Carnival Fantasy | Salut Salon2016
Salut Salon. Derrière ce drôle de nom se cachent quatre jeunes allemandes sympathiques : Angelika et Iris au violon, Sonja-Lena au violoncelle et Anne-Monika au piano. Elles mêlent musique classique et acrobaties, chant et humour. Le public aime : la vidéo des Salut Salon consacrée aux « Quatre saisons » de Vivaldi en 2014 a récolté 20 millions de vues sur YouTube. Elles présentent au Bouscat et à Arcachon leur dernier spectacle « Carnival Fantasy » (également en CD chez Warner). Rencontre avec l’une des fondatrices du groupe, Angelika Bachmann.
D’où vient « Salut Salon » ?
Angelika Bachmann : J’ai rencontré Iris Siegfried enfants, à Hambourg, au cours de violon. Etudiantes, nous étions colocataire et nous sommes partis pour tour du monde de six mois : en Nouvelle-Zélande, en Australie et à Hong-Kong, nous avons joué pour payer notre voyage ! En Allemagne, nous organisions une fois par mois un concert les salons des amis, de la famille. La première fois que nous avons joué en quatuor nous avons interprété « Salut d’amour » d’Edward Elgar… La musique de salon/salut d’amour : « Salut Salon » est né de là ! ». Nous n’avions pas de style, ni de répertoire. Nous adorions déjà Piazzolla ! Les blagues sont venues assez vite ! Le reste – les acrobaties et le show – nous l’avons travaillé.
Votre dernier spectacle s’intitule « Carnaval des animaux et autres fantaisies », pourquoi ?
A.B. : Le point de départ est le Carnaval des animaux de Saint-Saëns. Nous avons vite constaté qu’il y a des animaux dans toute l’histoire de la musique : des moutons chez J.S.Bach, un bourdon chez Rimski-Korsakov, un requin chez Piazzolla et un serpent dans la musique du « Livre de la jungle » de Walt Disney ! Et nous observons chez ces animaux des sentiments ou des attitudes qui résonnent avec nous. On a envie de voler, de faire l’autruche, etc. ! Ce spectacle est un safari psychologique ! Nous partons de là pour échanger avec le public…
Dans toutes les langues ?
A.B. : Oui… On apprend en phonétique s’il le faut. Je peux même vous parlez coréen ! (elle dit une phrase en Coréen et explose de rire, ndlr). Le problème est quand les gens viennent nous parler en coréen après le spectacle !
Vous utilisez l’humour… la musique classique en manque-t-elle ?
A.B. : Je n’aime l’expression «musique sérieuse » par exemple. Ca ne veut rien dire. Il y a la bonne musique… et le reste ! Bach écrit des danses alors je ne vois pas pourquoi le public doit rester assis (rires). C’est à l’époque classique, celle de Mozart et Beethoven que les choses se sont figées. D’où vient l’idée qu’il faut être concentrés, avoir des connaissances pour ressentir la musique ? Pour jouer oui mais pas pour écouter ! Le public a le droit de rire et d’applaudir et notre spectacle offre aussi des moments plus doux, plus tranquille où le recueillement a sa place. J’aime aussi les concerts sérieux… mais il ne faut pas séparer les publics. D’un pays à l’autre les réactions du public ne sont pas les mêmes : en Chine, on applaudit pendant les morceaux, au Brésil les rires sont puissants c’est surprenant au début… En Allemagne, en Europe, nous ne ferions pas cela !
Chacune d’entre vous est engagée dans un programme social, c’est important ?
A.B. : Soyons clair : nous sommes des personnes privilégiées car nos parents ont pu nous offrir l’accès à cette culture. Il nous faut partager avec les générations suivantes. Je participe à une action, « The Young ClassX » à Hambourg, qui monte des orchestres à vocation sociale. Cette année nous avons invité des enfants syriens des deux camps de réfugiés de la ville. J’ai trouvé des percussions orientales et un professeur venu de Tunisie. Ils savent jouer dans un rythme très particulier, en 7/8, qui pour des allemands n’est pas évident, c’était drôle ! J’ai fait quelques arrangements pour qu’on puisse tous jouer ensemble. On ne peut pas communiquer : on le fait à travers la musique. Un jour je me suis présentée à un enfant : « Moi, Angelika, et toi ? », « Jihad » me répond-t-il ! J’ai eu un choc (rire) avant d’apprendre que ce mot qui évoque la force est aussi un prénom. On doit apprendre à se connaître !...
(...source...)Le quatuor féminin de Hambourg célèbre, avec humour, les animaux dans la musique classique (Saint-Saëns, Ibert, Piazzola, Sherman,Bach, Rimsky Korsakov...).
Cas unique dans l'univers de la musique de chambre, les quatre musiciennes de Salut Salon, originaires d'Allemagne, séduisent les fans du monde entier depuis 13 ans grâce à leur virtuosité espiègle, leur charme et leur humour qui va au-delà des limites du genre, loin du sérieux et des sentiers traditionnels de la musique classique. Angelika Bachmann (violon et chant), Iris Siegfried (violon et chant), Sonja Lena Schmid (violoncelle et chant) et Anne-Monika von Twardowski (piano et chant) sont actives sur tous les fronts musicaux (du concert à la pédagogie) et ont créé l’ensemble Salut Salon qui tourne depuis de nombreuses années avec grand succès (surtout en Allemagne). Le succès de leur spectacle consacré au sujet "Carnival Fantasy" sort enfin sur disque pour le bonheur de tous.
"Carnival Fantasy" est un feu d'artifice de métamorphoses, un carnaval musical dont les arrangements originaux sont un terrain de jeu pour un plaisir musical sans barrière - la marque de fabrique du quatuor - sans oublier son approche toute personnelle des oeuvres classiques. Chaque pièce, qu'elle soit courte ou longue, constitue un vrai récit animal. Par exemple, le célèbre "Cygne" de Saint-Saëns se transforme en solo de scie musicale ; on y trouve aussi une version décalée de "Listen to Me", la chanson de Kaa, le serpent-hypnotiseur du "Livre de la jungle" de Walt Disney. Les poissons, les moutons mentionnés plus haut, mais aussi les fossiles et une méduse bio-luminescente (terme zoologique exact : pelagia noctiluca, auquel est dédiée une délicieuse chanson d'amour !) figurent également au programme.
Ces compositions sont complétées, entre autres, par le "Green Hornet" de Billy May (une pièce inspirée par le Vol du Bourdon de Rimsky Korsakov) et "Escualo" d'Astor Piazzolla, (une histoire de requins inspirée du film « les Dents de la mer » mis en musique par John Williams). Le plaisir de la métamorphose est un peu le fil rouge de l'album. Comme dans un carnaval, les éléments se transforment sous nos yeux, se retrouvent sens dessus-dessous, mais au fur et à mesure de l'écoute, les choses deviennent plus claires et trouvent un sens nouveau : les frontières entre l'homme et l'animal se diluent, des caractères du monde animal pourraient bien ressembler à des amis proches... Bienvenue au royaume de l'imaginaire !....
(...source...)

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Label : Warner Classics
Parution : 5 février 2016
Codec : Free Lossless Audio Codec (FLAC)
Channels : Stereo / 88200 HZ / 24 Bit
Bitrate : 2720 kbps
Duration : 00:56:23
Inclus : Cover, Booklet, nfo
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