Louise Farrenc, ce nom ne vous dit rien ? Elle a pourtant été une musicienne accomplie, remarquée en son temps par Berlioz ou Schumann, admiratifs de ses talents de pianiste virtuose et de compositrice. Autrice de nombreuses pièces de musique de chambre, elle a également écrit trois symphonies et été professeure de piano au Conservatoire de Paris. Louise Dumont, dite Madame Farrenc, était célèbre de son vivant en France, en Allemagne, en Angleterre, en Belgique et ailleurs en Europe entre 1821 et 1872, admirée de ses collègues et de son public, saluée par les critiques les plus sévères et les plus compétents.
Robert Schumann appréciait ses Variations sur un air russe en 1835 ; Hector Berlioz avait remarqué son « talent rare chez les femmes » dans ses orchestrations ; le redoutable et compétent critique belge du 19e siècle, Parisien d’adoption, François-Joseph Fétis (1784-1871) avait inclus le nom de Jeanne-Louise Dumont-Farrenc dans sa Biographie universelle des musiciens (1835-1844) et apostrophé son aptitude « d’une organisation musicale toute masculine » ; le grand pédagogue français Antoine-François Marmontel (1816-1898) cita Madame Farrenc dans son livre intitulé Les pianistes célèbres.
Madame Farrenc a légué à la postérité symphonies, ouvertures, trios, quintettes et autres compositions de musique de chambre, ainsi que les pièces de piano. Ses œuvres révèlent sa profonde admiration pour Beethoven, Schubert et le maître slovaque Johann Nepomuk Hummel (1778-1837), mais son style raffiné, son écriture filigranée et la vigueur de son expression sont très personnels et persuasifs. Certaines couleurs orchestrales de ses symphonies sont visibles dans les œuvres de Brahms, notamment dans sa Symphonie n° 1. Contrairement à l'air du temps, elle n'écrit pas d'œuvres lyriques. Elle compose de la musique de chambre, beaucoup pour le piano. Des quatuors, des quintettes. Elle a à son actif trois symphonies. Certaines de ses œuvres sont publiées sous le nom de son mari, ce qui rend les identifications difficiles.
Madame Farrenc, née Dumont, naquit à Paris le 31 mai 1804 dans une famille de sculpteurs et peintres. Elle commença ses études de piano très tôt avec une disciple du pianiste et compositeurs anglais d’origine italienne Muzio Clementi (1752-1832). Le compositeur tchèque naturalisé français, Antonin Reicha (1770-1836), professeur au Conservatoire de Paris, lui enseigna la théorie. Très jeune, elle épousa en 1821 le flûtiste, compositeur et éditeur de musique marseillais Aristide Farrenc (1794-1865) qui fut parfaitement conscient des dons exceptionnels de sa jeune épouse, abandonna ses activités musicales et devint son imprésario. Entre 1842 et 1872 Madame Farrenc enseigna au Conservatoire de Paris, lutta avec acharnement pour l'égalité des émoluments entre les professeurs-hommes et les professeurs-femmes et obtint le gain de cause ! Aussi, obtint-elle que les académiciens inclussent le mot « compositrice » dans le dictionnaire ! Le membre de l'Institut Ernest Rey, dit Reyer (1823-1909), auteur de Sigurd, de Maître Wolfram, d'Érostate et d'autres œuvres de théâtre musical, fut son disciple. Elle mourut à Paris trois ans après sa retraite et, hélas, fut vite oubliée par son public et par ses éditeurs, comme toutes ses consœurs compositrices et pianistes de renom international.
Louise Dumont-Farrenc, décédée le 31 janvier 1865 à Paris, est certainement la plus grande et la plus féconde compositrice dans l'histoire de la musique. Malheureusement, la plupart des historiens de la musique et des auteurs de dictionnaires français semblent ignorer son nom.
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Konstanze Eickhorst a grandi à Brême, où elle reçoit à l’âge de cinq ans ses premières leçons de piano et de flûte à bec. A onze ans, elle est admise dans la classe de piano de Karl-Heinz Kämmerling, à l’Ecole supérieure de Musique et de Théâtre d’Hanovre, et ce professeur restera son principal mentor durant toutes ses études. Elle reçoit également d’autres impulsions décisives de la part de Vlado Perlemuter à Paris. Son succès aux concours internationaux « Clara Haskil » et « Géza Anda », lors desquels elle remporta le premier prix, marque le début d’une brillante carrière qui la mène depuis lors dans des orchestres et sur les scènes de festivals de renom. Elle donne ainsi des concerts sous la baguette de chefs tels que Christoph Eschenbach, Andrew Davis, Peter Schneider, Manfred Honeck et Ingo Metzmacher.
Konstanze Eickhorst se découvre très tôt une passion pour la musique de chambre. Elle est membre du Linos Ensemble, qui se produit dans des formations diverses, allant du duo au nonet. Elle a participé à de nombreux enregistrements discographiques, aussi bien comme soliste que comme chambriste, qui témoignent de l’ampleur de son répertoire et de sa curiosité pour les œuvres rarement jouées. À l’âge de vingt-huit ans, Konstanze Eickhorst est nommée professeur à l’Ecole supérieure de Musique d’Hanovre, et quelques années plus tard, elle poursuit son activité pédagogique à l’Ecole supérieure de musique de Lubeck. Transmettre et partager ses expériences lui tiennent beaucoup à cœur. Elle donne des cours d’interprétation, également dans le domaine de la musique de chambre, et est membre du jury de plusieurs concours internationaux.
ARTISTE > Konstanze Eickhorst TITRE DE L'ALBUM > Louise Farrenc: Piano Works GENRE > Musique classique, piano DATE DE SORTIE > 2003 LABEL > cpo NOMBRE DE DISQUES > 1 SOURCE > CD FORMAT AUDIO > FLAC 16-bit PRÉSENCE DES COVERS > Front, Back TAILLE TOTALE > 206,22 Mo