Schumann Lieder - Einsamkeit | Matthias Goerne, Markus Hinterhäuser2017
Matthias Goerne est un baryton allemand né le 31 mars 1967 à Weimar...
(...page Wiki...)Markus Hinterhäuser (né le 30 mars 1958 à La Spezia) est un pianiste autrichien, directeur du Festival de Vienne (en 2014) et du Festival de Salzbourg (en 2017).....
(...page Wiki...)Au sortir d’une aventure schubertienne révélant au fil des ans son immense stature dans le domaine du lied, Matthias Goerne a sélectionné une petite vingtaine de ces petits bijoux amoureusement confectionnés par Schumann l’année de son mariage (1840) ou dans la période plus sombre de Düsseldorf (1849-52). Au-delà de l’aspect historique, cette anthologie se présente comme une mise en abîme : un véritable monde semble s’insinuer entre les douces fleurs du bouquet des Myrthes et l’atmosphère nocturne des Sechs Gedichte und Requiem. Oui : tout un monde ! (page commerciale)

Schumann version clair-obscur. Voici un des récitals les plus aboutis du grand Matthias Goerne. En compagnie du pianiste Markus Hinterhäuser, le baryton allemand parcourt les chemins de solitude de Robert Schumann, loin de ses lieder les plus connus. Les deux interprètes forment un tandem redoutable d'efficacité et d'accord, qui déploie l'œuvre sous un jour nouveau, tout en contrastes. Demi-teintes, amertume, faux espoirs apportent une douloureuse coloration à ce voyage d'automne.» (Classica, mai 2017)
Il y a un certain chevauchement entre ce nouveau disque Schumann de Matthias Goerne et celui qu'il a enregistré au début des années 2000 (Decca, 1/05). Les deux partagent chacun cinq chansons de l'opus 90 du compositeur, le même trio de Myrthen, ainsi que 'Nachtlied' et 'Der Einsiedler'.
A partir de ces chevauchements, nous pouvons déduire que ce nouvel album, avec un accent sur les chansons plus tard, moins connus, contient plusieurs des favoris de Goerne. Et pour Harmonia Mundi, ses interprétations continuent sur le même chemin introspectif que le disque précédent: certaines performances sont plus lentes, d'autres un peu plus rapides. Mais ce sens de la réflexion, d'un chanteur immergé dans son propre monde poétique - Schumann ne reçoit pas beaucoup plus que cela - est, au contraire, intensifié.
Le baryton de Goerne a maintenant un peu d'usure mais il reste magnifique. Il y a un contrôle impressionnant de la ligne et un joli son de piano voilé dans la partie supérieure de sa gamme; les respirations profondes et longues semblent provenir d'un puits émotionnel profond. Comme je l'ai noté en ce qui concerne son récent disque de Brahms (9/16), il est plus à l'aise à des volumes plus faibles; et ce répertoire largement réflectif ne fait pas souvent appel à son fortissimo.
Mais encore une fois, comme avec son Brahms, ses tempos lents ne signifient jamais, pour moi, la simple placidité. Avec Goerne, il y a toujours une impression d'énergie psychique nouée, une énergie qui, à l'occasion, perce aussi à la surface - de la même manière que lui et Markus Hinterhäuser, après un premier couple de requiem extrêmement pesant le gaz au marquage Nach und nach belebte (progressivement plus vivant), par exemple. «Schwere Abend» est donné comme un récitatif urgent; Ce n'est que dans le «Ins Freie» plus extraverti que Goerne semble un peu mal à l'aise.
Hinterhäuser mérite également une mention spéciale. Il cajole un ton de beauté nacrée suprême de son Steinway et correspond note Goerne pour la note en termes de création de l'atmosphère séduisante du disque. L'ingénierie d'Harmonia Mundi capte parfaitement le son du piano. Je suis moins sûr de la quantité de réverbération autour de la voix de Goerne. Néanmoins, ceci est un autre récital profondément réfléchi et souvent émouvant....
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Label : Harmonia Mundi
Parution : 31 mars 2017
Codec : Free Lossless Audio Codec (FLAC)
Channels : Stereo / 44100 HZ / 16 Bit
Bitrate : 507 kbps
Duration : 00:51:11
Inclus : Covers, Booklet, Log, nfo
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