Robin Zander le blond chanteur et Rick Nielsen le guitariste à casquette et à bille de clown, sont issus de la communauté suédoise de Rockford dans l'Illinois. Après différents groupes locaux et un voyage initiatique en Europe, ils forment Cheap Trick avec Tom Petersson le brun bassiste et Bun E. Carlos qui est bien d'ascendance viking, son nom réel étant Brad Carlson.
D'abord peu chanceux, le groupe attire l'attention avec Cheap Trick en 1977, grâce au mini hit « I Want You to Want Me ». La pochette décalée et leur power pop énergique attirent des sympathies. La confirmation vient avec In Color, puis Heaven Tonight paru l'année suivante. Tournant intensément, Cheap Trick devient populaire jusqu'au Japon.
C'est du pays des sushis que leur vient leur reconnaissance, Cheap Trick y enregistre son double Live at Budokan en 1978. L'album se révèle comme le meilleur enregistrement en public d'un groupe de power pop, dans une ambiance hystérique Cheap Trick font valoir leurs principales qualités, un sens mélodique certain et une énergie proche du hard rock.
S'en suit une période dorée pour Cheap Trick, devenu star aux Etats-Unis, le groupe est produit par George Martin en 1980 pour All Shook Up. Ces fans de The Beatles ont ensuite l'insigne honneur de participer à Double Fantasy de John Lennon et Yoko Ono.
Ils sont souvent décrits musicalement comme un mélange de mélodies pop influence Beatles et de guitares hard rock.
line-up : Robin Zander – chant, guitare Rick Nielsen – guitare, chœurs Tom Petersson – basse, chœurs Bun E. Carlos – batterie
Critique de l'Album
1978, le spectre des Beatles rode encore sur la planète rock, les Rolling Stones sont en pleine gloire depuis 1965 et la New Wave Of British Heavy Metal est en plein boom, emmenée sur un train d’enfer par Iron Maiden, Saxon et Def Leppard. La galaxie rock est en ébullition et c’est dans ce contexte propice aux groupes géniaux que Cheap Trick sort Heaven Tonight, petite bombe pop aux accents hard rock qui fera le succès de Rick Nielsen et ses copains.
D’emblée, vous êtes mis dans l’ambiance par Surrender, certainement le meilleur titre de l’histoire du groupe, hymne à la croisée des Beatles et des Stones avec un synthé qui nous mettrai presque dans une ambiance à la Van Halen ! En fait, mieux vaut vous habituer aux sonorités de ce premier titre, car c’est tout l’album qui transpire les stars de l’époque. Les riffs rock’n roll sont sur un champ de course, la voix de Robin Zander, terriblement rock, drive l’album avec maitrise.
Vous vous rendrez compte par vous-même, que les autres morceaux prennent plus partie pour un style ou un autre. Ce qui est étonnant, c’est qu’à chaque fois c’est diablement réussi ! Nombreux sont les groupes qui se sont perdus en ne sachant pas à quel style de musique se rattacher, à force de sortir des albums décousus, ils ont fini par ne rien sortir de bien. Avec Heaven Tonight, Cheap Trick ne rentre pas dans cette catégorie-là, certainement grâce à Surrender qui annonce d’entrée que l’album sera un voyage entre Mc Cartney et Bruce Dickinson. En effet, à la fin du 13ème titre, on reveut encore, se répétant sans cesse « Putain qu’est c’est bon du rock comme ça ! » ou encore « J’aurais tellement aimé avoir 20 ans en 1978… »
Heaven Tonight n’est pas un grand album de rock car il mélange avec beaucoup de talent les styles des stars de l’époque…Mais parce qu’au final, en se laissant emporter dans son univers, on croit entendre ici et là, les sonorités du rock d’aujourd’hui…Il a ce côté rassurant de convenir à toute époque, intemporel. Le magnifique titre Heaven Tonight qui a donné son nom à l’album est là pour nous le rappeler tout en mélancolie.
En arrivant vers la fin de l’album, vous tombez sur « How Are You », qu’on pourrait croire tirer d’un des albums de Queen, c’est à ce moment que vous vous dites enfin que Cheap Trick a pondu une perle, un chef d’œuvre. Leur unique chef d’œuvre certes, mais tellement particulier, tellement bon !
Je ne voudrais pas vous gâcher le plaisir de déguster chaque morceau, je vous laisse donc sur ces quelques mots de Zander « Surrender, surrender, but don’t give yourself away » !
une petite idée, alors Youtube est votre ami :
Format : MP3 (320 Kbs) durée totale : 53 mn 12 s présence pochette & livret : non
les titres de l'album : 1. Surrender 2. On top of the world 3. California man 4. High roller 5. Auf wiedersehen 6. Takin' me back 7. On the radio 8. Heaven tonight 9. Stiff competition 10. How are you 11. Oh Claire 12. Stiff competition 13. Surrender
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