Après la vie - Belvaux 2003 - VF - DVDRIP - X264

Origine : France, BelgiqueRéalisateur : Lucas BelvauxActeurs : Gilbert Melki, Dominique Blanc, Ornella Muti, Lucas Belvaux, Catherine FrotGenre : DrameDurée : 2h 3minDate de sortie : 08 Janvier 2003Année de production : 2001Titre original : Après la vieCritiques Spectateurs :
3.5Critiques Presses :
4.0Plus d'information sur allocine : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=44214.htmlBande annonce : Film-annonce
Pascal Manise est un policier sans états d'âme, dont la femme, Agnès, est morphinomane. Celle-ci se droguait déjà quand ils se sont connus. Tout ce que Pascal a pu faire, c'est lui éviter la déchéance. Il traite avec Jaquillat, un dealer grenoblois qui le fournit en morphine, en échange de quoi Pascal ferme les yeux sur son commerce illégal.
Son épouse et lui ne sortent jamais ensemble et ne côtoient pas les mêmes amis. Jusqu'au jour où elle lui présente Cécile qui a un problème avec Alain, son mari. En enquêtant sur ce dernier, Pascal se rapproche de plus en plus de Cécile jusqu'à en tomber amoureux.
(d'après http://www.filmdeculte.com/cinema/film/Trilogie-de-Lucas-Belvaux-La-433.html)"TRILOGIE, MODE D’EMPLOI
A l’heure où fleurissent les sagas, Lucas Belvaux tente le pari d’un triptyque distribué en salles le même mois. L’idée n’est pas nouvelle, mais le postulat prometteur: trois films, trois genres distincts - un thriller, un vaudeville, un mélodrame - sous-tendus par une même question: que deviennent les personnages secondaires une fois exclus du champ? De cette comédie humaine, Lucas Belvaux élabore un scénario à géométrie variable et se lance dans le tournage fleuve de trois longs métrages, entouré des mêmes acteurs, dans les mêmes lieux, en respectant scrupuleusement la même chronologie. Chaque épisode confronte un couple à ses démons et fait apparaître parmi les figurants les protagonistes des deux volets annexes. A l’instar des films chorale, les flous s’estompent au gré des rencontres et des perspectives choisies. Les questions soulevées par l’intrigue trouvent leur réponse dans la trilogie, suivant l’ordre des films vus. Selon le souhait de Belvaux, un film peut être apprécié indépendamment des deux autres, dans un ordre totalement aléatoire. La distribution place l’accent sur la comédie, Un Couple épatant, qui présente une vue d’ensemble des personnages de la trilogie. Cavale et Après la vie sortent quant à eux à une semaine d’intervalle.
CUBIQUE
La dimension ludique de la trilogie s’avère assez réjouissante dès qu’on juxtapose deux épisodes. L’effet loupe et la simultanéité de l’action offrent une lecture nuancée des situations et des personnages. Le dédoublement des séquences pousse à réévaluer la perception d’un événement. D’un épisode à l’autre, une même parole échangée prend une connotation comique ou tragique. Bousculé par trois points de vue antagonistes, le jugement est toujours en suspens. Chaque long métrage éclaire un profil distinct. Du flic hautain de Cavale au mari esseulé d’Après la vie, Gilbert Melki prend le temps d’affiner la personnalité contradictoire de Pascal Manise. Amant inoffensif dans Un Couple épatant, Bruno Le Roux (Lucas Belvaux) se révèle un idéaliste déçu de la révolution prolétarienne dans Cavale. Les différents partis pris narratifs illustrent une constante: les hommes sèment la discorde, les femmes colmatent les brèches. Cécile Costes (Ornella Muti), Agnès Manise (Dominique Blanc) et Jeanne Rivet (Catherine Frot) sont toutes professeurs dans un même lycée. Considérée dans son intégralité, la trilogie est un projet plus qu’excitant. Les failles sont hélas trop nombreuses pour emporter l’adhésion.
MAUVAIS GENRE
Hors contexte, les trois films laissent un grand sentiment d’inachevé. Isolés de la trilogie, ils peinent à s'élever des habituelles productions hexagonales. Les genres sont trop compartimentés pour réellement captiver. La comédie adultérine conserve ses vieux réflexes de boulevard: l’amant caché dans le placard et son lot de portes claquées et d’embrouillaminis à répétition. Cavale retrace la course à bout de souffle d’un évadé. Après une ouverture élégante, le traquenard se dilue dans des sous-intrigues confuses et redondantes. Le jeu approximatif de Lucas Belvaux dessert en grande partie le propos du film. Passages obligés, les filatures et les déguisements se perdent dans des allers-retours décourageants. Après la vie donne à voir tous les signes ostensibles du drame – un couple fragilisé par la violence et la drogue -, sans trouver d’identité propre. La caricature est telle pour les trois genres que les situations en deviennent extrêmement prévisibles. En dehors du couple attachant formé par Ornella Muti et François Morel, les binômes voisins retombent vite l’anonymat. Si la mise en scène et la musique diffèrent d’un film à l’autre, le principal écueil de la trilogie reste le montage, parfois à la limite de l’intelligible.
HASARD OU COINCIDENCE
Pour ceux qui ne verront qu’un seul film, les renvois abrupts aux deux autres volets de la trilogie rebutent plus qu’ils n’intriguent. Entre l’utile et l’accessoire, Lucas Belvaux s’empêtre dans un montage hasardeux, sans trouver le juste équilibre entre la partie et le tout. La concordance des trois univers fonctionne laborieusement; l’absence de temps réel limite l’intérêt du procédé. En jouant sur la dilatation et le resserrement temporels, Belvaux conserve des éléments anecdotiques de la trilogie pour l’insérer dans un film, au détriment de sa cohérence. La contamination des genres a ses limites. A l’évidence, tous les personnages ne sont pas destinés à se rencontrer, leurs chassés-croisés semblent d’autant plus illusoires. Les transitions paraissent artificielles, les ellipses inadéquates. Un discours sur la drogue évoquant les tumultes d’Après la vie s’immisce sans raison dans le récit d’Un Couple épatant. Incompréhensible dans la comédie, l’arrestation de Jeanne trouve sa justification tardive dans Cavale. Les histoires dérapent trop souvent dans l’à-côté pour maintenir le fil ténu de la trilogie. Les correspondances sont si dérisoires qu’elles n'ont plus lieu d'être. Reste un beau laboratoire d’idées, une entreprise audacieuse qui aurait mérité plus de corps.
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Danielle Chou
Qualité : DVDRIPFormat : MKVLangue :
True FrenchSous-titre :
True French,
Néerlandais (i.e. dutchCodec vidéo : x264 à 1486kbpsCodec audio : AAC à 128kbps
Découpage : AucunTailles des fichiers : 1 x 1382 MoTaille totale : 1382 Mo