


Marianne Faithfull - Negative Capability


ARTIST: Marianne Faithfull
ALBUM / TITLE:Negative Capability
RELEASE YEAR / DATE: 2018
STYLE:POP
DURATION:52:29
FILE FORMAT:MP3
QUALITY: 320KBPS

1. Marianne Faithfull - Misunderstanding [04:04]
2. Marianne Faithfull - The Gypsy Faerie Queen [03:40]
3. Marianne Faithfull - As Tears Go By[03:52]
4. Marianne Faithfull - In My Own Particular Way [04:21]
5. Marianne Faithfull - Born to Live [03:39]
6. Marianne Faithfull - Witches Song [04:57]
7. Marianne Faithfull - It's All Over Now, Baby Blue (Re-Recorded)[05:01]
8. Marianne Faithfull - They Come at Night [03:40]
9. Marianne Faithfull - Don't Go[04:20]
10. Marianne Faithfull - No Moon in Paris [04:54]
11. Marianne Faithfull - Loneliest Person [02:52]
12. Marianne Faithfull - No Moon in Paris (Radio Edit)[03:26]
13. Marianne Faithfull - They Come at Night (Alt Version)[03:36]
« Negative Capability est l’album le plus sincère de ma carrière », affirme Marianne Faithfull. Faut-il comprendre que les précédents l’étaient beaucoup moins ? C’est dire si ce genre de déclaration peut s’avérer à double tranchant. Garantie d’un storytelling poignant livré clé en main, elle peut lasser lorsqu’il s’agit d’une artiste dont l’œuvre a toujours été présentée (et appréciée) à l’aune de la douleur ou de l’émotion dont elle était chargée. De la voix brisée, forcément tragique, de la chanteuse qui a traversé tant d’épreuves subies ou auto-infligées, aux chansons immanquablement marquées du sceau de la tristesse ou de la mélancolie, les albums de Marianne Faithfull, concoctés par une pléiade d’amis de premier choix (de P.J. Harvey à Nick Cave, en passant par Etienne Daho ou Roger Waters), ont toujours avant tout suscité, hormis son classique Broken English (1978), une sorte de respect distancié.
Ce Negative Capability, amoureusement arrangé et coproduit par Warren Ellis, est-il vraiment meilleur que Give my regards to London, de 2014 ? L’ombre de Nick Cave y plane peut-être plus fort que jamais (entre la présence constante d’Ellis et celle, sur deux titres, du Bad Seed en chef lui-même), et Faithfull met d’évidence tout son cœur pour interpréter avec une sincère application (en jouant moins qu’à l’accoutumée de ses tics fêlés) ses relectures d’As tears go by, de Witches Song ou d’It’s all over now Baby Blue, des titres magnifiés par le doux crissement de violon d’Ellis. Elle insuffle surtout une touchante fragilité dans ses nouvelles odes à la solitude, à l’absence, à l’incompréhension, à la quête désespérée d’un peu d’amour… Dans son malheur Marianne Faithfull puise encore sa force. A 71 ans, elle a rarement été aussi bien entourée.
