Haydn - 3 Sonatas | Arthur Ancelle
2018



Arthur Ancelle, né à Paris, commence le piano dès l'âge de 3 ans, puis étudie le piano et l'harmonie à l'Ecole Normale de Musique de Paris - Alfred Cortot. Sa rencontre avec la concertiste Mira YEVTICH (Sydney, Saint-Pétersbourg), de la lignée des grands pédagogues russes, héritée de l'enseignement de LISZT et SILOTI, sera décisive dans son cheminement professionnel. Il passe avec succès de nombreux Concours internationaux (2è Prix et Prix Spécial Nodar Gabunia au Concours International "Hopes, Talents, Maters" de Albena-Dobrich en Bulgarie 2001, 2è Prix et Prix Spécial pour l'interprétation d'une oeuvre du XXè siècle au Concours International Maria Yudina de Saint-Pétersbourg en 2002, 2è Prix au Concours International de Puigcerdà en Espagne 2003), et donne des concerts dans toute l'Europe.
A Paris, ses conceptions musicales trouvent une belle adéquation avec Ludmila BERLINSKAIA, pianiste concertiste, chambriste reconnue dont les principales inspirations sont le Quatuor Borodine et Sviatoslav RICHTER, dont elle était particulièrement proche.
Arthur ANCELLE obtient dans sa classe de l'Ecole Normale de Musique de Paris le Diplôme de Concertiste, et de nouveaux Prix de Concours internationaux (4è Prix au Concours de Southern Highlands en Australie, 3è Prix et Prix Spécial Messiaen au Concours Carlo Soliva en Italie).
Il créé avec Ludmila BERLINSKAIA l'association Berlinsky, dédiée à la création d'événements artistiques.(source)
Une seule tête avec deux corps, c’est en ces termes que la pianiste Ludmilla Berlinskaya évoque le duo très fusionnel qu’elle forme avec son mari, le pianiste français Arthur Ancelle à la ville comme aux pianos. Leur complicité a produit plusieurs enregistrements pour le label russe Melodiya avec des œuvres de Tchaïkovski, Prokofiev, Liszt et Saint-Saëns. Changement total pour ce dernier album proposant une nouvelle fois Arthur Ancelle en solitaire.
Après un premier disque en solo consacré aux quatre Ballades de Chopin et aux œuvres pour piano de Dutilleux, le voici dans trois sonates de Joseph Haydn dont on ne dira jamais assez l’importance dans l’histoire de la musique, comme inventeur des formes et d’un nouveau langage s’émancipant du baroque pour fonder ce qu’on appellera le classicisme. Les Sonates n° 30 et 31 datent toutes deux de 1768 et frappent par la nouveauté de leur conception, le disque se termine avec l’ultime sonate de Haydn (n° 62) composée en 1794 et qui ouvre la porte d’un monde nouveau, servant largement de modèle au jeune Beethoven.
Arthur Ancelle, qui s’est longuement questionné sur les enjeux de cette musique, en fait ressortir à la fois tout le mordant, l’humour, la nouveauté, la virtuosité ébouriffante, l’humour quelquefois totalement débridé et l’expression de sentiments mêlés de noblesse et de mélancolie. © François Hudry/Qobuz
Arthur Ancelle joue solo dans ce nouveau programme Haydn dont le disque paraît le 23 mars prochain (2). Entre « fun » et « hooligan », le profil du bon papa Haydn en prend pour son compte, mais la justesse et la finesse de l’intention avec laquelle le pianiste français aborde le clavier du Viennois force l’admiration. L’approche est d’une grande intelligence : elle sait renouveler notre perception du compositeur, l’un des plus facétieux et des plus raffinés.
Arthur Ancelle a analysé en profondeur l’enjeu esthétique, la richesse expressive et le sens de chaque partition ainsi révélée. C’est son deuxième album comme interprète seul (1), brossant un portrait de Joseph Haydn, véritable monument et vénérable, respecté dans toute l’Europe préromantique, à la fois, léger et profond. Au programme : les Sonates n° 30 et 31, qui frappent par la modernité de leur conception, et la plus connue encore, Sonate n° 62 en mi bémol majeur, composée pendant son second (dernier) séjour Londonien. Rien de compassé ou de mou, conforme ou décoratif ici. La plume de Haydn est vive et mordante, portée par l’un des esprits les plus agiles et audacieux de son temps… Sa musique « … nous raconte à chaque page son goût de la provocation, de la surprise, du non-conformisme. Les Anglais l’avaient d’ailleurs bien compris, qui l’appelaient « le Shakespeare de la musique », entre autre pour sa facilité à faire cohabiter, en quelques mesures, tragique et comique, noblesse et trivialité » précise Arthur Ancelle. (source)
Dans ces pages, qui a récemment écrit sur la dernière aventure de Paul Lewis dans Haydn (Harmonia Mundi, 5/18), Harriet Smith nous rappelle à juste titre que «le génie des sonates de Haydn est qu’elles peuvent adopter différentes approches artistiques». La question est donc de savoir s’il existe des approches que les sonates ne peuvent pas adopter. Arthur Ancelle va certainement plus loin que les autres. L’essai de son livret fixe immédiatement son agenda: «Haydn avec un H pour Hooligan». C'est suffisant. Tout comme les productions de Shakespeare cherchent peut-être à reproduire le choc que le public de son temps aurait ressenti en entendant les mots qui font maintenant partie de notre langage quotidien, Ancelle se donne pour tâche de restaurer les "manipulations émotionnelles" de Haydn.
En déployant de tels contrastes exagérés, il est ouvert à la critique d'être plus éblouissant qu'éclairant. "Haydn est amusant", en effet. Mais il y a une frontière entre cela et la caricature, et Ancelle en est dangereusement proche, avec ses hésitations, ses accélérations et ses variantes florissantes dans le mouvement d'ouverture de la Sonate en la bémol (n ° 46), qui rappellent de manière déconcertante la façon dont Glenn Gould avait l'habitude traiter le répertoire qu’il a méprisé (comme à peu près tout Mozart). Les mouvements extérieurs de cette sonate trouvent Ancelle au plus décalé; pour une approche plus sûre et non excessive, rester avec Hamelin. Mais les soupçons selon lesquels Ancelle force son propos à disparaître avec son récit limpide et serein du mouvement central Adagio, et les sonates restantes sur le disque constituent des vecteurs idéaux pour ses explorations. L’autre sonate de mi-siècle, en ré majeur (n ° 19), est convaincante: son final puckish surpasse même Bavouzet en ce qui concerne le pétillement joyeux. En ce qui concerne la sonate si bémol plus fréquente (n ° 52), Ancelle répond pleinement aux textures riches, à l'architecture grandiose et au caractère beethovénien sans sacrifier la qualité spirituelle et mercurielle sur laquelle il insiste tout au long du programme. Aidé par une qualité d’enregistrement brillante et aérienne, ce numéro montre qu’Ancelle est un artiste intelligent et aventureux dont Haydn mérite d’être entendu, même par ceux qui sont habituellement opposés aux approches interventionnistes. (source)
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Label : Melodiya
Parution : 26 mars 2018
Codec : Free Lossless Audio Codec (FLAC)
Channels : Stereo / 44100 HZ / 16 Bit
Bitrate : 513 kbps
Duration : 01:09:23
Inclus : Cover, Booklet, nfo



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