
SAMPLESBruno Angelini : piano, compositions
Régis Huby : violin, Tenor violin, electronic
Claude Tchamitchian : double bass
Edward Perraud : drums, percussions
Recording, mixing and mastering, Studios La Buissonne, Pernes-les-fontaines, France.
Recorded June 19, 20, 21 and mixed october 5 & 6, 2017 by Gérard de Haro, assisted by Annaëlle Marsollier.
Mastered by Nicolas Baillard.
Steinway Grand Piano tuned and prepared by Alain Massonneau.
Produced by Gérard de Haro and RJAL for La Buissonne Label, and by Solange association.
Cover Photos by Jeff Humbert, Band photo by Clément Puig.
Graphics by Philippe Ghielmetti.
Label La Buissonne RJAL 397031 / Pias
paru le 23 mars 2018
1.Tree song (for John Taylor) 05:39
2.Perfumes of quietness 09:18
3.Indian imaginary song 06:21
4.Jardin perdu 09:04
5.Inner blue 06:17
6.Both sides of a dream You left and you stay (for Max Suffrin) 06:34
7.Part 1 06:31
8.Part 2 02:16
9.Part 3 04:46
à propos:
Bruno Angelini est un pianiste atypique, doté d’un univers très personnel en tant que compositeur et musicien. Il va chercher ses notes, ses accords comme « d'autres filtrent l'onde à la recherche de quelques milligrammes d'or pur ».
Avec son quartet Open Land, il délivrait dans un premier disque « Instant Sharings » une musique paisible et sereine, d’une grande intensité, qui prend le temps de s’épanouir et de monter en tension.
Jeux d’archets, grande profondeur pour la contrebasse de Claude Tchamitchian ; violons acoustique et électrique, lyrisme et climats oniriques de Régis Huby ; liberté, architectures sonores du percussionniste Edward Perraud, participent de cette quête de beauté infinitésimale, qui assemblée fait une somme plébiscitée par le public, saluée par la presse :
« C’est une musique comme seuls les jazzmen sont capables d’en produire. Ensorcelant. » Franck Bergerot pour Jazzmag.
« Très très beau concert qui en fait espérer beaucoup d’autres » Xavier Prévost...
Bruno Angelini is an atypical pianist, with a very personal universe as a composer and musician. He goes for his notes, his chords as "others filter the wave in search of a few milligrams of pure gold".
With his Open Land quartet, he delivered in a first disc "Instant Sharings" a quiet and serene music, of great intensity, which takes the time to blossom and rise in tension.
Bow games, great depth for Claude Tchamitchian's double bass; acoustic and electric violins, lyricism and dreamlike climates of Régis Huby; freedom, sound architectures of the percussionist Edward Perraud, participate in this quest for infinitesimal beauty, which assembled a sum of acclaimed by the public, hailed by the press:
"It's a music that only jazz musicians can produce. Bewitching. Franck Bergerot for Jazzmag.
"Very beautiful concert that makes you hope for many more" Xavier Prévost ...
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BRUNO ANGELINI « Open Land »
Bruno Angelini (piano, composition), Régis Huby (violon, violon ténor, effets électroniques), Claude Tchamitchian (contrebasse), Edward Perraud (batterie, percussion)
Pernes-les-Fontaines 19-21 juin 2017
Trois ans après l'enregistrement du disque 'Instant Sharings' (cliquer pour lire la chronique sur le site), et un an après le très beau concert de 'Jazz in Arles' (chronique itou), le quartette récidivait en studio dans son rôle de pourvoyeur de beauté. Contrairement aux canons fixés par André Breton, cette beauté-là n'est pas convulsive, et pourtant elle est belle et bien là. Beauté singulière, inquiète parfois, mais d'une grande quiétude aussi. Cela commence par un hommage profond et recueilli au pianiste John Taylor, disparu quelques semaines après la parution du disque 'Instant Sharings' : entre requiem et lamento, une lente procession vers l'inaccessible, une quête de l'impalpable, où chaque note est pesée, posée à sa juste place, chaque son dosé, chaque timbre ouvragé. Je ne doute pas une seule seconde que John Taylor aurait accueilli cette dédicace comme une offrande. Puis vient, avec Perfumes of quietness, une mélodie simple sous laquelle l'harmonie bouillonne de tensions, mais sans une once d'ostentation : l'art est à ce prix. Et le chorus de piano s'évade, avant qu'un dialogue ne renaisse entre les protagonistes. La magie continue d'opérer, de plage en plage, entre exposés hiératiques et profusion maîtrisée, mélodies évidentes et surgissement d'intervalles inattendus. Le degré d'implication de chaque musicien est perceptible, jusque dans la plus infime nuance, et l'on se laisse porter, de dérive en surprise, avec la curiosité gourmande d'une promesse de bonheur musical qui n'avoue pas trop ostensiblement son projet, ses ressorts et son horizon. Et pourtant l'horizon est une promesse : les trois dernières plages en forme de suite, comme une cérémonie secrète offerte à l'aventure. A propos du premier disque de ce quartette j'invoquais le tutoiement du sublime : je persiste, et je signe !
Xavier Prévost