Drame FR 1971 de Nadine TRINTIGNANT avec Deneuve et Mastroianni.
La mort accidentelle brutale de Pauline en 1970 (à l'âge de 9 mois) plonge le couple Trintignant dans la douleur. Cet épisode tragique est le sujet de Ça n'arrive qu'aux autres, film exutoire s’il en est. Jean-Louis Trintignant devait initialement jouer son propre rôle auprès de Catherine Deneuve. Il refusa finalement le rôle, qui échut à Marcello Mastroianni [3]. Mais Ça n'arrive qu'aux autres demeure une œuvre très personnelle qui touche profondément.
La mort accidentelle brutale de Pauline en 1970 (à l'âge de 9 mois) plonge le couple Trintignant dans la douleur. Cet épisode tragique est le sujet de Ça n'arrive qu'aux autres, film exutoire s’il en est. Jean-Louis Trintignant devait initialement jouer son propre rôle auprès de Catherine Deneuve. Il refusa finalement le rôle, qui échut à Marcello Mastroianni [3]. Mais Ça n'arrive qu'aux autres demeure une œuvre très personnelle qui touche profondément
Deneuve et Mastroianni passent de la plus violente tragédie à la tendresse fantaisiste avec tant de naturel qu'on pense à peine à remarquer leur performance. Ils semblent ne jamais avoir été aussi beaux que dans ce film.
Nadine Trintignant a dû bien savoir leur communiquer son émotion pour arriver à un tel résultat, mais surtout cela prouve qu'elle a dû surmonter avec beaucoup de courage sa douleur ; le scénario, lui-même, témoigne de cette maîtrise et aucune trace de sensiblerie ne l'entache. L'œuvre est belle par cette sincérité et par cette justesse ; trop vraie pour ne pas échapper à toute critique esthétique. Gilles Plazy, Le Monde 1971
« Il y a deux ans, ma petite fille est morte. Dans quelques jours, le film que j'ai fait sur elle va sortir. Je me rends bien compte que cette entreprise, faire un film, c'est-à-dire, pour parler clairement, en dehors de toute mystique, un spectacle, sur un tel sujet, choque et paraît être une folie... Je ne pense pas qu'on soit dans l'erreur si on tâche de faire quelque chose qui existe, à partir de l'événement le plus négatif qui puisse arriver... Quand on me demande si ça n'était pas trop dur à tourner, je me souviens au contraire du vide que j'ai ressenti le dernier jour du tournage, puis le dernier jour du mixage. J'ai fait ce film en professionnelle, avec un maximum de recul et un maximum d'amour... Ce film, j'en suis responsable et il est ce que je désirais qu'il soit... »
Nadine Trintignant 1971,