Dave Greenslade (Colosseum) et Dave Lawson (Web) quant à leur conception artistique commune, et l'on comprend aisément que les deux claviéristes se soient rapprochés pour former ensemble le groupe Greenslade en 1972. Après le départ de Tom Harris, le groupe va de nouveau changer son nom en Samurai. Avec l'ajout de deux souffleurs, le groupe va enregistrer un seul et unique album en 1971, Samurai, toujours dans la veine jazz-rock progressif, une pièce aujourd'hui extrêmement rare et recherchée par les collectionneurs. Cet album sera enregistré sur le label Greenwich Gramophone Co, dirigé par un certain Tony Reeves, ex bassiste de Colosseum et futur fondateur de Greenslade, et qui sera donc la passerelle entre les deux Dave, Lawson et Greenslade pour la création de ce super groupe à deux claviers. Web fait partie des racines profondes du Prog anglais et reste un pont essentiel entre Colosseum et Greenslade. ]
Saving It Up For So Long
Après le départ de Tom Harris, les musiciens de Web changent donc leur nom en Samurai. Un seul et unique album au titre éponyme et une nouvelle perle de rock progressif à forte coloration jazz. Cette fois la partie saxophone est plus étoffée avec l'alto, le ténor et le baryton (manque la soprano à l'appel). De plus cet album préfigure pour moitié ce que sera la prochaine étape, c'est à dire le groupe Greenslade (renfort d'un deuxième claviériste et abandon du vibraphone). Par un beau riff de guitare, "Saving It Up For So Long" ouvre l'album dans le style "Web" ou "Colosseum", bien jazzy sur un tempo enlevé alors que "More rain" est beaucoup plus aéré, une douce respiration teintée de jazz et colorée de flûtes. "Maudie James" est un morceau qui balance superbement avec plusieurs interventions des saxophones en mode jazz vraiment splendides. Après une introduction tranquille et douce, le génial "Holy Padlock" déroule de façon superbe une musique qui n'est pas sans rappeler ce que fera plus tard un groupe comme Steely Dan, totalement somptueuse et d'une grande sophistication. "Give a little love" est d'esence plus jazz-rock, guitare wah wah et gros solo d'orgue. Encore un autre morceau qui sonne comme du Donald Fagen (les parties vocales sont assez proches) avec "Face in the mirror" et ses somptueux chorus de guitare. "As I dried the tears away" qui termine l'album est d'une construction plus complexe, abordant plusieurs genres (rock, jazz et progressif planant) dans un mix très progressif avec certains passages à la "Gentle Giant". Il est vrai qu'en réécoutant cet album aujourd'hui on trouve qu'il sonne vraiment comme du Steely Dan avant l'heure, groupe qui se formera deux ans plus tard. Fagen et Becker (paix à son âme) auraient-ils jeté une (ou les deux) oreille sur ce Samurai anglais ?? En attendant, un réel plaisir pour nos oreilles, une musique riche, spontanée, vivante et tout simplement splendide. (Xanthul)
...ET L'AVANT GREENSLADE !!
As I Dried The Tears Away
Fichier audio : FLAC / 16 Bit / 44100Hz Taille : 220 Mo Durée : 36:25 Genre : Rock Progressif Label : Greenwich Gramophone Company Année : 1971 CD : 2008
The Webb
BONNE ÉCOUTE A TOUS
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