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The Berlin Recital | Yuja Wang (2018) [FLAC 16-44] torrent


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Download The Berlin Recital | Yuja Wang (2018) [FLAC 16-44] torrent




Torrent Description


The Berlin Recital | Yuja Wang

2018




Yuja Wang est une pianiste classique chinoise, née le 10 février 1987 à Pékin en Chine....(...page Wiki...)....(...WebSite...)

Beaucoup d’encre a coulé sur ses tenues fantastiques - minijupes à paillettes, robes moulantes, talons hauts. En 2011, un critique du LA Times écrivait après un concert à Hollywood Bowl : «Sa robe eût-elle été plus courte, le Bowl aurait été forcé d’interdire le concert aux mineurs non accompagnés.» Au journaliste du Telegraph qui évoquait en 2014 «son penchant pour les robes moulantes et dangereusement courtes», Yuja Wang rétorquait : «J’ai 26 ans, donc je m’habille comme une femme de 26 ans. Je porterai des jupes longues quand j’en aurai 40.»
Ce choix n’a rien d’une simple coquetterie : un récital de piano est une performance visuelle. «Alors que 90\% peut-être de mon attention est focalisée sur son jeu précis, quoi qu’exubérant, les 10\% restants reviennent à sa robe moulante couleur de flamme», confessait Zachary Woolfe dans le New York Times après avoir assisté au récital de Yuja Wang au Carnegie Hall en mai 2013. «Les robes courtes et les talons aiguille vous montrent à quel point Mme Wang est menue, et à quel point est saisissant le contraste entre son corps et la puissance qu’elle tire de son instrument. C’est ce contraste qui crée l’intensité dramatique. Il transforme le récital en performance.» À l’instar de l’humour fantasque de Chilly Gonzales ou des tenues sombres de Martha Argerich, les robes étincelantes de Yuja Wang font désormais partie de sa légende.....(...source...)

La philosophie de la musique de Yuja Wang est à la fois simple et profondément complexe. "Je veux faire le lien entre la vie et la musique", a-t-elle récemment déclaré à la critique chevronnée britannique Fiona Maddocks. Le dernier album du pianiste originaire de Pékin, Deutsche Grammophon, dont la sortie est prévue le 23 novembre 2018, retrace la chaleur blanche d'œuvres en solo de Rachmaninov, Prokofiev, Scriabin et Ligeti, un trio de Russes et l'un des plus grands compositeurs. Le Recital de Berlin a été enregistré en direct cet été à la Kammermusiksaal de la Philharmonie de Berlin, lors de la longue tournée solo de Yuja en Amérique du Nord et en Europe. Le label jaune a également enregistré sa série sublime de pièces de Berlin encore pour former un EP séparé, qui couvre tout, des riffs et roulades de la Toccatina teintée de jazz de Nikolai Kapustin à la transcription sonore par Earl Wild du Pas de Quatre du lac des Cygnes de Tchaïkovski.(DG)

Toujours un brin provocante, la star mondiale du piano chinois Yuja Wang donnait en juin 2018 un récital à la Philharmonie de Berlin, avec un programme aux trois-quarts russe et pour un quart hongrois, mais quoi qu’il en soit, ancré dans le XXe siècle. Rachmaninov, dont les Préludes de l’Op. 23 ouvraient le siècle en 1901, encore dans les poétiques nuages à la Chopin. Scriabine et sa Dixième Sonate de 1913, dont les nuages s’éloignent du poétique pour s’aventurer dans le mystère, l’impalpable, l’inquiétant ; ce qui permet à Yuja Wang de nous démontrer combien elle sait aussi caresser le piano de la manière la plus douce qui soit. Prokofiev ensuite, dont la Huitième Sonate de 1944 est sans doute la moins violente des trois « sonates de guerre », mais suffisamment pour exiger des doigts d’acier, et Wang en a à revendre. L’album s’achève cent ans après les Préludes de Rachmaninov, avec quelques Études de Ligeti dont la dernière fut terminée en 2001. Le compositeur hongrois y allie toutes les caractéristiques développées par les trois compositeurs précédents : un certain romantisme tardif, le mystère, la férocité léonine. Voilà un programme d’une grande originalité que Yuja Wang a défendu avec ardeur. © SM/Qobuz

Virtuose, la pianiste chinoise Yuja Wang l’est incontestablement. Dès le martial et très affirmé premier Prélude du programme (Opus 23 n°5), la vitalité et l’ancrage du jeu dans le clavier sont convicancants. Ensuite dans les deux suivants, plus flottants voire évanescents, entre l’ombre et la pénombre, les doigts peinent à suggérer, à exprimer l’inquiétude sourde qui soustend le texte. Le dernier opus 32 n°10, résolument introspectif et mélancolique, osons dire que l’interprète martèle ses forte d’une égale manière, carillonnant certes mais n’atteignant pas à cette matière sonore en incandescence, imaginée par le très inquiet Rachma, russe déraciné et toujours nostalgique de la terre natale. Le jeu perd le fil, les doigts se précipitent manquant réellement de nuances et de construction. On ne sait guère où souhaite nous mener la pianiste. Rachmaninov et son mystère lui échappent.
La matière plus abstraite encore de la Sonate de Scriabine (n°10 opus 70, plus de 11 mn), qui passe et traverse d’un univers mental et spirituel à l’autre, en une instabilité elle aussi permanente, mais plus interrogative que vraiment inquiète, manque de ductilité nuancée, de velours caressant. Tout est joué net, vif, nerveux, précis certes, mais avec linéarité trop manifeste. Pas assez de suggestion.
Évidemment le relief percussif et rythmique des 3 Ligeti (surtout le premier « Touches bloquées »), lui va nettement mieux, car ici il n’y a pas vraiment d’enjeu expressif, mais une scansion répétitive (les glissandi miroitants de « Vertige ») qui menace l’équilibre et la structure temporelle comme le cadre du développement formel. Mais l’expressivité toujours trop clairement démonstrative finit par …fatiguer. Dommage.
Immatérielle et elle aussi abstraite mais sans enjeu spirituel comme celle de Scriabine, la Sonate n°8 de Prokofiev, dès l’Andante dolce, pourtant développée, manque réellement de nuance, d’arrières plans, d’ombres. La pianiste semble y trouver un jeu pour faire briller sa digitalité experte (main gauche), mais… creuse. Déception. Ce récital à Berlin n’a pas répondu à nos attentes. Yuja Wang a-t-elle raison de poursuivre dans le répertoire russe ainsi privilégié ? On préfère nettement ce que réalise en poète et en narrateur habité voire halluciné, son confrère également chez DG Deutsche Grammophon, Daniil Trifonov, autrement plus riche, allusif, subtil.(source)

Nul n’est besoin d’écouter Yuja Wang pendant les presque deux heures et demie qu’ont duré ce soir son récital annuel à la Philharmonie, à qui veut prendre la mesure de son incomparable talent : les trois minutes du Prélude op. 23 n° 5 de Rachmaninov joué en ouverture, le célèbre Alla Marcia, suffisent. Extrêmement concentrée, la pianiste suit les méandres de cette marche sans le moindre effort apparent ; son jeu clair ordonne les torrents de notes ; on s’émerveille d’entendre des textures si transparentes dans la partie Un poco meno mosso, un son si incisif dans les notes répétées, et un sens du rythme si inflexible dans l’accelerando qui accompagne le retour du thème. Partout, le geste pianistique est d’une netteté foudroyante, porté par une énergie que rien n’aura entamé, jusqu’à la dernière note de l’incroyable série de sept rappels consentis en fin de concert au public survolté.
On conçoit aisément qu’un tel jeu triomphe dans les Études de Ligeti. Wang donne trois d’entre elles, avec un brio qui laisse pantelant. Les élans épiques, hypnotiques, qu’a conçus le compositeur en ces pages, trouvent en elle l’interprète rêvée, qui s’abandonne à l’ivresse logorrhéique avec un brin de folie, sans que ses doigts d’acier ne cèdent rien en précision. On voudrait croire qu’une telle approche du piano n’est concluante que dans la vitesse et dans les nuances fortes ; tel n’est pourtant pas le cas. La Dixième Sonate de Scriabine, avec ses trilles éthérés, ses tons chauds, ses derniers accords en demi-teinte, se dispense du fracas, mais ces atmosphères nébuleuses, ouatées, siéent aussi à Yuja Wang, qui se fait ici plus attentive aux sonorités et aux résonances, et obtient des pianissimi troublants.
Que manque-t-il alors ? D’où vient-il que, face à tant de talent et de personnalité, un malaise ait subsisté ce soir, et que l’on ne se soit jamais senti pleinement absorbé par des lectures pourtant si maîtrisées ? Rares sont les authentiques fautes de goût, mais on devine confusément, derrière le culte affiché de la performance, le spectre d’un matérialisme amer et despotique qui instille, dans le jeu de la pianiste, une forme de banalité. En apparence, rien à dire : le thème introductif de la Huitième sonate de Prokofiev est honnêtement phrasé, et les passages rapides qui suivent, dans les graves, grondent de façon probante. Mais ce qui gêne est en fait aux entournures : des transitions survolées, des respirations avalées, des volte-faces mal dosés, empêchent la musique de se déployer pleinement, et nivellent les contrastes. La facilité presque désinvolte de Yuja Wang a de quoi séduire ; mais puisqu’elle tient lieu de toute rhétorique, on ne s’étonne pas que le sommet expressif du premier mouvement sonne avec force, mais sans tension, ou que les cloches qui résonnent dans le court Andante sognando soient amenées de façon trop brusque. C’est qu’on a l’impression qu’il manque encore à Yuja Wang ce qu’une notoriété mondiale et un art du piano à toute épreuve ne peuvent lui donner : un supplément d’âme. (critique concert Paris. Philharmonie, Grande salle Pierre Boulez. 12-VI-2018) (source)


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Label :  Deutsche Grammophon
Parution : 23 novembre 2018
Codec : Free Lossless Audio Codec (FLAC)
Channels : Stereo / 44100 HZ / 16 Bit
Bitrate : 563 kbps
Duration : 01:05:25
Inclus : Cover, nfo





& Ultra High Resolution Spectrum Analyzis:


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