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Thomas Bernhard- discours de Heldenplatz.2018.VF.WEBRIP 720.x264 torrent |
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| Torrent added: | 2019-09-01 08:51:57 |
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Torrent Description
ARTE - Les grands discours 1. Thomas Bernhard-Heldenplatz 1988 : l'Autriche mise en pièces Origine : AllemagneRéalisateur : Jean BulotGenre : DocumentaireDurée : 11 mn 45Date de sortie : 1918Qualité : WEBrip 720Format : MP4Langue : True FrenchSous-titre : True FrenchCodec vidéo : AVC à 2422kbpsCodec audio : AAC à 125kbps2 fichiers / 215 MO Automne 1988. Cinquante ans après l’annexion de l’Autriche par Hitler, les fantômes du passé nazi autrichien se réveillent sous la plume de l’un des auteurs les plus célèbres que ce pays ait connus, Thomas Bernhard. Trente ans plus tard, qu'en est-il de ce testament de Bernhard ?
Thomas Bernhard est un écrivain et dramaturge autrichien né le 9 février 1931 à Heerlen et mort le 12 février 1989 à Gmunden.
L'enfance de Thomas Bernhard est marquée par de multiples déménagements et par une maladie pulmonaire dont il souffrira jusqu'à sa mort. Au cours de sa vie, l'écrivain a plusieurs fois « pris la direction opposée », le contre-pied de ce qu'on attendait de lui, ou se mettait à détester ses goûts et ses relations antérieures. Pur Autrichien, Thomas Bernhard n'a jamais eu de mots trop durs envers son pays, tout en enracinant une partie de sa vie dans la campagne autrichienne la plus profonde. Thomas Bernhard naît le 9 février 1931 à Heerlen aux Pays-Bas. Sa mère Herta, Autrichienne qui y travaillait comme gouvernante, revient à Vienne en 1932, et le confie d'abord à ses grands-parents. Elle se marie en 1936. Thomas Bernhard passe ses premières années à Seekirchen, dans la campagne près de Salzbourg. L'influence de son grand-père, l'écrivain Johannes Freumbichler, récompensé en 1937 par le prix d'État pour la littérature pour son roman Philomena Ellenhub, le marquera toute sa vie. Ce sont des années heureuses. En 1938, il part vivre en Bavière avec sa mère, mais garde la nostalgie de Seerkirchen. Ses résultats scolaires deviennent catastrophiques, il vit l'école comme un cauchemar. Ses grands-parents s'installent dans la région en 1939. En 1942, il fait un séjour dans un centre d'éducation national-socialiste pour enfants en Thuringe, où il est maltraité et humilié. Placé dans un internat nazi à Salzbourg en 1943, il revient en Bavière en 1944 à cause des bombardements alliés, puis retourne au même internat salzbourgeois en 1945. Il raconte dans L'Origine comment l'éducation après-guerre y est la même que sous le nazisme. En 1947, Thomas Bernhard arrête ses études au lycée. Il décide « de prendre la direction opposée » et commence un apprentissage dans une épicerie. Quand, début 1949, il est hospitalisé pour une grave pleurésie purulente, son état est si désespéré que les médecins le considèrent comme condamné1. Son grand-père meurt brusquement en 1949, sa mère l'année suivante, et il apprend ces deux décès par hasard dans le journal. Il ne quitte l'hôpital qu'en 1951, mais reste malade. La période 1949-1952 marque un tournant dans la vie de Bernhard. Il profite de ses hospitalisations pour écrire de la poésie. Il tente aussi de devenir chanteur professionnel. En 1950, il rencontre au sanatorium Hedwig Stavianicek, de 35 ans son aînée, qui devient sa compagne et amie, son être vital, dont il partage désormais la tombe. Hedwig est, jusqu'à sa mort en 1984, son soutien moral et financier. Elle est la première lectrice de ses manuscrits et sans doute la seule se permettant une vive critique du travail de Bernhard. De 1952 à 1954, Bernhard travaille comme collaborateur indépendant au journal Demokratisches Volksblatt, y écrivant surtout des chroniques judiciaires et culturelles. Il y publie ses premiers poèmes. Parallèlement, il étudie au Conservatoire de musique et d'art dramatique de Vienne ainsi qu'au Mozarteum de Salzbourg. Il se lie à la société intellectuelle de Vienne, dont il fera plus tard un portrait féroce dans Des arbres à abattre. Jusqu'en 1961, il écrit essentiellement de la poésie. Il publie, en 1963, son premier roman, Gel. Il rencontre en 1964 l'éditeur Siegfried Unseld, qui dirige les éditions Suhrkamp, où la quasi-totalité des textes de Bernhard (à l'exception notable des cinq volumes autobiographiques) seront publiés. En 1965, il achète, grâce en partie au succès de Gel, une ferme à Ohlsdorf en Haute-Autriche qu'il s'attache à remettre en état. Il fait l'acquisition de deux autres maisons dans la même région en 1971 et 1972. Jusque dans les années 1980, il partage son temps entre Ohlsdorf, Vienne, et des voyages, avec une prédilection pour les pays méditerranéens (Italie, Espagne, Yougoslavie, Turquie, ainsi que le Portugal). Opéré des poumons en 1967, il séjourne de nouveau à l'hôpital en 1978, et apprend que son état est incurable. Thomas Bernhard est toute sa vie un personnage exigeant, presque maniaque. Il demande à son entourage des soins constants et, s'il est un bon vivant et d'une compagnie cordiale quand il se sent en sécurité, il suffit d'un mot pour qu'il se ferme complètement et définitivement. La première grande pièce de Bernhard, Une fête pour Boris, est créée à Hambourg en 1970. En 1971, le téléfilm L'Italien (Der Italiener, de Ferry Radax), dont le scénario est de Bernhard, est tourné au château de Wolfsegg. Ce château est le décor de son grand roman Extinction, publié en 1986. En 1988 la création de sa pièce Place des Héros au Burgtheater de Vienne, « repaire du mensonge » comme il le dit dans sa pièce, déchaîne, dans son pays, huées, insultes, boycott et même jets de pierres de la part des nationalistes. La pièce représentée cent fois reçoit pourtant un grand succès. Elle entre au répertoire de la Comédie-Française le 22 décembre 2004. Thomas Bernhard meurt des suites de sa maladie pulmonaire en février 1989. Dans son testament il demande que rien de son travail ne soit représenté ou publié en Autriche durant la durée légale.
Scandales La carrière de Thomas Bernhard est émaillée de scandales, certains délibérément provoqués par l'auteur, et parfois liés aux nombreux prix littéraires que l'Allemagne et l'Autriche s'acharnaient à lui remettre. Un article sur le théâtre de Salzbourg lui vaut un procès en diffamation en 1955. En 1968, lors de la remise d'un prix d'État autrichien pour la littérature, le ministre de l'Éducation et tous les responsables quittent la salle lorsque Thomas Bernhard tient un court discours attaquant l'État, la culture autrichienne et les Autrichiens. Le texte, qui est semble-t-il involontairement provocateur, dit notamment : « Nous Autrichiens sommes apathiques ; nous sommes la vie en tant que désintérêt général pour la vie. » Le ministre quitte la salle en lui lançant : « Nous sommes fiers d'être Autrichiens. » En 1972, la création de L'Ignorant et le Fou au festival de Salzbourg entraîne une violente polémique. Le texte prévoit l'extinction complète des lumières à la fin de la pièce, y compris celles signalant les sorties de secours. L'administration du théâtre refuse. Cette première a tout de même lieu et la critique est excellente. Mais Bernhard interdit toute nouvelle représentation26. En 1975, la pièce Der Präsident (Le Président) a sa première en Allemagne à Stuttgart, quatre jours après celle en Autriche, soit le 21 mai 1975, c'est-à-dire le même jour et dans la même ville où se déroule le premier procès de la Fraction armée rouge. On peut ainsi entendre les personnages dire : « On en finira rapidement avec les anarchistes, sans autre forme de procès. » La pièce Vor dem Ruhestand (Avant la retraite) (1979) décrit un juge allemand célébrant en cachette l'anniversaire de Himmler. C'est une attaque contre le ministre-président du Bade-Wurtemberg, qui, les derniers jours de la Seconde Guerre mondiale, était un juge de la Marine condamnant encore à mort et ayant réussi à cacher son passé par la suite. Le récit L'Origine est attaqué en diffamation en 1976 par un prêtre de Salzbourg qui se reconnaît dans le personnage de l'oncle Franz. Certains passages seront rectifiés dans les éditions ultérieures.Les critiques s'indignent en général de la vision que donne l'auteur de Salzbourg. Le roman Des arbres à abattre (1984) est immédiatement confisqué à la suite d'une plainte en diffamation du compositeur Gerhard Lampersberg, qui se reconnaît dans un des personnages principaux. Une fois l'interdiction levée, Bernhard riposte en demandant que ses œuvres soient retirées des librairies autrichiennes. La plainte est retirée en 1985. En 1982, l'ÖRF (la radio publique autrichienne) décide de ne plus diffuser d'enregistrements des pièces de Bernhard, estimant qu'il insulte la nation tout entière. À l'Assemblée des auteurs de Graz, qui lui propose de la rejoindre en 1986, il donne une réponse typique de son ton polémique : « Depuis plus de dix ans, je n'accepte ni prix, ni titres, et surtout pas, bien entendu, votre grotesque titre de professeur. L'Assemblée des auteurs de Graz est une assemblée de connards sans talents. » Il publie plusieurs lettres ouvertes ouvertement agressives et provocatrices (en 1976 dans Die Zeit au sujet de Elias Canetti, en 1979 pour annoncer son retrait de l'Académie des lettres allemandes, en 1979 encore au Chancelier autrichien Bruno Kreisky, en 1985 en s'adressant au ministre des Finances, etc.). Place des Héros (Heldenplatz), la pièce conçue pour les cent ans du Burgtheater, est donnée l'année des 50 ans de l'annexion de l'Autriche par l'Allemagne. Elle provoque un véritable scandale politique. On y entend : « il y a aujourd'hui plus de nazis à Vienne qu'en 1938. » Le dramaturge fustige tous les rois, petits ou grands, ainsi que leurs partisans et chroniqueurs, ce qui fait dire à Nicolas Bouchaud « Bernhard, c'est un poseur de bombes, un provocateur, un terroriste de l'art ». Thomas Bernhard fait une ultime provocation dans son testament. Comme une « émigration littéraire posthume », il interdit dans des termes d'une extrême agressivité la diffusion et la représentation de ses œuvres en Autriche. Ses héritiers ne respecteront pas cette clause testamentaire, et lèveront cette interdiction à la fin des années 1990.
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