Vulcain est un groupe de hard rock et heavy metal français, originaire de Paris. Vulcain est formé en 1981. En 1984, le groupe sort son premier album studio, Rock 'n' Roll Secours. En 1998, le groupe publie son dernier album Stoppe la machine, avant de se séparer officiellement la même année. Il se reforme en 2010.
Vulcain est formé en 1981 par les frères Puzio, Daniel (guitare et chant) et Vincent (basse), anciens membres du groupe Hard Fight2. Le groupe est ensuite rejoint par Didier Lohezic (guitare) et Franck Vilatte (batterie). Ensemble, ils enregistrent et publient une démo en 1982, Demo 1982, au label Private Records. En 1984, après avoir gagné un concours, le groupe peut enregistrer sa seconde demo au label Media 7. Le groupe signe chez Ebony Records en 1984, et se retrouve sur la compilation du label avec son titre homonyme. En 1984, le groupe peut enfin sortir son premier album studio, Rock 'n' Roll Secours. Tout de suite, Vulcain sera comparé à Motörhead, et sera même appelé le « Motörhead français », un surnom qui les suivra au long de leur carrière.
En 1985, Franck Vilatte quitte le groupe, et est remplacé par Marc Varez. Le groupe sort l'EP La Dame de Fer et l’album Desperados sur le label Riff Records, créé pour l’occasion par leur producteur Elie Benalie. Vulcain acquiert progressivement une certaine notoriété. En 1988, un nouveau changement de line-up s’opère avec Franck Pilant qui remplace Didier Lohezic. Vulcain se remet au travail et prépare en 1989, l’album Transition. Cependant cet album est très différent des précédents et surprend beaucoup de fans. Le groupe perdra même son surnom. Après la sortie de cet album, Franck Pilant quitte le groupe. En 1992, Marcos Arieta rejoint le groupe au poste de second guitariste. L’album Big Bang sort la même année et confirme le changement musical entamé avec Transition. En 1994, Arieta quitte le groupe et Vulcain, désormais sous forme de trio, enregistre un nouvel album, éponyme cette fois. Pendant plusieurs années, le groupe ne donnera plus de nouvelle. En 1998, il publie son dernier album Stoppe la machine, avant de se séparer officiellement la même année.
Fin 2009, sur leur page Myspace, un communiqué redonne de l'espoir aux fans en annonçant la reformation de Vulcain. Sous forme de trio (car Lohezic souffre de problèmes aux doigts qui l'empêchent de jouer), il recherche des dates pour un grand retour sur scène en 2010. Le groupe jouera notamment au Hellfest, comme il l'annonce sur sa page Myspace le 12 janvier 2010. Il jouera également en première partie de Motörhead, sur quelques dates de la tournée 2010. Ce live est enregistré et publié sous le titre En revenant, en 20116. Le 22 avril 2013 sort leur nouvel album, V8. Pour fêter les 30 ans de Rock'n'Roll Secours, sorti en 1984, Vulcain réenregistre cet album avec la formation actuelle. Il sort sous forme d'un coffret deux CD (la version 1984 et la nouvelle) fin septembre 2014. Vulcain forme également son propre label indépendant, Desperado.
Genre : Heavy Metal Origine : France
line-up : Daniel Puzio - guitare solo, chants Didier Lohezic - guitare rythmique Vincent Puzio - basse Marc Varez - batterie
Big Brothers est le troisième album studio du groupe de hard rock français Vulcain sorti en 1986.
L'album comporte une reprise de Jacques Dutronc, On Nous Cache Tout On Nous Dit Rien. Jeudi 19 juin est une chanson blues en hommage à Coluche. L'album fut aussi réédité en 2007 dans une version remastérisée via le label XIII Bis Records.
Critique de l'Album
Avoir une demie-molle (expression populaire). Définition : Avoir une joie contenue, ressentir un instant de bonheur furtif. Après des débuts tonitruants et deux albums à leur actif permettant de cerner les contours de leur volcanique heavy-rock speedé et après une tournée nationale ponctuée d'une escale sur les terres de la perfide Albion en compagnie de Chariot, Vulcain repose valises et instruments au studio Maunoir situé à Genève un an après y avoir conçu « Desperados ». De nouveau sous la houlette de Elie Benali qui prendra une part importante dans la composition des dix titres et cela va s'entendre, le groupe enregistre « Big Brothers » durant la mois de septembre 1986. Impossible de débuter sans tirer un grand coup de chapeau au concepteur artistique de cette pochette foncièrement ridicule, digne du Bébête Show, émission politico-satyrique ayant fait les grandes heures de TF1 de 1982 à 1995, le verso n'ayant rien à envier au recto, bien au contraire. D'ailleurs on se demande pourquoi la réédition n'a pas conservé la couverture originale, oui on se demande…
Le premier constat qui vient à l'esprit à l'écoute des dix pièces qui émaillent cette galette, c'est la dilution de l'ADN motorspeedé ayant fait la réputation de Vulcain dans un bain électrolytique à forte dominance mid-tempo. Hormis « Les Plaisirs Solitaires » et « Grand Prix », titres dans la lignée d'un « Rock'n'Roll Secours » ou encore « Le King » sans toutefois en exhaler l'enivrante fragrance, les amateurs de vitesse et d'adrénaline resteront sur leur faim. La cadence a fortement ralenti, ce qui nous conduit au deuxième constat. Simplicité, efficacité et surproduction. Vulcain le prouve sur cet album, les recettes les plus simples sont souvent les meilleures. En ouvrant les hostilités avec le métronomique et plutôt Rock « Kadhafi » et en enchaînant avec le solide « Soviet Suprême » à la mélodie qui fait mouche, le combo démontre si besoin était sa capacité à envoyer du riff secoueur de tignasse et confirme de belle manière avec un « 22 » aux doux parfums de terres Australiennes, charge anti-Pasqua et sa loi de 1986, l'ex-ministre de l’Intérieur sera d'ailleurs "chaleureusement" remercié sur l'espace dédié aux crédits et remerciements divers. Impossible de faire l'impasse sur la production claire et puissante entachée par un sur-mixage de la batterie assez gênant par moments, le beau, bluesy et brûlant « Drôles de Jeu », théâtre d'explorations sonores inhabituelles pour le groupe avec son apport en saxophone en fait les frais avec cet horrible son de caisse claire semblant provenir d'une casserole. Frustrant !
Troisième constat, du déchet. Clairement, la sensation d'un album enregistré trop rapidement est prégnante, le banal et anecdotique « Faire du Rock » l'atteste, peu inspiré le titre ne stimule pas le cortex et s'oublie sitôt entendu. L'inutile reprise de Dutronc ainsi que la grivoiserie countrysante, même si elle s'avère fun « Marylou » font plutôt office de remplissage et présentent un intérêt plus que limité. Évoquons également le cas « Jeudi 19 Juin » qui débute à la façon de « Ton Dernier Acte », le vibrant hommage de Trust adressé à Bon Scott, mais la comparaison tourne vite court. Là où les paroles serraient la gorge et l'interprétation de Bernie Bonvoisin nouaient les tripes, le témoignage de respect par Vulcain envers Michel Colucci alias Coluche rate sa cible, la faute à un texte insuffisamment inspiré pour provoquer l'empathie et à un saxophone aux interventions crispantes jusqu'à la stridence finale destructrice d'émail dentaire. Sans douter de la sincérité du projet, l'ensemble donne un blues assez maladroit et pataud, lourd et relativement indigeste.
Placé sous l'influence de Elie Benali, « Big Brothers » convainc donc à moitié, le bon côtoie le moins bon et le carrément inutile tout en perdant l'originelle teinte sonore si typique en canalisant les élans volcaniques des fils de Héphaïstos. Le manque de maturation et de recul est perceptible et une question taraude l'esprit : Pourquoi être allé si vite ? Grosse production certes, mais sensations mitigées. L'écoute de ce disque provoque donc une demie-molle, mais ne culpabilisez pas amis lecteurs et rassurez-vous amies lectrices car une demie-molle demeure exploitable, les sensations ne sont pas amoindries, elles sont simplement différentes. Gardons à l'esprit qu'une demie-molle est également une demie-dure et que l'on peut gentiment se satisfaire des quelques bons titres figurant sur cet album tout en étant conscient de ne jamais atteindre l'explosion triomphale.
"plusieurs avis valent mieux qu'un" 3ème album pour un des plus gros espoirs de la scène française et l'un des seuls à avoir eu l'opportunité de jouer en Angleterre (et ayant reçu un bon accueil, malgré le chant en français). Pour son 3ème album, que fallait-il faire ? Rester dans la lignée Motor-speed des 2 premiers albums ? Non, trop facile. Vulcain va alors se laisser aller, sous l'influence de son producteur Elie Benali, à diverses expérimentations plutôt risquées et pas toujours très probantes. En tout cas, toute comparaison avec Motorhead n'a plus lieu d'être sur Big Brothers.
Dès les premières notes de Khadafi, on sent tout de suite le rôle prédominant d'Elie Benali, lequel a incité Vulcain à se "lâcher" sur quelques titres, avec l'ajout de claviers, saxophone, harmonica, guitare acoustique et même du banjo. Osons, osons comme dirait l'autre. C'est simple, Big Brothers a été surproduit, surtout au niveau de la batterie, et n a plus l'impression d'écouter un groupe de rock français que du hard rock. De plus, l'album n'a pas vraiment d'orientation musicale clairement définie, ça part dans tous les sens. L'avantage de Big Brothers est d'être très varié et il n'y aura pas que des titres speed sur tout un album. On peut diviser les chansons en 4 catégories : les mid-tempo (majoritaires), les titres speed, les titres bluesy et les délires proches de ce qui se faisait à l'époque dans le rock français.
Étonnant quand même qu'il n'y ait que 2 titres speed (Les plaisirs solitaires et Grand prix), surtout qu'ils sont loins d'atteindre le niveau des classiques du groupe. Ce sont les mid-tempo qui retiennent le plus l'attention, même si ils auraient mérité d'être un peu plus aboutis. Mais de toute façon, l'ensemble de Big Brothers a été composé en 5ème vitesse et ç s'entend. Vulcain a réussi à développer un sens du riff qui tue, avec ce qu'il faut de mélodique là-dedans histoire de se démarquer du gros graisseux Lemmy. Sur Khadafi, Le $oviet $uprême, Faire du rock et "22", l'amateur de hard français nostalgique de l'ère Trust devrait pouvoir y trouver son compte. En parlant de Trust, la tentative bluesy de Jeudi 19 juin rappelle carrément un certain Ton dernier acte, le talent en moins. Vulcain a bien essayé de changer de registre, mais que ce soit dans le blues ou le rock français (la reprise sans grand intérêt de Jacques Dutronc, On nous cache tout on nous dit rien), on peut dire qu'ils se sont ramassés. La chanson paillarde acoustique Marylou par contre est délirante, surtout pour les paroles qui, chez Vulcain, ont toujours été très simples, voire simplistes.
La déception engendrée par Big Brothers ne freinera pas l'ascension fulgurante de Vulcain à l'époque, mais il va de soi qu'ils n'auront pas le droit à l'erreur pour leur prochain album, et c'est pour ça qu'ils choisiront de ne pas trop prendre de risques en sortant un album live.
une petite idée, alors Youtube est votre ami :
pour ceux qui ne voient pas les vidéos, un extrait est caché
Format : FLAC (16 bit) durée totale : 43 mn 25 s présence pochette & livret : non
les titres de l'album : 1. Khadafi 2. Le Soviet Suprême 3. Les Plaisirs Solitaires 4. Drôles De Jeux 5. On Nous Cache Tout On Nous Dit Rien (Jacques Dutronc Cover) 6. Faire Du Rock 7. Grand Prix 8. "22" 9. Marylou 10. Jeudi 19 Juin
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